samedi 25 février 2012

La volupté du goût , exposition Musée des Beaux-Arts, Tours

La volupté du goût  , exposition du Musée des Beaux-Arts, Tours

La peinture française au temps de Madame de Pompadour

11 octobre 2008 – 12 janvier 2009
Présentation :
La peinture française de ce milieu du XVIIIe siècle, siècle des Lumières comme des plaisirs, est caractérisée par l’essor des genres qui prennent le pas sur la peinture d’histoire ou religieuse. Cette tendance à la diversité est significative d’une époque soucieuse de définir le « beau » dont la subjectivité se trouve désormais admise : les plaisirs de l’illusion tirant vers le « gracieux » pour les collections privées face au désir de vérité pour une commande publique qui privilégie la dimension morale. Loin d’être soumis à un hypothétique « beau idéal » et à l’autorité des Anciens, l’artiste doit restituer fidèlement le regard qu’il porte sur le monde, sans se soucier de la grandeur du sujet qui, désormais, importe moins que la manière de le traiter, et Chardin d’affirmer « On se sert des couleurs mais on peint avec le sentiment ».

Organisée dans le cadre des échanges franco-américains FRAME, et présentée à Tours puis à Portland, cette exposition réunit une soixantaine de tableaux majeurs d’artistes fameux tels Boucher, nommé premier peintre du roi en 1765, si sévèrement jugé, en particulier par Diderot, pour son sens « aigu » de l’ornementation, mais aussi Chardin, Coypel, Fragonard, Greuze, Vanloo, H. Robert, Vernet , Vien... venus des deux côtés de l’Atlantique. Elle se penche, ainsi que l’important catalogue qui l’accompagne, sur les subtilités de l’évolution de la réception de l’art, alors que le goût de la cour a cessé d’être le critère du goût universel et que chaque amateur s’arroge le droit d’analyser, sinon de déterminer, ce qu’est le goût – donc le « bon goût » – précisément parce que celui-ci n’est plus dicté par une volonté souveraine.
Parallèlement, les nombreux ouvrages sur le goût publiés durant cette période d’effervescence philosophique, les traductions de Shaftesbury, Locke, Hume, la naissance de la critique d’art commentant les Salons, l’ouverture au public des collections royales soutenue par Madame de Pompadour, témoignent de l’émergence d’une discipline nouvelle, l’esthétique, mais plus encore d’un esprit nouveau que cette exposition s’efforce de cerner.


Toutes les informations sur le musée : Musée des Beaux-arts Tours
Parmi les plus beaux sites du Val de Loire figure l’ancien palais de l’archevêché, classé Monument Historique, aujourd’hui musée des Beaux-Arts.
L’aile principale de l’ancien palais de l’archevêché construit en 1767, est un grand corps de logis classique comportant fronton et attique, avec, à l’Est, une terrasse surplombant les jardins et le parc.

Cette architecture côtoie des édifices qui se sont succédé de l’Antiquité jusqu’au XVIIIème siècle. Rempart et tour gallo-romains (IVème s.), vestiges de l’église saint Gervais – saint Protais (IVème-XIIème s.), ancien palais du XVIIème siècle La Salle des Etats Généraux (XIIème-XVIIIème siècles) où se rassemblèrent à deux reprises, en 1468 et 1484, les Etats généraux du royaume de France est sans aucun doute l’un des lieux historiques les plus évocateurs de l’histoire de Touraine.

Le fonds le plus ancien du musée est constitué d’œuvres saisies en 1794 dans les maisons d’immigrés, les églises et les couvents, en particulier les grandes abbayes de Marmoutier, de Bourgueil et de La Riche, ainsi que des tableaux et des meubles provenant du château de Chanteloup, de Richelieu. Parmi les plus célèbres citons Blanchard, Boucher, Boulogne, Houël, La Fosse, Lamy, Le Sueur, Parrocel, Restout. Disposées pour la plupart dans de magnifiques salons de réception, ces œuvres évoquent, grâce à la présence d’un riche mobilier, la vie dans un palais au XVIIIème s.

Créé officiellement en 1801 le musée bénéficie de l’envoi par le Muséum Central, futur Louvre, de trente tableaux dont une série de morceaux de réception de l’Académie royale de peinture (Jean-Marc Nattier, Jean-Bernard Restout, Jacques Dumont le Romain).

C’est à cette époque que le musée reçoit l’Ex-voto de Rubens et les chefs-d’œuvre de la Renaissance italienne que sont les deux panneaux d’Andrea Mantegna.

Au cours du XIXème siècle, la ville de Tours acquiert deux lots importants de peintures où le XVIIIème siècle français et italien est bien représenté. Dépôts de l’Etat, legs et dons enrichissent le musée tout au long du XIXème et XXème siècles d’œuvres de Lorenzo Veneziano, Rembrandt, Champaigne, Corneille, Coypel, Ingres, Largillière, Lemoyne, Nattier, Perronneau, Hubert Robert, Van Loo, Vernet…. Ainsi la collection de peinture française du XVIIIème siècle est l'une des plus importante de France et la collection de peinture italienne la plus riche de la Région Centre.

En 1963 le musée reçoit le legs du peintre et collectionneur Octave Linet, augmenté de récentes acquisitions, constituant ainsi une exceptionnelle collection de Primitifs italiens, la plus riche de France après le musée du Louvre.

Le dix-neuvième siècle est également bien représenté, depuis l’école néo-classique (Suvée, Taillasson), le romantisme (Vinchon), l’orientalisme (Belly, Chassériau, Delacroix), le réalisme (Bastien-Lepage, Cazin, Gervex) jusqu à l’impressionnisme (Monet, Degas) et en sculpture avec Barye, Bourdelle, David d'Angers, Rodin…

La collection d’œuvres du XXème siècle regroupe les noms de Geneviève Asse, Calder, Davidson, Debré, Maurice Denis, Gaumont, Vieira da Silva, Zao Wou-ki.



Catalogue d'exposition et lectures en rapport:
 

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