vendredi 30 novembre 2018

En novembre

Un mois de novembre aux couleurs du Québec avec la participation à "Novembre au Québec", mais aussi d'autres belles lectures et de belles sorties touristiques ou culturelles !

Côté Québec ou Canada

Les chants du large Emma Hooper


La suite d'une BD découverte l'année dernière et que je continuerai j'espère bientôt!

Magasin général Tome 2 Serge
Magasin général Tome 3 Les hommes



Magasin général, Tome 4 : Confessions de Régis Loisel Jean-Louis Tripp


Chat sauvage Jacques Poulin Theophile-Alexandre Steinlen


Avis de tempête - Angéla Morelli


J'irai danser (si je veux) - Marie-Renée Lavoie




Côté autres lectures


La révolte par Clara Dupont-Monod Aliénor d'Aquitaine #Chinon #touraine


A son image de Jérôme Ferrari

Un témoignage incontournable


Malala - L'histoire de mon engagement pour le droit des filles par Malala Yousafzai 


L'amour qui me reste Michela Marzano #lecture #rl2018

Le trésor de Gengis Khan de Jacques Ortet



Un beau projet

Être beau, Frédérique Deghelt, Astrid di Crollalanza


Côté cinéma


Les chatouilles Andréa Bescond Éric Métayer



A Tours et en Touraine
Tours by night parcours lumière Place plumereau basilique saint Martin

Lever de soleil dans la brume et chevaux


Chaumont sur Loire à l' automne vallon des brumes #EnFranceAussi #halloween


Au théâtre
LA RÉUNIFICATION DES DEUX CORÉES JOËL POMMERAT / JACQUES VINCEY

LA NOSTALGIE DU FUTUR PIER PAOLO PASOLINI et GUILLAUME LE BLANC / CATHERINE MARNAS


Festival d'Avignon #off19 #theatre #spectacle #culture #Avignon



La Servante écarlate de Margaret Atwood


Publié en France en 1987, adapté au cinéma sous le même titre par Volker Schlöndorff en 1990, ce roman a récemment fait l'objet d'une série télévisée (The Handmaid's Tale), on en a alors beaucoup parlé (je ne l'ai pas vue ! ) , mais il a fallu la journée Canada de novembre au Québec pour que je le sorte enfin de ma PAL !

Et j'ai fort bien fait!

Voilà un roman qui fait froid dans le dos!
Écrit il y a près de 30 ans, certaines scènes ont un écho tout à fait sidérant avec l'actualité et le recul des droits des femmes, ici et ailleurs...

Margaret Atwood nous entraîne dans un futur terrifiant, où, face à la chute du taux de fécondité, les rares femmes fertiles sont réduites au stade de ventres, d'esclaves sexuelles, dans une société où les droits de la femme sont désormais nuls. Chacune est réduite a un rôle, ventre, domestique, avec l'uniforme et la couleurs correspondants.
Elles doivent se taire, on contrôle leur alimentation, lire un magasine ou jouer au scrabble devient  un délit...

Le fonctionnement de la société nouvelle est terrifiant, dictatorial, entre fanatisme, totalitarisme, délation, surveillance,  réactions ou absences de réactions des uns et des autres, on passe son temps à s'interroger : et si c'était vrai ?

Et pourtant... l'héroïne a connu une enfance, une jeunesse, normale où les femmes étudiaient, travaillaient... jusqu'au jour où les extrémistes l'ont emporté.


Je viens de lire il y a peu

Malala - L'histoire de mon engagement pour le droit des filles par Malala Yousafzai
c'est d'autant plus glaçant que l'on retrouve un processus similaire quand à la perte des droits des femmes.
L'un est une dystopie. L'autre est une histoire vraie.
Bref, cela fait plus que réfléchir... et relativiser nos petites misères... soyons vigilants, et n'oublions pas l'essentiel.

Heureusement, la fin du roman se termine par une note d'espoir... Si la réalité pouvait s'en inspirer...






quebecennovembre_600

jeudi 29 novembre 2018

Les chatouilles Andréa Bescond Éric Métayer

Après avoir été très touchée par la pièce de théâtre, vue à Avignon et à Joué les Tours

Ce que j'en disais : Les chatouilles ou la danse de la colère, inceste, résilience, danse...

j'étais très curieuse de voir son adaptation au cinéma, pari réussi!

https://andreabescond.com/



Le début est vraiment très proche de la pièce, les personnages , tous joués par Andréa Bescond, dans la version théâtrale, prennent chair, tous sont là, y compris Benjamin et son pistil, Noureev et son poster, tandis que les personnages principaux sont servis par une belle distribution : Pierre Deladonchamps est glaçant de perversité, Karin Viard en mère absolument détestable, et la Odette enfant de Cyrille Mairesse très touchante. 

On retrouve les allers -retours passé - présent avec les séances d'analyse, souvenirs réels, fantasmes... tout s'enchaine avec fluidité.
 L'alternance des temporalités en fait un film dur, certes, mais pas plombant,  il y aussi des sourires, et peut-être d'ailleurs une émotion plus distanciée que dans la version scénique où l'incarnation de l'ensemble des rôles par Andréa Bescond avait une force remarquable.

Mais une chose est sûre, quel que soit le support utilisé, film ou théâtre, le propos est tout aussi percutant.  
Beaucoup d'émotions à la sortie, pour ceux qui découvraient l'histoire avec le film, qui a visiblement fait mouche. 


J'ai été frappée dans le cinéma où j'ai assisté à la projection par la quasi absence d'hommes dans la salle. Des femmes, de tous âges, des mères et des filles, des amies, mais si peu d'hommes...  un sujet visiblement encore tabou, et une parole qui a encore du chemin à faire pour se libérer totalement...

Bref, un film nécessaire, à diffuser largement! Je pense qu'on peut y emmener des ados, avec une préparation avant et un débat ensuite , un vrai enjeu à saisir!


Production
LES FILMS DU KIOSQUE


Récompenses

  • Festival du cinéma américain de Deauville 2018 : Prix d'Ornano-Valenti pour Andréa Bescond et Éric Métayer
  • Festival du film de Hambourg 2018 — « Voilà! » : Prix du meilleur film pour Andréa Bescond et Éric Métayer


Adapté de la pièce de théâtre de Andréa BESCOND et Eric METAYER:
LES CHATOUILLES OU LA DANSE DE LA COLÈRE
Récompensée par les :
MOLIÈRE DU SEUL(E) EN SCÈNE 2016
PRIX SACD NOUVEAU TALENT 2016
PRIX DE L'INTERPRÉTATION FÉMININE AVIGNON CRITIQUEOFF 2014


mercredi 28 novembre 2018

Le trésor de Gengis Khan de Jacques Ortet

lundi 26 novembre 2018

Être beau, Frédérique Deghelt, Astrid di Crollalanza


Stock

extraits
 Dès la préface, les mots font mouche :
On (est) l’image que les autres se sont faite de soi pendant assez longtemps. L’image qu’on finit par adopter comme étant notre propre référence. On se ressent tel que les autres nous voient. Ils sont le miroir dans lequel chacun brise ses limites.
 (...)  Je vois bien la dictature de l’image que l’on subit. (...) La réalité de la gueule qu’on se fait a été remplacée par le culte de la gueule qu’on dissimule, qu’on botoxe, qu’on transforme, qu’on simule. Les êtres de ces papiers glacés sont glaçants. Hors de la vie.
[...] À l’adolescence aussi, quels que soient la tête qu’on a, le corps qu’on a, on se croit laid. Tout est une question de perception intérieure, mais si une photographe vous donne l’occasion de vous sublimer, d’exister dans l’écriture de votre image avec de la lumière… Peut-être qu’en montrant les êtres qu’on ne voit jamais comme des stars dans les magazines sous prétexte qu’ils sont différents, malades, handicapés, bref, que leur enveloppe n’appartient pas à la bonne catégorie photographiable, on peut raconter la vraie beauté.[...]
Tout au long du livre, j’emploie le mot « handicap » parce qu’il existe et qu’il n’est pas question de le nier puisque nous ne cessons de l’interroger. C’est notre spécificité humaine de nommer les choses et les gens, les situations, les sentiments, et de faire évoluer ce langage. Parfois il nous dépasse, mais il est utopique de croire que les mots sont innocents, qu’ils évoluent sans notre désir ou notre impulsion. Le mot par lequel on qualifie une personne précède notre désir de la regarder sans la spécificité que lui donne ce mot.

Tout y est. 
La rencontre de l'auteure et de la photographe, leurs sensibilités conjuguées, et surtout, les modèles qui se sont prêtés au jeu... quel bonheur! Et qu'ils sont beaux! 
Qu'est ce qu'être beau ? Aux yeux de qui ? De soi ? D'un inconnu ? D'un proche ?
Qu'est ce qu'être normal ? 
Qu'est ce qu'être soi ? 

 Tant de questions au fil des pages... 

Le livre alterne portraits photographiques accompagnés d'une présentation du modèle et chapitres réflexifs sur le handicap, et le corps en général. 
 Plusieurs auteurs et films sont également cités, comme autant de points d'appui à la réflexion et de prolongements potentiels de la lecture.

On y parle d'image, du regard des autres bien sûr, de la violence des réactions envers les uns ou les autres, de l'intégration si difficile à l'école ou dans la société, de petites phrases assassines,  mais aussi de liberté, de confiance, on croise des êtres magnifiques, dans leur corps comme dans leur tête... 

De tous âges, de tous horizons, de tous handicaps, physiques, mentaux... de l'enfant trisomique à l'athlète paralympique, de l'autisme aux physiques différents, loin des diktats de la mode, rondeurs, nanisme... ils forment un kaléidoscope touchant, qui ne peut que faire réfléchir sur le regard porté sur les autres.



C’est là que j’ai réalisé que partout où il va, mon fils est d’abord ce que les autres voient, Sa différence. Un jour sans doute il sera ce qu’il fait et non pas ce qu’il donne à voir

 

Les dix-sept valises, Isabelle BARY






La chanteuse Mathilde fait partie de ces portraits

dimanche 25 novembre 2018

Avis de tempête - Angéla Morelli

Besoin d'un peu de légèreté ?


Cette nouvelle qui m'attendait depuis un moment dans ma PAL et qui entre dans le cadre de "Québec en novembre" tombait à point nommé!

C'est court, cela se déguste au coin du feu avec une tasse de chocolat chaud (en version plaid - infusion - canapé ça marche aussi!), sans prise de tête, une petite heure de détente!

Ecrite autour du thème de la Saint-Valentin, cette nouvelle nous emmène donc sur les traces de Candice, parisienne qui débarque avec ses talons hauts et sa mini-jupe... en pleine tempête de neige!
Oui mais voilà le prince pilote charmant n'est pas loin, pas plus que la jolie cabane au Canada dans laquelle se réchauffer... et plus si affinités, ... Saint-Valentin on a dit!

Cela se lit le sourire aux lèvres, émaillé en prime de délicieuses expressions québécoises, bref, une petite parenthèse agréable!

parue en février 2015
HQN



quebecennovembre_600

vendredi 23 novembre 2018

Tours by night parcours lumière Place plumereau basilique saint Martin

En attendant les illuminations de Noël, une petite balade nocturne dans Tours pour découvrir le nouveau "Parcours lumière" du Vieux Tours , de quoi redécouvrir certains petits détails de l'architecture par ces éclairages orientés de façon un peu différente des anciens!


(et n'oubliez pas d'aller admirer l'hôtel de ville ou la cathédrale pour ne citer que deux des autres monuments de la ville eux aussi illuminés!)

Présentation sur le site https://www.tours.fr/actualite/405/73-parcours-lumiere.htm
Le soir où j'y étais, il s'agissait de l'éclairage "neutre" de semaine, entre la place Châteauneuf,





Basilique Saint-Martin, Tour de l’Horloge, Tour Charlemagne…







la place Plumereau,



jardin de Saint-Pierre Le Puellier,















 
10 scénarios de mise en valeur de l’architecture jalonneront l’année avec des éclairages différents (flocons pour Noël....)
  • Noël - du 1er au 30 décembre 2018
  • Bonne année - du 31 décembre 2018 au 6 janvier 2019
  • Saint Valentin - le 14 février 2019
  • Nuit des musées - les 17 et 18 mai 2019
  • Rendez-vous au jardin - Du 31 mai au 2 juin 2019
  • Fête de la musique - les 20 et 21 juin 2019
  • Mercredis et jeudis de juillet et août 2019
Bonus : projection place Plumereau d’une vidéo sur le patrimoine de la ville de Tours / 5 minutes toutes les 30 minutes

  • Fête nationale - les 13 et 14 juillet 2019
  • Journées du patrimoine - 20 et 21 septembre 2019
  • Saint-Martin - du 11 au 17 novembre 2019
Bref, il faudra refaire ce parcours régulièrement, une bonne idée que d'en varier les thèmes au fil de l'année! 
 

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