mercredi 31 janvier 2018

wet° / festival de jeune création contemporaine #Tours

 Le printemps sera créatif!
Entre Spot, Super Flux et le WET, il y en aura pour tous les goûts fin mars à Tours!



Hier soir était dévoilée la programmation du 3ème festival WET au CDN de Tours, et c'est avec beaucoup de curiosité que l'on découvre la liste des 10 spectacles présentés, des jeunes compagnies, des propositions qui s'annoncent étonnantes, quelle bonne idée que ce festival!

Pour le thème (de l'enfermement aux sorcières), le mélange des genres, ou encore parce que l'on y retrouve les comédiens du JTRC, j'ai retenu tout particulièrement : 


le monde renversé

Des panthères et des oiseaux (comédie romantique)

La rage / et à la fin, nous serions tous heureux

Ultra Girl contre Schopenhauer

Un jour j'ai rêvé d'être toi


Les autres spectacles à découvrir :
Jusqu'ici tout va bien


Le Songe d’une nuit d’été

J’abandonne une partie de moi que j'adapte

Je suis la bête

Mon bras

Pour tout savoir et réserver, c'est ici !
http://cdntours.fr/festival-wet
 Maintenant, je me plonge dans le planning!



mardi 30 janvier 2018

en janvier...

bonnes résolutions de lectures tenues, une sortie de PAL et une BD entre deux découvertes de la rentrée de janvier, sans oublier de continuer à explorer les parutions de septembre!
Mais aussi un coup d'oeil dansle retro avec les photos d'un voyage de 2011 !



Les pas très anciens

côté PAL

Côté BD

Mon père, chasseur de monstres de Stéphane Sénégas

Dans les archives du disque dur, un voyage entre Milan et la Lombardie

Mantoue

Bergame et Brescia



Milan


La chartreuse de Pavie



Côté théâtre, cinéma et exposition :

DÎNER EN VILLE Christine Angot / Richard Brunel #tours






dimanche 28 janvier 2018

La serpe de Philippe Jaenada

Julliard, août 2017

J'ai suivi les conseils de Lisa Balavoine dans Eparse, j'ai enfin lu le dernier Jaenada!
J'avais apprécié La petite femelle, on retrouve ici son style particulier, ses digressions, ses parenthèse interminables, qui font tout son charme!


La petite femelle Philippe JAENADA








Petite, j'aimais beaucoup jouer au Cluedo, de Mademoiselle Rose au Colonel Moutarde, du petit salon au grand, de très bons souvenirs!
Ici, dès le début, avec le plan du château où a eu lieu le drame j'ai replongé avec bonheur dans la même ambiance.
Plus qu'un roman, c'est ensuite une véritable enquête, très documentée, entre archives, presse de l'époque, et autres témoignages, à laquelle s'est livré l'auteur.

Henri Girard , un sacré personnage! Innocent, coupable? Et si ce n'est pas lui, qui?
D'incohérences du procès aux lacunes de l'enquête, des zones troubles il y en a... largement de quoi faire un roman en tout cas!
Tout comme la personnalité du héros, qui donne envie de relire Le salaire de la peur, dont il est l'auteur.

Philippe Jaenada fait durer le suspens, s'adresse au lecteur, raconte sa vie, revient à son roman précédent, nous égare ( et nous énerve parfois! ) pour finalement mieux nous accrocher, c'est un pavé mais qui se lit au final assez vite.

Bref, si le procédé peut finir par lasser un peu, cela reste un livre très intéressant et il n'y a plus qu'à souhaiter que l'auteur rouvre d'autres dossiers du même genre!


Pour en savoir plus, la présentation de l'éditeur :
Un matin d'octobre 1941, dans un château sinistre au fin fond du Périgord, Henri Girard appelle au secours : dans la nuit, son père, sa tante et la bonne ont été massacrés à coups de serpe. Il est le seul survivant. Toutes les portes étaient fermées, aucune effraction n'est constatée. Dépensier, arrogant, violent, le jeune homme est l'unique héritier des victimes. Deux jours plus tôt, il a emprunté l'arme du crime aux voisins. Pourtant, au terme d'un procès retentissant (et trouble par certains aspects), il est acquitté et l'enquête abandonnée. Alors que l'opinion publique reste convaincue de sa culpabilité, Henri s'exile au Venezuela. Il rentre en France en 1950 avec le manuscrit du Salaire de la peur, écrit sous le pseudonyme de Georges Arnaud.
Jamais le mystère du triple assassinat du château d'Escoire ne sera élucidé, laissant planer autour d'Henri Girard, jusqu'à la fin de sa vie (qui fut complexe, bouillonnante, exemplaire à bien des égards), un halo noir et sulfureux. Jamais, jusqu'à ce qu'un écrivain têtu et minutieux s'en mêle...
Un fait divers aussi diabolique, un personnage aussi ambigu qu'Henri Girard ne pouvaient laisser Philippe Jaenada indifférent. Enfilant le costume de l'inspecteur amateur (complètement loufoque, mais plus sagace qu'il n'y paraît), il s'est plongé dans les archives, a reconstitué l'enquête et déniché les indices les plus ténus pour nous livrer ce récit haletant dont l'issue pourrait bien résoudre une énigme vieille de soixante-quinze ans.



samedi 27 janvier 2018

LES BACCHANTES Euripide / Sara Llorca Théâtre Olympia #Tours

Les Bacchantes d’Euripide d’après la traduction de Jean et Mayotte Bollack, adaptée par Sara LLorca (avec Charlotte Farcet et Guillaume Clayssen) avec Henri Berguin.


Mise en scène et adaptation Sara Llorca
Dramaturgie Guillaume Clayssen   Assistante à la mise en scène Lou Henry , Scénographie Mathieu Lorry-Dupuy, Lumière Léo Thévenon, Costumes et Accessoires Mariette Niquet-Rioux, Musique Benoît Lugué et Martin Wangermée, Son Axel Pfirrmann (Studio Sextan-La Fonderie), Regard chorégraphique Thierry Thieû Niang, Collaboration artistique chœurs Kên Higelin, Régie générale et plateau Julie Roëls

Avec  Anne Alvaro, Ulrich N'Toyo, Jocelyn Lagarrigue, Sara Llorca, Benoît Lugué

http://cdntours.fr/spectacle/les-bacchantes


Après des années d’absence, Dionysos, fils de Zeus, rentre à Thèbes, sa ville natale. On refuse de l’honorer. Pour se venger, il jette une malédiction aux femmes et les envoie, délirantes, se livrer à l’orgie dans la montagne. Gare à celles et ceux qui voudraient les observer en secret…

Après un premier travail fondateur sur Sarah Kane, la Compagnie du Hasard Objectif, dirigée par la metteure en scène Sara Llorca, continue d’explorer la question de la folie. Elle s’intéresse à ses manifestations possibles, et interroge du même coup les normes qui régissent (et qui brident ?) nos sociétés. Quel rapport maintient-on aujourd’hui à l’ordre, aux règles, à la bienséance ? Quelle place peuvent encore s’approprier ou revendiquer l’excès et le débordement ?
Deux mille ans après sa création, la tragédie d’Euripide reste un espace d’expression privilégié pour la démesure. Entre réécriture et improvisation, Sara Llorca et ses collaborateurs réveillent l’œuvre furieuse. L’énigmatique et fascinante présence d’Anne Alvaro, dans le rôle de Dionysos, participe à un travail de relecture puissant et organique. Au croisement des arts plastiques, de la musique, de la danse et du théâtre, Les Bacchantes déploie tout un panel de sensations fortes qui ravivent la mystérieuse intuition que le théâtre antique ne nous est pas si étranger.



Mon petit mot

Rock'n'roll Euripide?
C'est en tout cas l'accompagnement musical choisi pour cette mise en scène.

Musiciens, chanteuse (Sara Llorca, elle-même, dont la tenue est l'essentiel de ce qu'auront retenu du spectacle les lycéens placés derrière moi!) , néons... de quoi revisiter les fêtes bachiques, et pourquoi pas!

Un travail intéressant sur la diction, les voix, parlées ou chantées, qui remplacent le chœur mais aussi le travestissement... il y a beaucoup de passages narratifs, et il faut toute la conviction des interprètes pour maintenir  l'attention du public!

En terme de message, on s'interroge... ce n'est pas  forcément la plus explicite des pièces d'Euripide, respect envers les Dieux, dénonciation des "sectes", méfiance envers l'étranger, différences hommes-femmes... , ces thèmes nous parlent toujours (hélas ! ) et c'est bien le propre des grands textes, même si d'autres permettent peut-être de faire des liens plus évidents avec notre époque.

En tout cas, c'est une bonne façon de se replonger dans la mythologie, et  dans l'histoire de ce personnage "né de la cuisse de Jupiter" pardon, de Zeus!



jeudi 25 janvier 2018

Paddigton 2 L'échange des princesses

Où je suis plus allée au cinéma en un mois que de toute l'année dernière!
Aucune séance en 2017, 2 en janvier 2018 , cela vaut le coup d'ouvrir une nouvelle rubrique ici!

Pour commencer, bonne humeur, tendresse et vues de Londres avec l'adorable Paddington




J'ai découvert bien tardivement le 1 lors de son passage TV qui m'a rappelé de bons souvenirs de mon voyage à Londres, les maisons de Nothing Hill en particulier.
On les retrouve avec bonheur ici, Hugh Grant en prime, dans un rôle de méchant pas si méchant mais très drôle en acteur sur le retour reconverti dans la promotion de pâtée pour chien !

On se promène autour de Tower Bridge, de la cathédrale Saint-Paul et à l'intérieur d'un magnifique livre pop-up (un très beau passage quand le petit ours s'y promène avec tante Lucie!).

Beaux sentiments, entraide, politesse... mais aussi rires et émotions, de quoi passer un très bon moment, pour les petits comme pour les grands!

Synopsis
Paddington coule des jours heureux chez les Brown, sa famille d’adoption, dans un quartier paisible de Londres, où il est apprécié de tous. Alors qu’il recherche un cadeau exceptionnel pour les cent ans de sa tante adorée, il repère un magnifique livre animé, très ancien, chez un antiquaire. Pas de temps à perdre : il enchaîne les petits boulots pour pouvoir l’acheter ! Mais lorsque le précieux ouvrage est volé, Paddington est accusé à tort et incarcéré. Convaincus de son innocence, les Brown se lancent dans une enquête pour retrouver le coupable…
Comédie de Paul King
Avec Hugh Grant, Brendan Gleeson, Jim Broadbent, Hugh Bonneville ...

L'échange des princesses


Dans un tout autre registre, ayant beaucoup aimé le livre : L'échange des princesses... j'ai vu également son adaptation au cinéma, qui m'a un peu moins emballée.


Il y a du bon pourtant : très beaux costumes, jeu des enfants idéal (la plus petite est vraiment craquante), et le duo Madame de Ventadour ( Catherine Mouchet)- la princesse Palatine (Andréa Fereol) apporte une touche d'humanité bienvenue dans la noirceur globale et permet de faire passer pas mal de messages !

L' adaptation est très proche du roman, mais peut-être justement parce que je connaissais la fin de l'histoire, j'ai ressenti finalement assez peu d'émotions ... et il m'a manqué des paysages d'Espagne que je m'attendais à voir !

L'échange des princesses



En revanche, si vous ne connaissez pas ces marchés sordides de "viande à marier" qu'étaient les princesses de l'époque, ces manigances politiquo-familiales où la vie des unes n'est pas plus importante que le bonheur de l'autre, c'est un film à voir absolument pour ce pan de l'histoire que l'on connaît peu finalement... qu'elles ne font pas rêver ces vies de princesses!



Réalisation Marc Dugain
Scénario Marc Dugain et Chantal Thomas
Avec : Lambert Wilson, Anamaria Vartolomei, Olivier Gourmet, Catherine Mouchet, Kacey Mottet Klein...
En 1721, afin de maintenir la fragile paix obtenue après la guerre de Succession d'Espagne, le régent du Royaume de France, Philippe d'Orléans, organise un « échange » de princesses royales qui débouche sur les fiançailles du roi de France, Louis XV, âgé de 11 ans, avec Marie Anne Victoire d'Espagne, âgée de 3 ans, et celles du prince héritier espagnol Louis, 14 ans, avec Louise-Élisabeth d'Orléans, 12 ans. Mais ces unions apparaissent compromises.

mercredi 24 janvier 2018

PERSONNE(S), Installation pour un théâtre immobile Hôtel Goüin


  Bérangère Vantusso et Marguerite Bordat – compagnie trois-six-trente
http://www.hotelgouin.fr/

J'ai vu au Théâtre Olympia deux spectacles avec les marionnettes de Bérangère Vantusso et Marguerite Bordat :


 Cette exposition dans le cadre de l'Hôtel Goüin de Tours (à la façade magnifiquement bien restaurée, qui accueille une oeuvre de Calder dans sa cour) est l'occasion de pouvoir admirer de plus près ses marionnettes hyper réalistes.


Trois installations : les sentinelles, les oiseaux et la chambre, ainsi que des photos de la conception d'un des personnages et des textes diffusés dans La chambre, sont à découvrir.





On est invité à s'asseoir sur le banc d'en face, et à laisser vagabonder notre imagination..



 un univers qui mérite d'être découvert!

mardi 23 janvier 2018

La chartreuse de Pavie

Pour terminer cette série souvenirs de voyage de 2011, la dernière halte :

La magnifique chartreuse de Pavie
pour terminer en beauté!

La chartreuse de Pavie fut fondée en 1396 par Galeazzo Visconti. Sa façade est recouverte de sculptures exécutées par les frères Mantagazza et par Amadeo ! 
À l'intérieur, tombeau du fondateur, triptyque réalisé par Baldassare degli Embriachi en dents d'hippopotame et en ivoire, deux cloîtres, le réfectoire , les cellules où logent les moines (avec petit jardin, bien équipée!)
Photos interdites, quels aperçus pris sur le web
italiamappe.it
https://commons.wikimedia.org/wiki/Certosa_di_Pavia?uselang=fr



dimanche 21 janvier 2018

Éparse, Lisa Balavoine

Lattès
Voici un livre qui mérite bien son titre!


Un premier roman étonnant... roman ... pas vraiment d'ailleurs, le choix narratif est différent et fait tout l'intérêt et l'originalité de ce texte. 

Recueil de pensées, de souvenirs, sous forme de listes souvent, entrecoupées de paroles de chansons (on trouve la bande originale d'ailleurs à la fin) , de films et autres instantanés de la vie quotidienne , entre amours, enfants, séparation, relations compliquées avec sa mère, ainsi que des définitions de mots inventés, le principe m'a séduite!

A travers eux, par bribes, on découvre la vie d'une quarantenaire divorcée, je pense que les lectrices d'un âge voisin s'y retrouveront beaucoup, les mêmes souvenirs musicaux peut-être, les mêmes situations, de la rencontre amoureuse aux soucis de la garde alternée ... et le cas particulier devient miroir... 

Pour les autres, de quoi passer également un bon moment de lecture, il y a de l'humour, beaucoup d'auto-dérision, et des personnages franchement attachants!



Présentation de l'éditeur


À travers une série de fragments, Lisa Balavoine – la quarantaine, divorcée et mère imparfaite de trois enfants – fait le tour de son existence comme on fait le tour du propriétaire, et signe le roman espiègle et nostalgique de toute une génération.
Convoquant la mémoire de chansons, de films, d’événements emblématiques des années 80 à aujourd’hui, entremêlant souvenirs de jeunesse et instantanés de sa vie quotidienne, elle fait de son histoire intime un récit dans lequel chacun peut se reconnaître. Car les questions qu’elle pose (sur l’éternel recommencement de l’amour, sur les héritages et la transmission…) sont les nôtres. Car ses doutes, ses joies, ses peines fugaces ou durables, nous les connaissons. Car les inventaires audacieux qu’elle propose (description à la Perec d’un tiroir de salle de bain, arguments pour ou contre la vie de couple, liste de ses phobies, déclarations d’amour aux acteurs qu’elle a aimés…) nous renvoient à nos propres obsessions.
Telle est la prouesse de ce livre : à mesure que l’auteur rassemble les morceaux de son puzzle personnel et tente l’autopsie de la première moitié de sa vie, c’est le lecteur qui se redécouvre lui-même.



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