samedi 3 août 2013

L'hypothèse des sentiments de Jean-Paul Enthoven

Avec un certain décalage lié aux articles sur le festival d'Avignon que je voulais publier le plus possible avant la fin du festival , histoire pourquoi pas de donner des idées aux festivaliers de la dernière semaine, je reprends mes billets lecture, et commence avec ce livre lu en juillet:

L'hypothèse des sentiments Jean-Paul Enthoven

Grasset (11 janvier 2012)



 Présentation de l’éditeur:
 Ce roman s’ouvre, un 23 juin, à Rome, sur un épisode « hitchcokien » et a priori sans conséquence : un bagagiste d’hôtel range, dans le coffre du taxi (dans lequel se trouve un certain Max, scénariste, en route vers l’aéroport de Fiumicino…) la valise rouge que celui-ci lui a confié, le matin-même en quittant sa chambre…
Il se trouve que le bagagiste s’est trompé, et a confondu ladite valise avec celle, rigoureusement identique, d’un autre client également sur le départ… Max ne s’avisera de cette méprise qu’en arrivant chez lui, à Paris. Or, dans cette valise qui n’est pas la sienne, Max découvre des objets qui vont, chacun, jouer un rôle décisif au fil des 300 pages qui suivent…
Ce qu’il trouve ? Des soieries, deux paires d’escarpins, un portrait de l’actrice Audrey Hepburn, un exemplaire d’ Anna Karénine et… le journal intime d’une femme prénommée Marion, manifestement belle, mélancolique et sexuellement désœuvrée.
A partir de là, se tisse une longue et tumultueuse histoire d’amour, de désamour, de plaisir, de mysticisme, de fantaisie. On y rencontrera un ex-banquier protestant et fou, un psychanalyste pervers, un proxénète spécialisé dans le beau monde, une voyante, un « privé », deux fantômes, la Vierge Marie, un Arménien aux mœurs douteuses, quelques Italiennes sensuelles…
Dans ce roman, il est également question des grandes heures de Cinecittà, du hasard, de Stendhal, de la Russie, des palaces de Monte-Carlo, du bonheur. Mais aussi d’érotisme, d’astrologie, d’« athéisme amoureux » et de « Sentiments » si fluctuants qu’on ne sait, au final, s’ils sont sincères ou… «hypothétiques».

Le début

Tout était parfait dans la lumière de Rome. Il y avait les façades ocre et carmin, la chair des statues, des glycines bouillonnant aux balustres, les bruits frais du jour qui commence

Mon petit mot

Un roman à part, aux multiples voix. Entre notes de bas de pages, commentaires, différentes versions proposées d'un épisode ou d'un sentiment, formes narratives diverses, du récit ou journal intime, de la pièce de théâtre au compte-rendu de détective, c'est un univers vraiment à part dans lequel j'ai plongé avec plaisir. Avec distanciation et humour, c'est un peu à l'autopsie de cette histoire que l'on assiste, sans être dupe sur la fin. Il y a également le fond littéraire et cinématographique derrière qui ajoute au charme de la lecture... et puis il y a l'Italie... et le cinéma de Dino Risi en particulier.
Inventif, décalé, agaçant parfois, les jeux de l'amour et du hasard, entre manipulation, cartomancienne achetée, détective, folie, jet-set et galerie de personnages désenchantés et haut en couleur, une lecture qui aura accompagné agréablement cet été.
Il faudrait en prolonger le lecture en replongeant dans Anna Karénine et dans le film Il Sorpasso de Dino Risi, ou tout au moins revenir au musée Jacquemart André pour admirer le tableau Le temps coupe les ailes de l'amour d'Antoon Van Dyck



Un livre lu grâce à Dialogues croisés, merci!
que je proposerais bien pour le challenge autour de l'Italie même si ce n'est pas l'ensemble du roman qui s'y déroule

2 commentaires:

  1. SI tu me dis que l'Italie a une part importante dans le roman, je te crois ! Et j'inscris. Ça a l'air un peu chargé comme histoire, un peu le bazar...

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    1. c'est vrai que cela part un peu dans tous les sens, mais cela reste agréable à lire!
      Merci pour le challenge, bonne journée!

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