vendredi 24 mars 2017

Celle qui fuit et celle qui reste, Elena Ferrante Tome 3

Elsa Damien (Traduction)  Paru le 3/01/2017 chez Gallimard
Après L’amie prodigieuse et Le nouveau nom, Celle qui fuit et celle qui reste est la suite de la formidable saga dans laquelle Elena Ferrante raconte cinquante ans d’histoire italienne et d’amitié entre ses deux héroïnes, Elena et Lila. Pour Elena, comme pour l’Italie, une période de grands bouleversements s’ouvre. Nous sommes à la fin des années soixante, les événements de 1968 s’annoncent, les mouvements féministes et protestataires s’organisent, et Elena, diplômée de l’École normale de Pise et entourée d’universitaires, est au premier rang. Même si les choix de Lila sont radicalement différents, les deux jeunes femmes sont toujours aussi proches, une relation faite d’amour et de haine, telles deux sœurs qui se ressembleraient trop. Et, une nouvelle fois, les circonstances vont les rapprocher, puis les éloigner, au cours de cette tumultueuse traversée des années soixante-dix.
Celle qui fuit et celle qui reste n’a rien à envier à ses deux prédécesseurs. À la dimension historique et intime s’ajoute même un volet politique, puisque les dix années que couvre le roman sont cruciales pour l’Italie, un pays en transformation, en marche vers la modernité. Celle qui fuit et celle qui reste


Mon petit mot

J'avais attendu d'avoir ce tome pour lire le deuxième et pouvoir ainsi en enchaîner deux, un vrai bonheur de prolonger le temps passé avec les héroïnes et dans cette Italie en pleine mutation! De Naples à Milan en passant par Florence, différents visages d'un pays qui n'évolue pas partout à la même vitesse.

Les thèmes deviennent plus acérés avec l'âge des protagonistes, du communisme au féminisme, du fascisme aux conditions de travail en usine et à l'arrivée de l'informatique.

Chacune se débat comme elle peut dans ce monde en mouvement, peu de soutien, si ce n'est celui des journaux et des livres .
Elles nous agacent parfois dans leur choix, nous émeuvent souvent, l'attachement ne faiblit pas (même si j'ai eu un petit passage à vide à la moitié de ce tome).

Alors maintenant, vivement la traduction du Tome 4!



mercredi 22 mars 2017

AVANTI ! avec Ingrid Chauvin et Francis Huster

espace Malraux Joué les Tours
Avec Francis Huster, Ingrid Chauvin, Alice Carel, Thierry Lopez, Romain Emon, Tony Librizzi
AUTEUR De Samuel TAYLOR
ADAPTATION Dominique PIAT
MISE EN SCÈNE Steve SUISSA
DÉCORS Ivan MAUSSION
LUMIÈRES Jacques ROUVEYROLLIS
COSTUMES Hervé Delachambre
MUSIQUES Maxime RICHELME

AVANTI, comédie romantique et délicate, baignée d’humour, éclairée par l’ironie gouailleuse et tendre des italiens, entraîne sous le soleil de Rome, Georges, un businessman américain puritain et Alison, une jolie comédienne anglaise, sur les traces de leurs parents décédés dans un accident de voiture. De réseaux internet bloqués en bureaux aux horaires décalés, de cercueils volés en chapelles napolitaines, nos héros auront bien du mal à retrouver leurs chers disparus… Mais, par la grâce d’un ludion diabolique nommé Baldo qui incarne à lui seul tout le charme et l’humour italien, ils découvriront une nouvelle façon d’appréhender la vie et pourquoi pas, le couple…  

Mon petit mot

Une soirée en Italie, cela vous dit?
Un hôtel dans un magnifique palais avec vue sur la vie éternelle ( joli décor) , de nombreuses musiques italiennes diffusées, et deux comédiens interprétant avec bonheur deux italiens, tout en caricatures et en stéréotypes, émaillant leur discours d'une multitude de répliques en italien, on s'y croit vraiment!
Et le "permesso ? " "avanti!", prend une nouvelle dimension!

Une comédie servie par une belle distribution, très équilibrée, j'avoue que c'est le nom de Francis Huster qui m'avait fait acheter ma place (plus que l'histoire, pas d'un fond marquant) , et pas déçue, bien au contraire! Une très belle découverte s'y ajoute, celle de Thierry Lopez, parfait en italien virevoltant! 

Bref, une soirée réussie grâce à l'Italie qui traverse les clichés pour donner malgré tout très envie de s'y rendre au plus vite,  plus que par le sujet de la pièce et le texte, mais réussie tout de même!
 

 

dimanche 19 mars 2017

L'amie prodigieuse Tome 2, Le nouveau nom, Elena Ferrante

Elsa Damien (Traduction)  janvier 2016
Naples, années soixante. Au cours de son repas de mariage, Lila découvre que son mari Stefano a offert les chaussures imaginées et dessinées par elle à Marcello Solara, qui règne sur le quartier avec son frère, Michele, deux hommes qu’elle déteste. Pour Lila, née pauvre et devenue riche en épousant l’épicier Carracci, c’est le début d’une période trouble : elle méprise son mari, refuse qu’il la touche, mais finit par céder. Elle va travailler dans la nouvelle boutique de la famille Carracci, tandis que Stefano ouvre également un magasin de chaussures en partenariat avec les Solara. De son côté, son amie Elena, la narratrice, continue ses études au lycée et est toujours amoureuse de Nino Sarratore, qui fréquente à présent l’université. Quand les vacances d’été arrivent, les deux amies partent pour Ischia en compagnie de Nunzia, la mère de Lila, et de Pinuccia, sa belle-soeur, car l’air de la mer doit aider Lila à prendre des forces pour qu’elle puisse donner un fils à Stefano. La famille Sarratore aussi est en vacances à Ischia et bientôt Lila et Elena revoient Nino. Le nouveau nom est la suite de L’amie prodigieuse , qui évoque l’enfance et l’adolescence de Lila et Elena. Avec force et justesse, Elena Ferrante y poursuit sa reconstitution d’un monde, Naples et l’Italie, et d’une époque, des années cinquante à nos jours, donnant naissance à une saga romanesque au souffle unique.

Mon petit mot

J'ai attendu d'avoir le tome 3 pour ouvrir celui là, afin de pouvoir les enchaîner rapidement, double plaisir!
J'avais beaucoup aimé le premier volume de la série, je trouve le deuxième un cran au dessus.

De nombreux rebondissements, des personnages qui s'étoffent, des trajectoires qui s'éloignent, de quoi multiplier les thématiques dans cette Italie des années 60.
Sexualité, éducation, maternité, la fin de l'adolescence est une période où la vie est loin d'être rose, pour les femmes tout particulièrement.

Mais il y a les livres, les études... est-ce suffisant?

Les quêtes des uns et des autres divergent parfois, réussite sociale, financière, familiale, intellectuelle, émancipation, liberté...  il y a de très portraits dans cet opus.

Et puis il y Naples, Ischia, Pise et toute l'Italie de l'époque, dans laquelle on se coule à leur suite.
Bref, sous le charme, et je vais attaquer le 3ème tome d'ici peu, hâte de savoir ce qui va arriver aux héroïnes!


Pour mémoire

mercredi 15 mars 2017

La part des flammes de Gaëlle Nohant

Mai 1897. Pendant trois jours, le Tout-Paris se presse rue Jean-Goujon à la plus mondaine des ventes de charité. Les regards convergent vers le comptoir n° 4, tenu par la charismatique duchesse d’Alençon. Au mépris du qu’en-dira-t-on, la princesse de Bavière a accordé le privilège de l’assister à Violaine de Raezal, ravissante veuve à la réputation sulfureuse, et à Constance d’Estingel, qui vient de rompre brutalement ses fiançailles.
 Dans un monde d’une politesse exquise qui vous assassine sur l’autel des convenances, la bonté de Sophie d’Alençon leur permettra-t-elle d’échapper au scandale ? Mues par un même désir de rédemption, ces trois rebelles verront leurs destins scellés lors de l’incendie du Bazar de la Charité.
 Enlèvement, duel, dévotion, La Part des flammes nous plonge dans le Paris de la fin du xixe au cœur d’une histoire follement romanesque qui allie avec subtilité émotion et gravité.
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Illustration de couverture : Jean Béraud, "Après la faute"

Mon petit mot

Décidément, ces lectures communes auront toutes été des réussites!
Après Anima, après Le garçon, un nouveau coup de coeur pour ce roman historique très réussi!

L'auteure nous plonge avec talent dans le Paris de la fin du XIX, un monde en mouvement, où le pire côtoie le meilleur.
A travers une belle galerie de personnages (auxquels on s'attache énormément! ) la grande histoire défile au travers de ces destins singuliers. Du cocher au Duc, nul strate de la société n'est oubliée.

 Le drame du Bazar de la Charité est un bon point de départ pour creuser les rapports de classes sociales ou encore la place de la femme au tournant du siècle sous l'angle des rapports mari-femme, parents-fille, ou encore médecin-patiente.
Comment cette tragédie va-t-elle faire évoluer les personnages?
L'équilibre est bien trouvé entre "l'historique" et le romanesque, des rebondissements, une "tenue en haleine" efficace du lecteur. Enlèvements, duel, tous les éléments des grands feuilletons historiques sont là, une grande touche de psychologie en plus.

Bref, un coup de coeur pour ce livre foisonnant de détails historiques, et des personnages que je n'avais pas envie de quitter!
 
Une LC  avec jostein,
objectif pal


dimanche 12 mars 2017

Théâtre du Cirque de la Touraine

Dans la série théâtres d'autrefois de la ville de Tours...

Dans la deuxième partie du XIXème siècle, un cirque ( du type du cirque d'hiver à Paris), se dressait sur les quais de la Loire, à l'emplacement actuel du monument américain devant la bibliothèque municipale.

Edifié en 1865, il s'appelait alors le Cirque Napoléon. Il fut reconstruit en 1884 et devient le Cirque de la Touraine. 

Notice culture.gouv:
En 1865, construction du premier cirque par Henri Racine sur un emplacement où se donnaient auparavant des spectacles dans des bâtiments provisoires, ce cirque, dit cirque Napoléon, était construit en brique et en bois, en 1884, il est détruit pour cause de vétusté, reconstruit par Marcel Boille, décor peint de Fromont, la salle prend alors le nom de cirque de la Touraine ; sert de salle de spectacles entre 1884 et 1889, pendant la reconstruction du théâtre de la rue de la Scellerie ; détruit en 1927 et à cet emplacement a été élevée la fontaine commémorative américaine


Utilisé comme salle de spectacles variés (on y joua du théâtre et de l'opéra lorsque le Grand théâtre était en travaux après l'incendie qui l'avait frappé, on y organisa aussi des bals, des concours de danse) et de réunions ( entre 1882 et 1905, Louise Michel y donna neuf conférences , la première, en 1882, traitait "Du progrès social et du rôle de la femme") puis comme cinéma, il fut finalement démoli en 1927. 
Pour en savoir plus larotative

Extraits de la saison 1884 - 1885 , à retrouver ici: saison-1884-1885
Théâtre du Cirque de la Touraine / direction Julia Klotz
Administrateur : Edouard Hilario


Le petit duc
Charles Lecocq
Opéra-comique en trois actes - Livret d'Henri Meilhac et Ludovic Halévy
Distribution : Le Petit Duc : Blanche Méry - La Duchesse : Mme Seguin - Frimousse : M. Gay - Montlandry : M. Seguin
Samedi 27 décembre 1884 soirée

Les dragons de Villars
Aimé Maillart
Opéra-comique en trois actes - Livret de Joseph Lockroy et Eugène Cormon
Distribution : Rose Friquet : Julia Klotz - Georgette : Mme Seguin - Sylvain : M. Kerman - Belamy : M. Seguin
+ Les forfaits de Pipermans (vaudeville en un acte d'Henri Chivot et Alfred Duru) [le 01/01]
+ Les crochets du père Martin (drame en trois actes d'Eugène Cormon et Eugène Grangé) [le 18/01]
Jeudi 1er, Dimanche 18 janvier 1885 soirée

La fille du régiment
Gaetano Donizetti
Opéra-bouffe en deux actes - Livret de Jules Vernoy de Saint-Georges et Jean-François Bayard
Distribution : Marie : Mlle Rousseau - Sulpice : M. Augé-Miramont - Tonio : M. Kerman - Hortensius : M. Gay
+ Les forfaits de Pipermans (vaudeville en un acte d'Henri Chivot et Alfred Duru)
Samedi 3 janvier 1885 soirée

En 1913

vendredi 10 mars 2017

Titus n'aimait pas Bérénice Nathalie Azoulai

Quand on parle d'amour en France, Racine arrive toujours dans la conversation, à un moment ou à un autre, surtout quand il est question de chagrin, d'abandon. On ne cite pas Corneille, on cite Racine. Les gens déclament ses vers même sans les comprendre pour vous signifier une empathie, une émotion commune, une langue qui vous rapproche. Racine, c'est à la fois le patrimoine, mais quand on l'écoute bien, quand on s'y penche, c'est aussi du mystère, beaucoup de mystère. Autour de ce marbre classique et blanc, des ombres rôdent. Alors Nathalie Azoulai a eu envie d'aller y voir de plus près. Elle a imaginé un chagrin d'amour contemporain, Titus et Bérénice aujourd'hui, avec une Bérénice quittée, abandonnée, qui cherche à adoucir sa peine en remontant à la source, la Bérénice de Racine, et au-delà, Racine lui-même, sa vie, ses contradictions, sa langue.
La Bérénice de Nathalie Azoulai veut comprendre comment un homme de sa condition, dans son siècle, coincé entre Port-Royal et Versailles, entre le rigorisme janséniste et le faste de Louis XIV, a réussi à écrire des vers aussi justes et puissants sur la passion amoureuse, principalement du point de vue féminin. En un mot, elle ne cesse de se demander comment un homme comme lui peut avoir écrit des choses comme ça. C'est l'intention de ce roman où l'auteur a tout de même pris certaines libertés avec l'exactitude historique et biographique pour pouvoir raconter une histoire qui n'existe nulle part déjà consignée, à savoir celle d'une langue, d'un imaginaire, d'une topographie intime.
Il ne reste que peu d'écrits de Racine, quelques lettres à son fils, à Boileau mais rien qui relate ses tiraillements intimes. On dit que le reste a été brûlé. Ce roman passe certes par les faits et les dates mais ce ne sont que des portes, comme dans un slalom, entre lesquelles, on glane, on imagine, on écrit et qu'on bouscule sans pénalités.

Mon petit mot

C'est en découvrant ce livre en format poche en librairie que je me suis souvenue que le grand format dormait dans ma PAL!
Je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec ce roman, je craignais que l'histoire d'amour contemporaine ( qui ne m'a pas vraiment emballée d'ailleurs, je serais bien restée uniquement dans la partie historique même si je comprends l'idée des parallèles tissées ) prenne le pas sur Racine, il n'en est (heureusement ) rien!

Nous plongeons dans le siècle de louis XIV, de Marly à Versailles, des fastes aux guerres, de La Fontaine à Vauban...  pour mieux forger une biographie romancée de Racine.

De son enfance à la fin de sa vie, un très beau portrait!
Les tiraillements psychologiques, la religion, le jansénisme, les femmes, religieuses ou comédiennes, tant d'amour divers, mais surtout l'amour des mots, de la langue, les heures passées à retoucher un vers, à faire sonner la langue, la rivalité avec Corneille, ... on redécouvre ces textes les plus célèbres côté coulisses, c'est très intéressant, on en apprend sur l'homme, sur l'époque, et sur la langue et sur cet auteur qui plaçait les femmes aux rôles titres, Bérénice et Phèdre en tête.

Pas d'inquiétude à avoir si on ne connaît pas bien ses oeuvres, l'ouvrage est accessible et donne envie d'en lire et relire.

objectif pal






mercredi 8 mars 2017

Le théâtre français de Tours

Au fil des cartes postales anciennes, un ancien théâtre de Tours, aujourd'hui disparu
théâtre français tours


Ce théâtre se situait à l'angle de la rue Victor Hugo et de la rue George Sand.
Il possédait une jauge de 2000 places, en faisant alors le plus grand théâtre de la ville.
Le plan de la salle (archives : http://www.culture.gouv.fr)





carte postée en 1910
Il avait été conçu par l'architecte Henri Raciné en 1884 et fut malheureusement détruit par un incendie en août 1929.
Quelques éléments de décorations ont été repris sur la façade de l'immeuble qui le remplace aujourd'hui (photo 1963)

http://academie-de-touraine.com

L'opéra de Tours ayant lui même été victime d'un incendie dans les mêmes années, on joua également du lyrique dans ce théâtre.

La programmation de la première année de ce théâtre est là: saison-1884-1885

Extraits: 
Théâtre Français / direction Madame Gaultier mère
Direction musicale : M. Bischoff
Régisseurs : MM. Charles, Chrétien, Togno
Administrateur : M. Candé-Sureau

 Lili
Hervé  Comédie-opérette en trois actes - Livret d'Albert Millaud, Alfred Hennequin et Ernest Blum
Distribution : Lili : Mme Nordmann - Plinchard : M. Gay - Vicomte de Sainte-Hypothèse : M. Goujon - Le Baron : M. Daquin
+ L'étincelle (comédie en trois actes d'Edouard Pailleron) [le 16/10]
+ Un duel aux mauviettes (comédie-vaudeville en un acte de Charles Victor Varin et Boniface) [les 18/10 & 21/10]
+ Francesco le montagnard (drame en cinq actes et 8 tableaux de Jules Rouquette [ps. Léon Marcy et Léo Marcy] & Jouanny) [le 02/11]
+ Le lapin (comédie-bouffe en trois actes de Louis Bataille et Henri Feugère) [le 27/11]
Jeudi 16, Samedi 18, Mardi 21 octobre, Dimanche 2, Jeudi 27 novembre 1884 soirée • Dimanche 1er novembre 1884 matinée

lundi 6 mars 2017

Coeur-Naufrage Delphine Bertholon

Lyla, à l’aube de ses 34 ans, est célibataire, casanière, solitaire. Seuls son travail de traductrice et Zoé, sa meilleure amie fantasque, lui permettent d’échapper à la routine d’un quotidien bien huilé. Jusqu’au jour où un étrange message la renvoie brusquement dix-sept ans en arrière…
Été 1998. Lyla a seize ans, une mère abusive et des envies d’ailleurs. En vacances sur la côte atlantique, elle rencontre Joris, un surfeur dont elle tombe amoureuse. Quand elle comprend qu’elle est enceinte, il est trop tard.
Cœur-Naufrage, roman choral, raconte en alternance l’adolescence de Lyla et les conséquences de cet été-là : pour l’adulte qu’elle est devenue, qui porte le secret de son accouchement sous X, et pour Joris, qui découvre à contretemps ce qui s’est joué dix-sept ans auparavant.
Les accidents de la vie, les non-dits, les malentendus façonnent nos existences – mais est-il jamais trop tard pour rattraper certains rendez-vous manqués ?


Coeur-Naufrage




















Mon petit mot

Touchée!
Par les personnages, par le thème, par l'écriture... un roman qui fait mouche!

J'avais déjà apprécié Les corps inutiles 
je retrouve avec plaisir la sensibilité et la musicalité de l'écriture de  Delphine Bertholon.

Même si la situation vécue par les personnages, autour d'un accouchement sous-X à adolescence et ses répercussions, est singulière, autour du rapport parent-enfant, distillé à travers les différents protagonistes, on se reconnait forcément tous à un instant, dans leurs interrogations, leurs blessures, leurs angoisses, leurs questions...


 Le sujet pourrait vite devenir très douloureux, mais il y a toujours un personnage (une amie fantasque et son "sos-doudou" par exemple) ou une situation pour apporter un peu de douceur et laisser entrevoir une éclaircie. Il y a de l'espoir, de l'énergie positive et une belle force de vie.

Les voix narratives alternent, la temporalité aussi, Lyla, Joris, 1998, aujourd'hui, sans jamais nous perdre.
Le poids de l'enfance dans la construction de l'adulte, les arrangements avec la mémoire, jusqu'au jour où l'on ne peut plus tricher quand le passé ressurgit... et c'est l'émotion du lecteur qui surgit au détour d'une petite phrase.  

J'ai apprécié également de que Lyla dit de son métier de traductrice, le choix des mots, le rapport à l'auteur, d'autres citations à noter, ainsi que les références à Bukowski qui donnent envie de se plonger dans ces textes!

Bref, ce roman confirme que Delphine Bertholon est une auteure à suivre!

 
 






samedi 4 mars 2017

Dans le ciel de Touraine...

un air de printemps!
Un vol de grues prend ses quartiers d'été, passage bruyant et magnifique d'organisation!
les plaisirs de la nature!


vendredi 3 mars 2017

La fiancée américaine d'Eric Dupont

Un gâteau renversé à l'ananas peut-il changer le cours de l'histoire ? Aux confins enneigés du Québec, l'histoire d'une famille étonnante, un clan de bûcherons, de croque-morts et d'entrepreneurs, marqué pour l'éternité par Madeleine, cette "fiancée" venue d'Amérique avec pour seul trésor son livre de recettes. La Fiancée américaine est une extraordinaire saga familiale campée entre la petite ville de Rivière-du-Loup, sur les bords du fleuve Saint-Laurent, Rome et Berlin.

On se laisse emporter par la genèse et le destin d'une lignée rare, peuplée d'hommes forts, de religieuses québécoises et de petites filles aux yeux bleus qui utilisent les tartes au sirop pour tuer leur frère. Inspiré de faits bien entendu réels, ce roman célèbre la femme de façon unique. C'est un récit qu'on lit la main sur le coeur et l'esprit porté par le vent qui souffle, paraît-il, du bar de Rivière-du-Loup jusqu'au château Saint-Ange de Rome.

Éric Dupont est né à Amqui (Gaspésie) en 1970. Il est l'auteur de Voleurs de sucre (2004, Prix Senghor de la francophonie), La logeuse (Lauréat du Combat des livres 2006) et Bestiaire (un des cinq meilleurs romans de l'année 2008 selon le journal La Presse). Il enseigne à l'Université McGill.

Editions Toucan (16 avril 2014)
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Mon petit mot

Encore un pavé! Je continue mon attaque de la PAL par le format!
Direction le Québec d'abord, l'Allemagne et Rome ensuite pour une foisonnante sage familiale et historique.

Le roman s'étend sur plusieurs générations et alterne les modes narratifs et les points de vue : récit, lettres ou carnets d'un personnage, de quoi relancer l'attention! 
La musique est omniprésente, du piano à l'opéra, avec Tosca en fil conducteur, un vrai plus pour moi qui ai apprécié de retrouver ces oeuvres au fur et à mesure du texte.

L'histoire en tant que telle est prenante, avec ces liens qui se tissent peu à peu entre les personnages, entre ressemblances troublantes et mystères persistants (il y en a tellement, des indices semés de façon très légère, une petite phrase a priori insignifiante... tout à en fait de l'importance! et au final, je crois bien que j'ai loupé un ou deux liens, mais les 750 pages ne donnent pas envie de les reprendre tout de suite pour lever le dernier point obscur qui m'a échappé). Bref, foisonnement mis à part, un livre prenant, on a envie de remonter le temps et l'arbre généalogique de ces personnages !

Le surnaturel s'invite aussi de temps à autre (l'auteur parle de réalisme magique) , la grande histoire aussi, ce celle de l'Est de l'Allemagne et cette fin de guerre tragique à la découverte d'une région du Canada, au culte du travail et de la réussite, en passant par le poids de la religion, les thèmes sont nombreux et bien maîtrisés!

Il y a des rires, il y a de l'émotion, tout ce qu'il faut pour avoir du mal à lâcher le roman une fois commencé.

La musique, mais l'art aussi, des "Madeleine" aux "Mises au tombeau de la vierge", on découvre ainsi par exemple Masolino da Panicale, un peintre italien de la pré-Renaissance né à Panicale, dans l'actuelle province de Pérouse, en 1383. 
Et n'oublions par le "Que la joie demeure!" de l'ancêtre!

Ravie de l'avoir enfin lu et je pense que certains personnages et certaines situations resteront bien ancrées en mémoire!


objectif pal

mercredi 1 mars 2017

Le mois de février

Un mois plutôt varié côté lectures, avec autant de livres lus côté nouveautés que sortis de la PAL, je suis contente de cet équilibre! Beaucoup de pavés, mais de qualité!

Côté nouveautés : 
Les FuriesLes furies, Lauren Groff


 Marx Et La Poupée Maryam Madjidi



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