jeudi 19 juillet 2018

Hedda de Sigrid Carre Lecoindre #off18

La Manufacture

du 06 au 26 juillet Relâches les 12 et 19 juillet à 14h45
Mise en scène : Lena Paugam
Avec : Lena Paugam 
Chorégraphie : Bastien Lefèvre Création sonore : Lucas Lelièvre Scénographie : Juliette Azémar Création lumière : Jennifer Montesantos
Joué en français, surtitré en anglais.
HEDDA commence de la façon la plus quotidienne et s’achève aux confins du froid et de la peur. On y raconte l’histoire d’un couple qui observe, au fil des jours, la violence prendre place sur le canapé du salon, s’installer et tout dévorer. A la lisière du conte, par le biais d’une écriture à la fois sensible et incisive, Sigrid Carré Lecoindre et Lena Paugam nous invitent à nous détacher des réflexions binaires et des jugements hâtifs. Elles inventent ici les mots pour dire la coexistence de la détresse et de l’amour, quand les évènements nous échappent et nous isolent.
https://lamanufacture.org/spectacle/hedda-2/2018-07-06/#iLightbox[postimages]/0


Pourquoi ce spectacle?
Parce que je fais confiance à la programmation de la Manufacture et que j'étais curieuse de voir comment l'on pouvait traiter un tel thème sur scène.
photos


Mon petit mot

Cela démarre lentement... une femme, qui semble un peu perdue nous raconte une histoire.
Une histoire ? D'amour?
Elle hésite, digresse, parle de rencontre, de séduction,  semble bien peu sûre d'elle, contrairement à l'homme qu'elle dépeint.
Peu à peu, tout s'installe, dans un camaïeu de bleu, les coups, l'eau glacée où elle se plonge,une froideur, un certain détachement même qui rend l'histoire "écoutable"  et nous voyons Hedda se désintégrer doucement devant nos yeux... dans ses yeux.

La manipulation, l'anéantissement de l'estime de soi, la violence psychologique, avant la violence physique.
Nous sommes dans la "bonne société", elle a un métier, la violence n'en est pas moins terrible.  Elle même pose la question, partir ? Espérer encore un changement ? Espérer lui plaire encore ?

Le spectacle questionne, et ne laisse pas indifférent!

Le point de départ en est une histoire vraie, celle de l'américaine Hedda Nussbaum, accusée par son mari d’avoir tué sa fille adoptive. Ses défenseurs la présentèrent comme victime de violences physiques et psychologiques par son mari.



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