lundi 20 février 2012

Les Yeux jaunes des crocodiles de Katherine Pancol

Les Yeux jaunes des crocodiles 
 Présentation de l'éditeur
Ce roman se passe à Paris. Et pourtant on y croise des crocodiles. Ce roman parle des hommes.Et des femmes. Celles que nous sommes, celles que nous voudrions être, celles que nous ne serons jamais, celles que nous deviendrons peut-être.Ce roman est l’histoire d’un mensonge. Mais aussi une histoire d’amours, d’amitiés, de trahisons, d’argent, de rêves.Ce roman est plein de rires et de larmes.Ce roman, c’est la vie.
Ce roman a obtenu le Prix Maison de la Presse en 2006.

Le début
Joséphine poussa un cri et lâcha l’éplucheur. Le couteau avait dérapé sur la pomme de terre et entaillé largement la peau à la naissance du poignet. Du sang, du sang partout. Elle regarda les veines bleues, l’estafilade rouge, le blanc de la cuvette de l’évier, l’égouttoir en plastique jaune où reposaient, blanches et luisantes, les pommes de terre épluchées. Les gouttes de sang tombaient une à une, éclaboussant le revêtement blanc. Elle appuya ses mains de chaque côté de l’évier et se mit à pleurer. Elle avait besoin de pleurer. Elle ne savait pas pourquoi. Elle avait trop de bonnes raisons. Celle-là ferait l’affaire. Elle chercha des yeux un torchon, s’en empara et l’appliqua en garrot sur sa blessure. Je vais devenir fontaine, fontaine de larmes, fontaine de sang, fontaine de soupirs, je vais me laisser mourir.
C’était une solution. Se laisser mourir, sans rien dire. S’éteindre comme une lampe qui diminue.
Se laisser mourir toute droite au dessus de l’évier.

Mon avis : Dans la série, souvenirs de lectures, c'est avec ce roman que j'ai découvert K. Pancol, et que j'ai eu envie de lire d'autres de ces livres. Une histoire familiale avec des personnages auxquels on s'attache, l'envie de les retrouver à peine le livre fermé. Un bon moment de lecture! Et puis, les études d'histoire... ça me parle!

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Comments system