vendredi 21 septembre 2018

Tu t'appelais Maria Schneider de Vanessa Schneider #Grasset #rentreelitteraire #rl2018


Maria Schneider... que reste-t-il de la star du cinéma des années 70 dans la mémoire de chacun?

Une scène hélas, revenue à la une des médias après l'affaire Harvey Weinstein et #Metoo.
Le Dernier Tango. Ce film qui a brisé à jamais l'adolescente fragile qu'elle était... 
Trahison, humiliations, jamais oubliées.

Quelques années après sa disparition, en 2011, sa cousine, Vanessa, lui dédie ce livre, pour ne surtout plus la réduire à ce symbole des violences faites aux femmes, dans l'industrie du cinéma, mais aussi hélas, parce que même si la parole commence à se libérer, rien n'est encore réglé. 



Elle était un "petit chaton écorché", une famille où tout ne tourne pas vraiment rond, un équilibre si fragile qu'il va faire de toi la proie idéale...

Puis ce sera la drogue, les addictions, mais aussi de belles rencontres et quelques mains tendues marquantes.

De Marlon Brando à Daniel Gélin, de Brigitte Bardot à Patti Smith, dans des portraits sans concession, Vanessa Schneider reconstitue l'itinéraire tragique de sa cousine qu'elle admirait lorsqu'elle était enfant et donne envie de découvrir les autres films où elle a joué.
C'est aussi le tableau des années 70, et sa propre enfance, et au final un texte touchant qui est un bel hommage à Maria Schneider.
Qu'a-t-elle fait pour elle?
La question est posée dans le livre. Elle a écrit. Tout simplement...



photos














mercredi 19 septembre 2018

Moby Dick Jame’s Prunier #BD #MercrediBD

adaptation de Fouca Dabli, illustrations de Jame’s Prunier, éditions Milan

Depuis ma lecture de

La Maison à droite de celle de ma grand-mère par Michael Uras Préludes 
je souhaitais relire le roman de Herman Melville dont le héros de Michael Uras traduit l'oeuvre, mais c'est finalement vers cette adaptation graphique que je me suis tournée, séduite par le trait de Jame's Prunier. 


Une ambiance entre aquarelles, ou peintures à l'huile, planches documentaires et scènes à la Edward Hopper qui m'ont immédiatement séduite dès que j'ai commencé à feuilleter cet ouvrage.

Entre musée d'art pictural ou des traditions comme la chasse à la baleine, c'est à un vrai dépaysement que nous invite l'auteur!
Beaucoup de détails dans les illustrations, à prendre le temps d'admirer!



La lutte entre le capitaine, Achab,et Moby Dick, la monstrueuse baleine blanche qui lui a arraché la jambe, est parfaitement illustrée, le texte, adapté et coupé bien sûr mais qui reste suffisamment dense pour ne pas en perdre la force, garde bien l'esprit du roman dont il est une très bonne introduction pour les jeunes (et moins! ) lecteurs!

A découvrir pour le plaisir des yeux, et celui des mots!

Toutes les participations à la BD de la semaine sont ici cette semaine :
Stéphie
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mardi 18 septembre 2018

#mardiconseil #theatre #bojangles #f(l)ammes

Mon mardi conseil est théâtral!

Avec deux pièces vues et appréciées à Avignon à retrouver en région parisienne :





En attendant Bojangles #OFF17 La Luna 

sera le 17/11/2018 à Lagny sur Marne, puis en décembre à Vincennes et St Maur des fossés, à ne pas manquer! 

De même que  




F(l)ammes Théâtre des Halles De et mise en scène Ahmed Madani #OFF17

 dont je garde un souvenir très fort et qui sera Théâtre des Quartiers d'Ivry .



 

dimanche 16 septembre 2018

Maria Vittoria d'Elise Valmorbida #Rentréelittéraire #RL2018

éditions Préludes
Traduit par Claire Desserrey

Une saga familiale comme je les aime, autour d'un personnage féminin marquant!

Tout commence en 1923 dans un minuscule village italien, au coeur de la montagne, dans les Dolomites.
Pour les parents de Maria Vittoria, il est temps de trouver un mari à leur fille. Pas question de sentiment, il s'agit de trouver le meilleur parti possible. Acheter. Vendre.

Tout au long du roman, un leitmotiv faire "belle figura". Préserver les apparences, toujours. Montrer ascension sociale, respectabilité.
Peu importe si une fois la porte refermée, c'est la violence et le désenchantement qui priment.

Nous suivons le destin de cette jeune femme, son mariage donc, l'installation dans la plaine, la création d'une épicerie, la naissance des enfants... et puis la guerre.
Entre fascisme, résistants, américains, famine et bombardements, la région de Vicenze ne sera pas épargnée par ses années noires.

Mais la guerre ne change finalement pas grand chose, le poids de la religion, de la domination masculine, le travail essentiel (on travaille pour manger, on mange pour travailler, le deuxième leitmotiv) et c'est au final la promesse d'une terre promise, l'Australie, qui suscite un petit espoir...

Et d'ailleurs qui sait, pourquoi pas une suite autour de cette nouvelle vie en Australie? 

Le livre s'achève sur plusieurs recettes de cuisine évoquées dans le roman, certaines que l'on essaiera avec plaisir pour retrouver les saveurs italiennes, d'autres que l'on se contentera de lire comme celles des temps de pénurie!




La giostra degli scambi


D'origine italiene, Elise Valmorbida a grandi en Australie avant de tomber amoureuse de Londres. Auteure de nombreux essais et romans, elle donne des cours de creative writing et dirige une entreprise de consultants en communication. Maria Vittoria est son premier roman publié en France.

vendredi 14 septembre 2018

Trois fois la fin du monde Sophie Divry #RL2018 #rentreelitteraire

Éditions Noir sur Blanc

Dans la série livres surprenants de cette rentrée littéraire! 



Voilà un roman qui commence de façon "classique", à la suite d'un braquage qui a mal tourné, où son frère est mort, Joseph Kamal est placé en détention. 
Il découvre le monde de la prison, sa violence, ses codes, mais au moment où il commence à s'y adapter une catastrophe nucléaire raye la moitié de la France de la carte... et le roman bascule dans un tout autre genre...

Le voilà seul au monde ou presque, dans une nature qui curieusement se remet bien vite de la catastrophe. Entre bricolage, agriculture, nous voici plongé dans une sorte de manuel de survie, entre ode à la nature et réflexion sur la solitude. De la surpopulation carcérale et sa promiscuité à l'isolement, quel est le pire? De l'Enfer au Jardin d'Eden?

Et puis tout bascule à nouveau après un incendie, qui enclenche le retour vers la civilisation ( et la couverture du roman est particulièrement bien choisie) . 

J'ai beaucoup apprécié l'écriture de l'auteure, qui m'a tenu en haleine jusqu'au bout, alors que le thème du roman ne m'a pas franchement captivée. 
J'en retiendrai donc surtout le nom de Sophie Divry et me tournerai avec plaisir vers ses autres publications!




mercredi 12 septembre 2018

Les vieux fourneaux #cinéma #BD

N'ayant toujours pas lu la BD (oui je sais, honte à moi ! ) , je me suis offert un avant goût au cinéma... et j'ai beaucoup aimé!

Comme j'avais beaucoup aimé cette BD :

Un océan d'amour, Grégory Panaccione, Wilfrid Lupano





Le film :
Réalisé par Christophe Duthuron
Avec :  Pierre Richard , Eddy Mitchell,  Roland Giraud, Alice Pol , Myriam Boyer...

Présentation du film
Pierrot, Mimile et Antoine, trois amis d’enfance de 70 balais, ont bien compris que vieillir était le seul moyen connu de ne pas mourir et ils sont bien déterminés à le faire avec style ! Leurs retrouvailles à l’occasion des obsèques de Lucette, la femme d’Antoine, sont de courte durée … Antoine tombe par hasard sur une lettre qui lui fait perdre la tête. Sans fournir aucune explication à ses amis, il part sur les chapeaux de roue depuis leur Tarn natal vers la Toscane. Pierrot, Mimile et Sophie, la petite fille d’Antoine enceinte jusqu’aux dents, se lancent alors à sa poursuite pour l’empêcher de commettre un crime passionnel… 50 ans plus tard !




Le film reprend tout à fait l'univers des planches de la BD


J'ai apprécié tout particulièrement, dans la dernière partie du film, la scène où Sophie raconte avec ses marionnettes, le drame qui s'est produit des années plus tôt.
On glisse quelques instants de le film d'animation, une scène très réussie.  (j'ai beaucoup aimé également la scène où elle s'en prend à un groupes de grands-mères en leur reprochant d'être la cause de pas mal des problèmes du monde d'aujourd'hui!)


De l'humour, on sourit beaucoup tant les situations sont poussées à l’extrême, mais aussi de l'émotion quand le passé refait surface, une histoire touchante, qui me donne vraiment envie de me plonger dans les autres volumes de la BD ou dans l'histoire du Loup en slip !





mardi 11 septembre 2018

#CCCOD #expo Ghada Amer #Tours #ValDeLoire #Touraine #brunch

Au CCCOD si on peut apprécier les oeuvres d'Olivier Debré dont je vous parlais dans un précédent article, il ne faut pas manquer non plus le travail de Ghada Amer, ni une halte gourmande au café contemporain!

 
Dans la galerie noire, après un intéressant film de présentation de l'artiste et de son travail, on découvre d'abord "Dark continent", sculptures et toiles brodées de Ghada Amer.

A partir d'une technique ancestrale typiquement féminine, la broderie, elle déconstruit les codes, emploie des images stéréotypes de la femme objet, inclut quelques citations, pour mieux parler du féminisme d'aujourd'hui.








En clin d'oeil à Simone de Beauvoir...
Dans la nef, place à l'oeuvre emblématique de Ghada Amer, Cactus painting, à découvrir jusqu'au 2 décembre.
Près de 17 000 cactus de forme phallique, en contre-point aux peintures abstraites dont les femmes peintres sont les grandes absentes. On pense à Malevitch, Mondrian, Klee, Rothko...


d'autres oeuvres de l'artiste :



Avec vue sur l'église Saint-Julien et au fond la cathédrale Saint-Gatien
Ne manquez pas ensuite de prendre de la hauteur, pour voir la nef d'en haut...

et tant qu'à être à l'étage, une halte gourmande incontournable : le café contemporain!

Accessible de façon indépendante au musée, nous y étions un dimanche, l'occasion idéale pour découvrir le brunch du moment!
Jus de fruit, assiette salée, granola et café, parce que l'art, ça creuse!


dimanche 9 septembre 2018

Sujet inconnu Loulou Robert #RL2018 #rentree

Editions Julliard (16/08/2018)

C'est avec ce roman que je découvre la plume de Loulou Robert et c'est une rencontre choc!


L'écriture est dépouillée, à vif, comme livrée à bout de souffle, en adéquation avec l'état d'esprit de l'héroïne qui voit sa vie basculer.

Roman initiatique, roman d'apprentissage...  nous suivons l'histoire d'une jeune étudiante, qui quitte le cocon (pas toujours rose) familial pour s'installer à Paris.
Elle a eu une adolescence compliquée, plusieurs séjours en hôpital psychiatrique, une fragilité touchante, qui laisse percevoir que la suite va être complexe. 

Elle découvre la liberté, elle découvre les autres, dont elle se sent si différente, et peu à peu, c'est elle qu'elle découvre, elle se alors met à écrire, à trouver sa voie - voix.
 Je me choisis. [...] J'écris. Voilà qui je suis.

Mais de rencontres en bouleversements familiaux (la maladie de sa mère avec laquelle elle entretenait une relation très fusionnelle ), l'ouverture de la chrysalide va hélas vite tourner au cauchemar.
Cela aurait pu être le début d'une belle histoire d'amour, d'une passion torride, d'émois joyeux... , mais le prince charmant va vite révéler sa face sombre et tisser sa toile autour de sa proie.

 Manipulation, violence, c'est dans cette partie que l'écriture prend tout son sens. Plus question alors de lâcher le roman avant d'en avoir lu les dernières lignes!

Voilà certainement un "sujet inconnu" qui va rester longtemps en mémoire!



 




vendredi 7 septembre 2018

#CCCOD #expo Les nymphéas d'Olivier Debré #Tours #ValDeLoire #Touraine

Où j'ai enfin découvert cette belle exposition au Centre de Création Contemporaine Olivier Debré de Tours !



Six toiles monumentales du "peintre de la Loire" sont exposées à deux pas du fleuve, dans le bel écran du nouveau bâtiment du Centre de création contemporaine de Tours, qui porte le nom d'Olivier Debré dont cette exposition permet de saisir l'essentiel.


Réunis pour la première fois, ces panneaux gigantesques invitent à la rêverie (et à prolonger la visite en allant se promener sur les bords de Loire!).

Ils sont associés à la projection d'un film montrant l'artiste au travail, entre pinceau-balai, inclinaison de la toile pour faire couler la peinture et transport complexe. 

Couleur de l'eau changeante au fil des heures et des saisons, mouvement, relief, lumière... à découvrir jusqu’au 6 janvier 2019!




Fin août, lorsque j'ai visité cette exposition, à l'étage, était également présentée une exposition de photos de Marc Deville.

Le photographe a suivi Olivier Debré à Shanghai où il a peint le rideau de scène de l'opéra, oeuvre gigantesque dans la même veine que ses Nymphéas, l'occasion de découvrir l'artiste au travail et de comprendre sa technique.



A suivre, les autres expositions du moment au CCC OD et...la pause gourmande au café du musée!

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