mardi 19 janvier 2016

La fête du siècle de Niccolo Ammaniti

Orchestrée de main de maître par un magnat de l'immobilier, la fête du Siècle promet d'être parfaitement décadente : tout ce que Rome peut compter de VIP a rendez-vous dans le parc de la légendaire Villa Ada. Parmi eux, des chirurgiens plasticiens, des acteurs, des mannequins, des avants-centres et des journalistes, ainsi qu'un écrivain à succès : Fabrizio Ciba. L'ego en bandoulière et le front haut, il est bloqué depuis trois ans au chapitre II de son nouveau roman. 
Au programme des festivités, un triple safari avec chasse au lion, au renard et au tigre aurait vocation à devenir le temps fort de la soirée. Mais c'est compter sans l'intervention d'une secte satanique baptisée "Les Enragés d'Abaddon", dont les adeptes, en mal de célébrité, sont prêts à saisir leur quart d'heure de gloire... 

Dans cette comédie grinçante, Ammaniti nous dévoile la face cachée d'une Italie gangrenée par le pouvoir de l'argent, la superficialité et la vulgarité. Loin des clichés touristiques, Rome y apparaît au coeur d'une fable où est pointée l'outrance et le grotesque de l'hypermédiatisation contemporaine.

Né en 1966 à Rome, Niccolo Ammaniti connaît un immense succès international avec le best-seller Je n'ai pas peur, qui reçoit, en 2001, le prix Viareggio. Et c'est en 2007 que son roman, Comme Dieu le veut, est couronné par le Strega, le plus prestigieux prix littéraire italien.
Traduction : Myriem Bouzaher 


Mon petit mot

Un joyeux bazar pour une satire efficace des travers de l'Italie contemporaine !

Cela part un peu dans tous les sens puis totalement en vrille (comme la fameuse fête), sans avoir peur des grosses ficelles voir du grand n'importe quoi, pour mettre le doigt sur ce qui fait mal.

Monde de la télévision, du sport, de la mode ou encore de la politique-spectacle-corruption, la galerie de personnages, plus caricaturaux les uns que les autres est assez ahurissante... mais  fait hélas penser après un premier rire à des individus existant bel et bien... Le réel n'est-il pas finalement aussi fou que ce que ce roman paraît l'être?
Oeuvre d'un écrivain à l' imagination débordante... ou constat d'une réalité peu reluisante et pas si transformée que cela?
Quand le réel rejoint la fiction la plus déjantée (un peu trop à mon goût, j'ai parfois décroché) , cela fait peur hélas...on est bien loin de la Dolce Vita...

Bref, un livre surprenant, pas toujours en finesse, qui met également en lumière la villa Ada , ce parc de Rome où a lieu la fameuse fête imaginaire.
photo


un lieu où le patrimoine est en péril : les écuries
du même auteur, j'avais préféré :



Dans le cadre du challenge


7 commentaires:

  1. Pas toujours en finesse? Bien lourd parfois J ai failli décrocher mais bon la fête m à emportée

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    1. on peut dire lourd en effet! Mais comme toi, il y a quand même quelque chose qui accroche et empêche de quitter la fête avant la fin!

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  2. http://miriampanigel.blog.lemonde.fr/2016/01/20/le-chandelier-enterre-stefan-zweig/
    un petit lien vers le viaggio

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  3. Bon je le lirai pas à cause de la lourdeur et puis toutes les deux vous avez failli décrocher mais le sujet me plaît. J'aime les romans qui s'attaquent à la réalité contemporaine.

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    1. j'avais préféré Et je t’emmène du même auteur

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  4. C'est un auteur que j'aime beaucoup ! et je crois que c'est le seul qu'il ait écrit et que je n'ai pas lu !

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