mardi 14 mai 2013

L'étoile et la vieille Michel Rostain

L'étoile et la vieille de Michel Rostain, Editeur : KERO (21 mars 2013)

Présentation de l'éditeur:



Le début:
 Ouverture

Les étoiles donnent. Les étoiles ne calculent pas, elles dépensent leur énergie sans aucune réserve. C'est du pur don, une étoile. On se dit qu'elles sont là depuis toujours et qu'elles resteront là à donner et encore donner, c'est réconfortant. Nul ne pense que les étoiles meurent. Et pourtant, un jour ou l'autre, chacune d'entre elles disparaît. Une fois son combustible épuisé, l'étoile se comprime sur elle-même, son noyau s'effondre, puis elle devient naine noire, froide, invisible.
Nous nous prenons nous aussi pour des étoiles. Nous ne pouvons pas imaginer ne pas vivre.

Consolation : peut-être un jour, depuis le bord de la plage iodée et fleurie d'une autre planète, des poètes et des amoureux contempleront-ils notre étoile dans toute sa splendeur longtemps après sa mort. C'est que, décalage années-lumière aidant, notre astre sera encore vivant et somptueux pour leurs yeux.
Après tout, il faut donner raison à ces fous crédules. L'astre sera beau, il donnera, ils recevront, qu'importera alors qu'en fait il soit déjà mort ? Ce sont les chants qui comptent.



Mon petit mot:
On a tous en mémoire des images terribles et dérangeantes pour nous public d’émissions de télé, de pièce de théâtre, de concert, où visiblement un artiste est dépassé par les limites de l'âge ou de la maladie, l'on ne peut que se dire : pourquoi?  Quand visiblement le corps n'en peut plus, qu'est ce qui pousse ces vedettes à monter encore et toujours sur scène? Odette est de celle-là. Annuler son concert, c'est la tuer. Selon Fiescher-Dieskau, dit l'auteur, les musiciens meurent deux fois... la première est la plus terrible, quand ils ne peuvent plus jouer ou chanter...
Et puis au delà de cet aspect du roman, il y a aussi la musique, et la rencontre et les connexions improbables entre un metteur en scène féru du lyrique et l'accordéoniste des musiques populaires. De nombreux refrains reviennent au fil des pages, comme une bande sonore d'une vie.
Et puis il y a Yvette Horner. L'auteur explique qu'il s'est inspiré d'un spectacle qu'il avait préparé en 2002 avec elle, (Double jeux Yvette Horner - Pascal Contet - Michel Rostain)  et que bien que l'histoire soit fiction... une part d'ancrage est réelle, tout comme le personnage de la femme du metteur en scène, de son fils, ou de la "fée du théâtre".
Le rapport également metteur en scène - artiste, les coulisses des répétitions pour ce concert, des balances aux essayes de costumes, des modèles d'accordéons à la difficile mise en place du contenu du spectacle, du choix des morceaux et la mise en scène, le rapport de force entre les deux, qui tourne dès le départ au bénéfice de l'accordéoniste... l'histoire d'une rencontre, d'un magnétisme dégagé.... 

Une nouvelle belle découverte grâce à l'opération Dialogues croisés, merci à eux et à l'éditeur!





dans le cadre du challenge des notes et des mots

1 commentaire:

  1. J'avais beaucoup aimé "Le Fils", son premier et douloureux roman, j'aimerais bien lire celui-ci aussi.

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