dimanche 27 mai 2012

Exposition Rousseau au chateau de Chenonceau

Dans le cadre de l’année Rousseau 2012, tricentenaire de sa naissance, le château de Chenonceau présente un parcours dédié au quotidien du ”jeune” Rousseau, du samedi 12 mai au dimanche 11 novembre.

Louise Dupin et le château de Chenonceau

Louise Dupin, « Dame des Lumières », tient un salon brillant à Chenonceau, au XVIIIème siècle, et reçoit les plus grands penseurs du moment. Elle engage le « jeune » Jean Jacques Rousseau, alors inconnu, comme secrétaire et précepteur de son fils. Femme belle, intelligente et avant-gardiste, elle rédige avec son aide, un ouvrage « Sur l’égalité des hommes et des femmes », avec un réel engagement féministe. Cet ouvrage ne fut jamais publié.
Alors que l’iconographie de Jean-Jacques Rousseau est l’une des plus fournies de notre histoire, elle est rare pour la période « Chenonceau », tout comme la bibliographie sur ce sujet.
Pourtant, la rencontre avec la famille Dupin, qui lui ouvre les portes de la cour et des réseaux financiers, fut probablement un des moments les plus déterminants dans la vie du philosophe de Genève. Comme l’indiquent documents d’archives et écrits, il leur gardera une amitié fidèle, sa vie durant. Ces moments heureux, passés à Chenonceau, le marqueront à jamais et inspireront sa pensée et ses textes.

Dans le cadre de l’année Rousseau 2012, tricentenaire de sa naissance, le château de Chenonceau présente un parcours dédié au quotidien du « jeune » Rousseau, du samedi 12 mai au dimanche 11 novembre.

Ce parcours dévoile, en partenariat avec L’Abbaye Royale de Chaalis et l’Institut de France, des feuillets inédits, extraits de l’ouvrage, « Sur l’égalité des hommes et des femmes », annoté de la main de Rousseau et de Madame Dupin.
Et expose, pour la première fois, le Cabinet de physique et chimie de Chenonceau, collection d’instruments originaux, utilisés par Rousseau pour l’expérimentation et la pédagogie.
Prêt du Conseil Général d’Indre et Loire - Société Archéologique de Touraine.

Le château de Chenonceau s’associe à l’abbaye royale de Chaalis, qui célèbre cet anniversaire à travers deux évènements majeurs.
Voyage de presse et vernissage de l’exposition : Vendredi 11 mai
25 mai : inauguration de l’Espace Jean-Jacques Rousseau
8, 9 et 10 juin : 11ème édition des Journées de la Rose.
Baptême de la rose Louise Dupin : Jeudi 14 juin


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La personne et l'œuvre de Jean-Jacques Rousseau, écrivain, philosophe, musicien, continuent de fasciner plus de deux siècles après sa mort… Pour beaucoup, il est au centre des valeurs essentielles à notre monde actuel par ses idées de liberté, d'égalité, qui inspirèrent celles de la Révolution française, les grands thèmes de la littérature et des sciences humaines, où il s'illustra.
De son séjour au château de Chenonceau, où il avait fonction de précepteur, Jean-Jacques conservait des souvenirs de luxe, dont il se repentait dans ses « Confessions » : « On s'amusa beaucoup dans ce beau lieu ; on y faisait très bonne chère, j'y devins gras comme un moine. On y fit beaucoup de musique. Tandis que j'engraissais à Chenonceaux, ma pauvre Thérèse engraissait à Paris d'une autre manière, et quand j'y revins, je trouvai l'ouvrage que j'avais mis sur le métier plus avancé que je ne l'avais cru… »
Le Genevois Rousseau gardait une nostalgie de la Touraine et du château de Chenonceau, dont il tomba amoureux. C'est pourquoi ce parcours, présenté dans la grande galerie au-dessus du Cher, a pour nom « Rousseau heureux à Chenonceau ».

Les quatre thématiques développées et sténographiées, dans ce parcours visuel, audio et vidéo, dans la grande galerie sur le Cher, sont : la rencontre avec les Dupin – avec notamment des feuillets inédits de l'ouvrage sur « L'égalité des hommes et des femmes » –, le Rousseau pédagogue (avec le cabinet de physique et des instruments originaux utilisés par Rousseau à Chenonceau pour l'enseignement et la pédagogie), le Rousseau musicien (bornes d'écoute du CD réalisé en exclusivité pour l'année « Rousseau 2012 ») et l'assiette de Rousseau : Chenonceau présente l'art du « bien manger » au XVIIIe siècle, vu par le philosophe.

Pour entrer de plain-pied dans un salon du XVIIIe siècle, Chenonceau présente aussi des tissus historiques, prêt du musée de l'Impression sur étoffes de Mulhouse, en illustration de ces quatre thématiques.

2 commentaires:

  1. Voyons voyons, à peine quitté le transibérien, il nous fait maintenant devenir rousseauiste, pas moyen de se reposer ! cela semble passionnant et voilà encore une chose notée... mais à force de noter, je crains de tout oublier ! ça doit être sympa un baptême de rose ? Quant au parcours, il semble passionnant. Marre trop de choses à faire de par le vaste monde, même en réduisant le monde en question à un petit périmètre !!!

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    1. là, j'ai de la chance, je passe devant le château tous les jours, donc pas d'excuses!
      mais rien qu'un week-end comme aujourd'hui était très frustrant, obligée de choisir entre plusieurs manifestations très intéressantes, ce n'est pas toujours évident!
      Bonne soirée!

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