vendredi 1 juin 2018

Voyage en Sicile 2 Monreale environs de Palerme Solunto Terrasini Aspra Bagheria Caccamo

Avant de quitter Palerme, passage obligé par Monreale!
La cathédrale Santa Maria Nuova porte le titre de basilique papale mineure. Elle est célèbre pour son cloître et ses mosaïques byzantines Sa construction est menée des années 1172 à 1176, commanditée par Guillaume II le Bon. La cathédrale et le cloître sont représentatifs du style arabo-normand byzantin, synthèse des trois différentes cultures présentes en Sicile à cette époque.


La cathédrale a une longueur de 102 mètres, une largeur de 40 mètres et une hauteur de 35 mètres. Sa façade est flanquée latéralement de deux tours.
 

Les murs et le sol de la cathédrale sont recouverts de marbre dans leur partie inférieure, dans le style byzantin, comme à Sainte-Sophie de Constantinople et Saint-Marc de Venise. Le reste est entièrement couvert de mosaïques byzantines sur fond d'or, exécutées jusqu’à la seconde moitié du XIIIe siècle par des artistes locaux et d'autres venus de Constantinople, de Venise, etc.leur superficie totale étant de 6 340 m2 (10 000 m2 selon les derniers mesurages effectués), avec en particulier un immense Christ Pantocrator et une Vierge Immaculée à l'Enfant









Le cloître est la seule partie restante du monastère bénédictin appartenant au complexe de bâtiments de la cathédrale. Ses dimensions sont de 47 x 47 m.



























À l'angle sud-ouest du cloître s'appuie la colonnade d'un édicule - appelé le "petit cloître" - au centre duquel s'élève un autre pilier à cannelures en zigzag terminé par une sphère, d'où jaillit l'eau qui ruisselle le long de la colonne et retombe dans une vasque. C'est la "Fontaine du roi" voulue par Guillaume II.

Dans la brume, la baie de Palerme...





Dans notre liste : pour une prochaine fois dans la région :

Solunto

Cette zone archéologique, située sur un plateau du mont Catalfano, témoigne de la ville devenue romaine pendant la première guerre punique au IIIe siècle av. J.-C. avant d'être abandonnée, pour des raisons inconnues, au IIe siècle av. J.-C. Il ne reste pas grand-chose de l'ancienne cité romaine, cependant les ruines donnent une assez bonne idée de ce qu'elle pouvait être dans une époque lointaine, avec ses rues pavées, ses citernes et ses blocs d'habitations. En parcourant la rue principale, on croise le gymnase, partie la mieux conservée de l'ensemble, avec son péristyle à double colonnade, ses fragments de pavements en mosaïque et ses peintures du Ier siècle av. J.-C. Parmi les habitations intéressantes, on peut citer la riche maison de Leda, ornée de belles mosaïques, et ses nombreuses citernes.
vues



Caccamo

https://siviaggia.it/guide-pocket/foto/10-cose-a-caccamo-pa/51379/attachment/51976/


Bagheria


En 1658, Giuseppe Branciforti, prince de Butera et ancien vice-roi de Sicile, s'installa à cet endroit et édifia une grande villa. Au début du XVIIIe siècle, d'autres aristocrates siciliens l'imitèrent et construisirent à Bagheria des résidences typiques du baroque sicilien, pour s'y reposer de la vie de Palerme, ce qui en fit une villégiature à la mode, volontiers visitée par les voyageurs du Grand Tour au cours des XVIIIe et XIXe siècles, tels Johann Wolfgang von Goethe ou Karl Friedrich Schinkel.
La plus célèbre est la villa Palagonia, propriété des princes Gravina di Palagonia, construite en 1715 par l'architecte Tommaso Napoli et appelée la « villa des Monstres » en raison des statues de pierre qui ornent le jardin et le sommet du mur d'enceinte, renommée pour la complexité de son escalier extérieur à double volée de marches, ses façades incurvées, ses marbres d'intérieur et son salon au plafond de miroirs brisés.
http://www.vivisicilia.com/bagheria/


 http://www.italianways.com/sicilian-enlightenment-in-villa-valguarnera/



 http://www.italianways.com/villa-palagonia-in-bagheria-folly-and-esotericism/





Aspra






Terrasini

MUSÉE CIVIQUE D'HISTOIRE NATURELLE ET MUSÉE DE LA CHARRETTE
Installé dans le palais d'Aumale qui fut celui du duc d'Aumale, alias Henri d'Orléans, quatrième fils de Louis-Philippe, roi de France, et Marie-Amélie de Bourbon, le musée est articulé autour de trois collections différentes. La section historique et archéologique fait la part belle aux bateaux, avec des épaves romaines trouvées sur la côte, mais elle présente également un condensé des différentes époques de l'histoire sicilienne, à travers du matériel trouvé dans les environs. La section d'histoire naturelle présente les oiseaux et les insectes qui peuplent la Sicile, à demeure ou au cours de leurs vols migratoires, mais aussi des collections de minéraux. Enfin, la section ethno-anthropologique est un remarquable musée de la charrette sicilienne.








La charrette sicilienne
Au temps où les automobiles n’existaient pas encore, les familles aisées de Sicile se déplaçaient en calèche de luxe, décorées, portant parfois les armes de la famille.
Au XVIIIe siècle, il vint à l’idée que les charrettes de travail pouvaient aussi être décorées. Les familles de paysans se mirent donc à les peindre de mille couleurs, comme pour rivaliser avec celles des grandes familles ou du moins, leur ressembler. Ainsi  est née cette coutume de la charrette sicilienne bariolée.
Les propriétaires prirent l’habitude de les décorer de scènes religieuses. Bientôt, parallèlement au développement des marionnettes et de la chanson de geste, les illustrations bibliques voisinèrent avec des scènes tirées de la Chanson de Roland.

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