jeudi 22 mars 2018

Les chatouilles ou la danse de la colère Andréa Bescond

Espace Malraux, Joué les tours
Dans le cadre du festival Bruissements d’Elles
https://andreabescond.com/les-chatouilles-le-spectacle/
Écrit et interprété par Andréa Bescond
Mise en scène : Éric Métayer

Molière 2016 du Seul(e) en scène

Les chatouilles ou la danse de la colère, c’est l’histoire d’Odette, une jeune fille de 8 ans dont l’enfance a été volée.
Elle aime rire et dessiner. Pour qu’on la comprenne, elle danse. Car Odette n’a que 8 ans lorsque Gilbert, un « ami » de la famille, l’entraine dans des séances de chatouilles secrètes. Et cette histoire, Andréa Bescond la connait bien, puisque c’est la sienne. Elle raconte ici son enfance salie et les conséquences sur sa vie d’adulte.
À travers une galerie de personnages entre rires et émotions et une mise en scène subtile d’Éric Métayer, les mots et la danse s'entremêlent et permettent à Andréa Bescond de transporter le spectateur dans un grand huit émotionnel pour briser les tabous.


Mon petit mot

Bien plus qu'un spectacle, "Les chatouilles", c'est un témoignage, une leçon de vie, un plaidoyer, et bien plus encore, c'est un spectacle à voir, et à faire voir, pour libérer la parole, pour ouvrir les yeux, pour oser parler et oser entendre.
Oser tendre la main.

Je l'avais vu une première fois lors du festival d'Avignon :

Les chatouilles Andréa Bescond
 

je n'ai pas résisté au plaisir de le revoir une seconde fois lors de son passage en Touraine, et alors qu'il s'agit des toutes dernières dates avec sa créatrice (en attendant le film qui en est issu à ne pas manquer en septembre) . 

L'occasion une fois encore de saluer le talent d'Andréa Bescond pour interpréter l'ensemble des personnages, passer si vite de l'un à l'autre, d'un geste, d'une intonation... et pour les parties dansées ! 
L'occasion de réfléchir une fois de plus au rôle de l'entourage, qui n'a rien vu (rien voulu voir), rien senti du drame vécu par Odette et de toutes les répercussions sur sa vie de jeune femme.

Le spectacle était encore très présent dans ma mémoire, et je me suis pourtant fait cueillir par l'émotion exactement aux mêmes moments qu'à Avignon... Certaines réflexions si horrifiantes de la mère chez la psy, tout comme l'accueil au commissariat, le procès, Rudolf Noureev quittant son poster... 
Et puis il y a les passages plus légers des souvenirs avec la prof de danse et du petit Benjamin ou encore les comédies musicales et cette alternance bien dosée entre humour et tragique.  

On en sort ému, mais aussi plein d'énergie, en espérant que nous soyons tous plus que jamais vigilant envers les autres et tout particulièrement les plus jeunes.
Andréa Bescond donne quelques chiffres terrifiants à la fin du spectacle, et alors que le texte de Marlène Schiappa fait couler beaucoup d'encre, la libération de la parole est plus que jamais nécessaire.

Pour ne pas manquer les dernières dates :





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