samedi 30 juin 2018

Voyage en Sicile 16 Lipari 1 ports maisons colorées musée archéologique masques théâtraux

Avant-dernière étape de notre découverte de la Sicile, les îles éoliennes, avec 4 nuits sur l'île de Lipari.
Au départ de Milazzo, une heure de traversée en aéroglisseur, avec une belle vue au passage sur Vulcano.





Cet archipel comporte dix-sept îles, dont sept sont habitées. Toutes ont une origine volcanique mais seules Vulcano et Stromboli ont encore un volcan actif. Sous Mussolini, un camp de prisonniers politiques est établi de 1925 à 1940 sur ces îles, surnommées alors les “ bagnes de feu”
  • Lipari, 10 554 habitants, où on trouve des carrières de pierre-ponce ;
  • Salina, 2 300 habitants, tire son nom des exploitations de sel qui s'y trouvaient ;
  • Vulcano, 717 habitants, dont le volcan (391 mètres d'altitude) en sommeil depuis 1890, émet des fumerolles sulfurées. Au bord de la mer, des bains de boue sulfureuse soulagent différentes affections ;
  • Stromboli, 420 habitants, avec un volcan qui connaît une activité importante ;
  • Panarea, 280 habitants, ne mesure que 3,4 km2 ;
  • Filicudi, 250 habitants, comporte 6 volcans éteints ;
  • Alicudi, 150 habitants, est l'île la plus occidentale de l'archipel.
A la découverte de Lipari!
Ses petits villages, ses différents ports :

Marina Corta, au pied de la citadelle, avec se petite église, d'où nous embarquerons pour Vulcano et Stromboli.

Une bonne adresse à noter sur le port, le Caffe' la Vela en particulier pour ses granite!








Vue depuis la citadelle







Le Porto di Pignataro, en allant vers Canneto


Côté Marina Lunga, où nous sommes arrivés et repartis pour Milazzo


depuis la terrasse située près de la mairie de Lipari

Si l'on vient dans les îles éoliennes pour la mer et les volcans, les ruelles de Lipari, très colorées, ont beaucoup de charme aussi, de belles balades à faire dans l'île côté nature comme côté "ville".
















L'île de Lipari est la plus grande des îles Eoliennes (37 km2). L'exploitation des gisements d'obsidienne et de la pierre ponce produite par l'activité volcanique a fait de Lipari un foyer de civilisation dès l'âge de bronze.

Lipari est dominée par une forteresse, construite sur la roche volcanique surplombant la mer où l’on trouve trace des différentes dominations de la ville, grecque, romaine, byzantine ;arabe ; normande ,souabe, aragonaise et espagnole!

Dans la citadelle, on trouve les fortifications espagnoles, une tour grecque, des constructions médiévales, l'église Sainte-Catherine, une zone de fouilles archéologiques, la chapelle de l'Addolorata et l'église de l'Immaculée et, enfin la cathédrale dédiée à Saint-Barthélémy ! 
Un passionnant musée archéologique y a été installé





 
Cathédrale Saint-Barthélemy de Lipari
Située dans la citadelle , elle est de fondation médiévale, mais a été reconstruite à l'époque espagnole et dotée d'une nouvelle façade au 19e s. Le cloître remonte, lui, à la période normande.



et un charmant chat nous aura accompagné toute notre visite! (avec croquettes à disposition près de l'accueil des visiteurs!)










Dans le château se trouve le musée archéologique qui témoigne de l’occupation des îles dès le Néolithique ainsi que de l’importance de la commercialisation de l’obsidienne dès le Vème millénaire avant JC!





De la vaisselle, des sculptures,  des amphores par centaine, une collection d'une richesse impressionnante!

et surtout une incroyable collection liée au théâtre!

Les nombreux exemples de statuettes et de masques liés aux genres théâtraux ( tragédie , drame satirique, comédie et farce) proviennent pour la plupart des objets funéraires des tombes du district de Diana.
Ce sont des reproductions en miniature des masques que les acteurs portaient pour interpréter leurs rôles, y compris les rôles féminins.
A côté des masques, des figurines de danseurs , de jongleurs, de satyres et de silènes, compagnons de Dionysos, à qui étaient consacrées les représentations théâtrales. Le caractère exceptionnel des découvertes de Lipari est son abondance:  plus de 1000 pièces, d'une période entre le quatrième siècle. J.-C. et 252-251 av. J.-C.
L'identification des masques est basée sur la description donnée dans l' Onomastikon par Giulio Polluce, qui a vécu au deuxième siècle. J.-C.,qui comprenait 44 types différents, presque tous reconnus dans les découvertes de Lipari.
















Pour en savoir plus
http://www.regione.sicilia.it/beniculturali/museolipari/pagina.asp?Idsez4=5



et un coup de coeur pour ces statuettes présentant des scènes de la vie quotidienne, trouvées dans une tombe d'enfant (475/450 av JC) 







Et tout pour la cuisine!


Le théâtre antique a été reconstruit dans le parc archéologique attenant.





Au retour de Stromboli...


2 commentaires:

  1. Un bien beau billet, merci d'avoir partagé ces photos ! J'ai pas mal voyagé en Italie et y retourne cet été mais il me reste encore à découvrir ses îles.

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