vendredi 31 août 2018

au mois d'août...

Premières lectures de la rentrée littéraire, mais aussi escapades de proximité, Le Mans, Tours, Beauval...


Les lectures de la rentrée 2018

Avec un coup de coeur pour

Les exilés meurent aussi d'amour Abnousse Shalmani #Grasset 
et
Un monde à portée de main Maylis de Kerangal
Un roman historique passionnant

L'été des quatre rois Camille PASCAL 


Un personnage marquant

 Simple Julie Estève 


Pour l'Italie


Carnaval noir Metin Arditi

Pour faire le lien avec le théâtre

Sergent papa de Marc Citti 

Mes articles repérages

Avant la #rentréelittéraire retour sur des livres parus en 2017

rentrée littéraire 2018 #RL2018 #rentreelitteraire
 #littérature italienne et #rentreelitteraire #RL2018  

une belle sortie de PAL


Les mijaurées de Elsa Flageul

A Tours :

Miroir d'eau de l' @HotelGouin

#expo Verre et hasard, la genèse des images



Au zoo de Beauval


 au zoo de #beauval 4 #panda suricate #ValDeLoire

 au zoo de #beauval 3 #okapi oiseaux

au zoo de #beauval 2 tigre hippopotames loups ours 

 au zoo de #Beauval 1 guépards éléphants zèbres girafe lions

Le Mans et environs

 
week-end dans la Sarthe Expositions photo de l'Abbaye de l'Epau  Leila Alaoui
 week-end dans la Sarthe l'abbaye de l'Epau Carnuta Jupilles
 week-end dans la Sarthe Le Mans 2 musées cathédrale nuit des chimères
 week-end dans la Sarthe Le Mans 1 cité Plantagenêt jardin des plantes
week-end dans la Sarthe château de Courtanvaux
week-end dans la Sarthe château et église de Poncé sur le Loir

 et la mise à jour de l'article sur le voyage fin avril en Sicile

Voyage 15 jours tour de Sicile


Côté théâtre


 Des spectacles vus au théâtre à Tours ou Avignon, à retrouver au Théâtre Michel et à la Porte Saint Martin
Bilan festival d'Avignon 2018

jeudi 30 août 2018

Un monde à portée de main Maylis de Kerangal #Gallimard #Rentréelittéraire #RL2018

photo Lascaux IV
Je fais partie des lecteurs qui avaient été totalement séduits - bouleversés par son Réparer les vivants

et son adaptation au théâtre : Réparer les vivants théâtre

J'avais ensuite lu :
A ce stade de la nuit qui m'avait moins emballée mais dans lequel j'avais apprécié toujours la plume de l'auteure, j'étais donc très curieuse de découvrir son nouvel opus!

Pari totalement réussi !

Cette fois, Maylis de Kerangal nous entraîne dans l'univers de la peinture, non pas celle des "artistes" célèbres, créateurs, exposés, mais des "copistes" (on verra plus tard que les mots ne sont pas toujours les bons...) , peintres de décor, du trompe-l'oeil, de l'illusion...

Nous allons suivre les débuts de 3 jeunes peintres, depuis l'école où ils se sont formés aux prémices d'une carrière plus ou moins prestigieuse, entre la peinture d'un marbre plus vrai que nature pour un hall d'immeuble ou une villa italienne, le ciel d'une chambre d'enfant, le décor d'une pizzeria, avant de passer aux décors de théâtre, de cinéma dans un Cinecitta en perte de vitesse et à l’apothéose du chantier de Lascaux IV.

Artiste-copiste... comme le font ces jeunes, à nous de nous interroger sur le statut de la création, de la transmission du patrimoine, de l’œuvre d'art et de la place de l'artiste... qu'il soit peintre ou romancier...

La première moitié relève du vrai coup de coeur, lue d'une traite, happée totalement par le parcours de la jeune Paula et de ses amis Jonas et Kate, au sein de leur école de Bruxelles. (ce qui ne veut pas dire que je n'ai pas aimé la suite, mais une préférence pour cette partie!)

Leurs nuits à peindre, leur entrée progressive dans la vie d'adulte, le rapport aux parents qui change, la vie en colocation, les relations entre eux qui se troublent, Paula qui sort peu à peu de sa chrysalide, les souvenirs d'enfance qui remontent au fur et à mesure qu'elle plonge en elle pour mieux se construire, son ouverture aux autres, au monde...  j'ai retrouvé avec bonheur la langue de Maylis de Kerangal, entre urgence et poésie.
Moi qui ai tendance à lire en diagonale les descriptions, je me suis délectée comme Paula du vocabulaire de la peinture, des nuances de couleurs, du lexique du bois, du marbre...

 "Elle engrange les mots tels un trésor de guerre, tel un vivier".

Une fois son envol pris, je me suis finalement un peu détachée du personnage, mais cette immersion dans la peinture est une lecture qui me laissera un excellent souvenir et que je ne peux que vous conseiller!

Et promis, la prochaine fois que je me trouverai face à un trompe l'oeil en peinture, j'aurai une pensée très forte pour l'artiste qui l'aura réalisé. Et je guetterai un petit signe permettant de comprendre la supercherie et d'admirer le talent du peintre...

Bref, merci à tous les créateurs, peintres, romanciers,  et j'en passe, de nous mettre ainsi " à portée de main", des mondes qui nous seraient autrement inaccessibles!



Quelques photos de  l'Institut Superieur De Peinture Van Der Kelen-Logelain 
qui a servi de source d'inspiration pour l'école de formation de Paula:





mardi 28 août 2018

Miroir d'eau de l' @HotelGouin #Tours #ValDeLoire #Touraine

Miroir, oh beau miroir, dis moi si je suis le plus beau... Côté façade Renaissance à tours, l'hôtel Gouïn a tout pour remporter la palme!










On ne sait plus si on a la tête à l'endroit ou à l'envers!


Pour accompagner l'exposition sur l'art du verre dont je vous parlais il y a peu, une belle création s'est invitée dans la cour de l'hôtel Gouïn, oeuvre de Alice et Nicolas Stadler et du paysagiste Thierry Girault.

Un ensemble de miroirs "classiques" et d'un miroir d'eau donne un nouveau point de vue sur la richesse des sculptures de la façade et du porche, on redécouvre une multitude de détails, un point de vue sans cesse renouvelé selon les variations de la lumière du jour et les caprices de la météo, une excellente idée!

L'arrière du bâtiment,


avec le CCCOD (Centre de création contemporaine Olivier Debré) dont je vous reparlerai bientôt!





Pour en savoir plus sur ce bâtiment remarquable, l'article que j'avais consacré à la restauration de la façade :
 est à lire : ici !


lundi 27 août 2018

Les exilés meurent aussi d'amour Abnousse Shalmani #Grasset #RL2018 #rentreelitteraire

Coup de coeur!
Un grand merci à Delphine pour m'avoir donné envie de le lire!

C'est pour l'instant le roman de cette rentrée qui m'a fait noter le plus de réflexions... et dont j'ai, comme souvent quand un livre m'a vraiment touchée,  le plus de mal à vous parler!

C'est le roman de l'exil d'abord, une famille quitte l'Iran pour la France après la révolution islamique. Au cœur de cette famille, la petite Shirin, 9 ans, qui observe, qui note, et qui déchante vite. Fini la guerre et les bombes, certes. Mais aussi fini la grande maison de Téhéran, les fêtes, les amis... et tout un mode de vie.

Chacun s'adapte tant bien que mal à son nouvel environnement, la langue est un enjeu capital, et va peu à peu renverser les rôles, l'enfant devenant plus rapidement à l'aise que ses parents.
Le dictionnaire, le cinéma aussi, autant d'entrées dans un pays...  (De belles citations au passage sur le pouvoir des mots et de la langue, des dizaines à noter (et les Valseuses à re-regarder!  La langue française se métamorphosait en baguette magique pour combattre le réel et sauver ce qui restait de l'enchantement de l'enfance.) 

Mais au delà de ces thèmes du déracinement (entre souvenirs et espoir) , de l'intégration, il y a la formidable histoire de cette famille autant fantasque que dysfonctionnelle, avec des personnages aussi truculents que cabossés, des tantes au tout petit frère, les parents, les relations plus que complexes entre les soeurs...
La petite Shirin se détache peu à peu de l'emprise et du poids du passé, l'apprivoise et devient une jeune femme que l'on a beaucoup de plaisir à voir évoluer.

Ce sont aussi les histoires dans l'histoire, avec ces récits persans enchassés dans le roman, en écho au destin de certains personnages. On voyage, on rêve, en compagnie de Siyavash et des autres...

Et, comme le titre l'indique, il y est aussi question d'amour... amour familial, amour tout court, amours contrariées toujours... 

Bref, un roman très riche, et une bien belle plume, à découvrir sans attendre!


En écho à
Je change de file De Sarah Doraghi


ou
Désorientale de Negar Djavadi



Comments system