mardi 27 mars 2018

Ultra-Girl contre Schopenhauer #WET #Tours

texte et mise en scène Cédric Roulliat
avec David Bescond, Sahra Daugreilh et Laure Giappiconi

musiques Laurent Péju
scénographie Caroline Oriot et Guillaume Ponroy avec l’aide d’Elise Siegwald, Elise Speicher et Marcel Mariotte
lumières Fabrice Guilbert et Arthur Magnier
son Baptiste Tanné et Teddy Mira

http://cdntours.fr/spectacle/ultra-girl-contre-schopenhauer

La présentation du théâtre


C’est quoi ? Lyon, années 80. Dans son appartement digne d’Almodovar, Hedwige traduit en français les aventures d’Ultra-Girl. Mais, entre deux bulles, les rêves, les souvenirs et les fantasmes s’invitent. Commence un détonnant ballet parlé-chanté, entre chorégraphies siamoises, playbacks doux-amers et fétichisme citationnel – le tout, joyeusement pop, mené par Ultra-Girl et Schopenhauer en personne !

C’est qui ? Un photographe et vidéaste lyonnais, Cédric Roulliat, dont l’univers baroque, glamour et éminemment théâtral illustre depuis plusieurs années différents magazines, programmes et catalogues (dont le programme du WETº 3).Avec deux comédiennes et un comédien, complices réguliers de son travail, il présente ici sa première mise en scène.

 Mon petit mot



Le titre m'a intriguée, ainsi que la photo d'accroche, avec ce décor que l'on pourrait en effet croire tout droit sorti d'un film d'Almodovar!

De qui s'agit-il?
Arthur Schopenhauer, philosophe allemand, né le 22 février 1788 à Dantzig, ... (qu'ils sont loin mes souvenirs de philo!)
Suzanna Sherman, alias Ultra Girl, super-héroïne créée par la scénariste Barbara Kesel et le dessinateur Leonard Kirk, qui apparaît pour la première fois en 1996.
Le lien entre les deux n'est donc pas évident à première vue!

Il se fait par l'entremise du personnage d'Edwige, traductrice de son métier, qui nous ouvre son appartement, et son imaginaire.

Beaucoup d'inventivité dans la narration, mais aussi dans ces modalités, entre passages chantés, play-back et de multiples références à des films (certaines m'ont échappé, ma culture dans ce domaine est très lacunaire!), le rire arrive vite!

On réfléchit aussi, entre autres sur la construction de soi, et de l'influence de nos lectures, des films vus sur notre identité, mais aussi sur l'image de la femme à travers la super-héroïne, à la fois aventurière, justicière, et sex-symbol.

Schopenhauer est finalement presque anecdotique, il aurait peut-être fallu pousser encore plus loin la confrontation des univers. Le propos reste très ouvert, chacun y prendra ce qu'il a envie.

Et nous, quelles œuvres de fiction nous ont marqué, nous ont fait évoluer, changer ?


Ce qu'il en restera de façon certaine? Plusieurs visuels et trois interprètes de talent !

ultra girl contre schopenhauer


2 commentaires:

  1. J'ai lu récemment, de Schopenhauer, l'art d'avoir toujours raison...
    D'ailleurs, à ce propos on sait bien que les femmes (dont font partie les super-héroïnes)ont toujours raison.
    C'est pourquoi, inutile de contredire une femme... mieux vaut attendre qu'elle change d'avis !

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    1. j'avoue que je connais très mal ses écrits... !

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