lundi 30 octobre 2017

Nos âmes la nuit de Kent Haruf

Anouk Neuhoff (Traducteur)
septembre 2016
Robert Laffont

Dans la petite ville de Holt, Colorado, déjà théâtre des événements du Chant des plaines, Addie, 75 ans, veuve depuis des décennies, fait une étrange proposition à son voisin, Louis, également veuf voudrait-il bien passer de temps à autre la nuit avec elle, simplement pour parler, pour se tenir compagnie ? La solitude est parfois si dure…

Bravant les cancans, Louis se rend donc régulièrement chez Addie. Ainsi commence une très belle histoire d'’amour, lente et paisible, faite de confidences chuchotées dans la nuit, de mots de réconfort et d'’encouragement.

Une nouvelle jeunesse apaisée, toute teintée du bonheur de vieillir ensemble.

Mais voilà, bientôt, les enfants d’'Addie et de Louis s'’en mêlent, par égoïsme et surtout par peur du qu'’en-dira-t-on.


Mon petit mot

Voilà un petit livre qui porte de belles valeurs!

ils en sont à l'automne de leur vie, ils ont connu pas mal de coups durs, le regard des autres ne devrait plus leur importer, et pourtant, il est bien impossible de s'en libérer... surtout quand la famille s'en mêle...
Un hymne à la liberté, qui comporte de très belles pages tant sur la solitude que l'altruisme.

Des personnages, touchants, attachants, auxquels on aurait envie aussi de tendre la main...
De quoi poser aussi un autre regard sur nos aînés...

Et en prime, la nature très présente de cette région du Colorado... beaucoup de descriptions de petits riens du quotidien, de la simplicité, de l'écoute, de la tendresse... sans en avoir l'air, un vrai cours de philosophie!



objectif pal














 

samedi 28 octobre 2017

Tenebra Roma de Donato Carrisi #RL2017

 Traduction : Anaïs Bouteille-Bokobza

Rome va plonger dans les ténèbres pendant 24 heures, toutes les lumières de la vile vont s’éteindre. Dès le crépuscule, un tueur de l’ombre se met à frapper, aucun habitant n’est à l’abri, même enfermé à double tour. Crime après crime, le mal rejaillit sous sa forme la plus féroce.
 Marcus, pénitencier qui a le don de déceler les forces maléfiques, échappe de peu à ce bourreau mystérieux. Mais qui a pu lui vouloir une mort si douloureuse ? Epaulé par Sandra, photographe de scènes de crime pour la police, il doit trouver la source du mal avant qu’il ne soit trop tard...


Mon petit mot

Dans le cadre de la semaine italienne, Martine nous invitait à une lecture ayant pour cadre la ville de Rome, et venant de lire le résumé du nouveau roman de Donato Carrisi... le choix a été vite fait!

Il s'agit du troisième volume de la série mettant en scène Marcus, je n'ai toujours pas lu le premier, mais j'ai lu le précédant : Maléfico. J'imagine que les lire dans l'ordre permet de mieux apprécier l'évolution des personnages du pénitencier et de Sandra, mais on peut aussi les lire indépendamment (même si dans celui là on ne revient que de façon très furtive sur le passé des deux protagonistes, il faut peut-être mieux ne pas commencer directement par celui là)

Comme Malefico, Tenebra Roma mérite bien son nom, c'est sombre, et pas seulement parce que l'électricité est coupée!
Autant "La fille dans le brouillard" avait été moins violent, autant ici on retrouve toute la noirceur de la série. Un compte à rebours, une ambiance "fin du monde", entre déchainements des forces naturelles et des pires bassesses humaines, on est loin de la Dolce Vita!
Et pourtant, on arpente Rome,  du Vatican aux sous-sols, des palais aux couloirs de métro, la ville éternelle ... ou pas, tant elle semble fragile tout à coup, est presque un personnage à part entière de ce roman!

Il y a quelque chose d'à la fois oppressant et haletant dans l'écriture qui le rend "in-fermable" avant d'avoir lu la dernière page (et l'on se doute qu'il y aura surement une suite aux aventures des héros!)

Mes autres lectures de l'auteur;



La fille dans le brouillard Donato Carrisi (qui reste mon préféré de cet auteur)

Dans le cadre des




Bientôt la Semaine italienne

jeudi 26 octobre 2017

lectrices de Friedrich von Amerling

Pour prolonger la série "Les femmes qui lisent" dans l'art après le voyage à Vienne!
Friedrich von Amerling

Friedrich von Amerling (14 avril 1803 à Vienne – 14 janvier 1887 à Vienne) est un portraitiste autrichien. Il fut peintre de la cour de François-Joseph Ier d'Autriche de 1835 à 1880.
 Avec Ferdinand Georg Waldmüller, c'est l'un des portraitistes autrichiens les plus renommés du XIXe siècle.



mardi 24 octobre 2017

LA POMME DANS LE NOIR CLARICE LISPECTOR / MARIE-CHRISTINE SOMA CDN TOURS OLYMPIA

d’après Le Bâtisseur de ruines de Clarice Lispector, traduction Violante Do Canto
adaptation et mise en scène Marie-Christine Soma

images Raymonde Couvreu, scénographie Mathieu Lorry-Dupuy, son Xavier Jacquot, costumes Sabine Siegwalt, construction décor Ateliers de la MC93, assistanat mise en scène et lumière Diane Guérin

avec
Carlo Brandt
Pierre-François Garel
Dominique Reymond
Mélodie Richard 
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Martin commet un meurtre. Errant dans les terres reculées du Brésil, il atterrit dans une ferme où vivent et travaillent deux femmes. Victoria, endurcie, solitaire, fait figure d’autorité. Sa nièce Ermelinda, rêveuse, semble plus fragile. Loin de la ville et du monde civilisé, ces trois personnages réinventent leur lien à une société qu’ils redoutent sans pouvoir lui échapper.

La plume de Clarice Lispector capte le réel. Voyages introspectifs, les romans de l’écrivaine brésilienne imaginent des héros sans héroïsme, explorateurs de terres intérieures. Marie-Christine Soma invite ici à une expérience sensorielle de son récit Le Bâtisseur de ruines, qu’elle adapte et transpose à la scène. À travers un geste artistique méticuleux, elle œuvre au déploiement d’une hypersensibilité. Son théâtre est un espace où l’infime magnétise autant qu’il exalte.
Éclairagiste, Marie-Christine Soma accompagne les créations de nombreux metteurs en scène. Dans ses propres spectacles, la lumière est picturale. Marquée par une immense précision, son esthétique travaille le détail, la mesure, le contraste. La Pomme dans le noir plonge les spectateurs dans les méandres d’un récit saisissant. Porté par un quatuor d’acteurs puissants, le spectacle invente un temps de connivence entre théâtre et littérature.

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http://cdntours.fr/spectacle/la-pomme-dans-le-noir


Mon petit mot

Voilà un spectacle qui nous emmène ailleurs...
 Dès les premières minutes, on sait que l'on va être surpris : la pièce commence par le récit d'un comédien assis au milieu du public dans une salle plongée dans le noir, presque une invitation à la méditation.

Ensuite c'est la chaleur écrasante du Brésil qui se donne à voir, avant la pluie salvatrice... et révélatrice.

Dans cet ailleurs, on assiste à l'évolution des personnages, aux remises en question, au fur et à mesure qu'ils se dévoilent.

Le temps s'écoule lentement à la ferme. Il y a des silences, de l'attente... certains passages narratifs sont peut-être parfois un peu longs, mais permettent aussi à chacun d'entre nous de se questionner sur nos propres choix. Dire non. Dire oui.
Le "polar - western" tourne plutôt à l'introspection philosophique, comme les premières minutes nous l'avaient suggéré.
Le meurtre et la fuite ne sont finalement qu'accessoires, l'important est dans la rencontre et ce qu'elle fait bouger chez les uns et les autres.

J'en retiendrais je pense des images, mais surtout la très belle distribution qui sert cette pièce.
On ne présente plus Dominique Reymond et Carlo Brandt, mais à leur côté Pierre-François Garel (que j'avais vu à Avignon dans  la dernière idole
la dernière idole Hélène François / Emilie Vandenameele  #off16
, puis ici dans  Qui a peur de Virginia Woolf ? )confirme l'étendue de son talent!




dimanche 22 octobre 2017

Minuit sur le canal San Boldo, Donna Leon #RL2017

The Waters of Eternal Youth (USA), traduit par Gabriella Zimmermann
Calmann-Lévy
La 25e enquête du commissaire Brunetti et son premier cold case !
Au coeur de la nuit vénitienne, une adolescente tombe du haut du pont San Boldo dans un des canaux de la ville. Incapable de nager, elle manque de se noyer quand un passant, quoique fortement alcoolisé, parvient à la sauver. Cependant, elle ne sort pas indemne de sa chute, souffrant de dommages cérébraux irréversibles qui la condamnent à garder à tout jamais l'esprit d'une enfant. Quinze ans ont passé lorsque, à l'occasion d'un gala de charité, Brunetti rencontre une riche et aristocratique mécène, qui s'avère être la grand-mère de la victime et lui demande à présent d'enquêter sur le drame. Le commissaire hésite d'abord, car si c'était un crime, il y a désormais prescription.
L'homme saoul qui a sorti la jeune fille des flots a en effet déclaré à l'époque avoir vu quelqu'un la pousser, or dès le lendemain, il ne se souvenait plus de rien. Mais guidé par la curiosité, la compassion et la volonté d'aider une dame âgée minée par la culpabilité, et qui se trouve être également la meilleure amie de sa belle-mère, Brunetti finit par accepter l'affaire. Un cas qui s'avère rapidement des plus troublants...

Mon petit mot

25 ème enquête de Brunetti ! Déjà! Sur 25, j'en ai lu 20 ou 21, un doute sur un, il faudrait que je puisse le feuilleter pour être sûre, on verra au prochain passage à la médiathèque , bref, un personnage que j'apprécie, pour Venise bien sûr, et tous ces petits détails de la cité des Doges qui se retrouvent dans les romans!

Brunetti prend de l'âge, ses enfants aussi, mais le charme opère toujours et je trouve cet opus particulièrement réussi!

Côté Venise, on évoque tout particulièrement les problèmes immobiliers, mais aussi l'arrivée de migrants, de quoi donner une partie "culture" très dense.
Côté enquête, on plonge dans le passé et les rouages pas toujours très clairs de la justice pour comprendre le drame qui s'est noué quinze ans plus tôt.
Comme toujours les personnages sont bien croqués, et le personnage de la jeune fille particulièrement touchant (une belle scène finale).
C'est aussi l'occasion d'en apprendre plus sur la collègue de Brunetti, bref, un nouvel épisode qui a tout pour plaire!

Dans le cadre de la semaine italienne  :

Bientôt la Semaine italienne


vendredi 20 octobre 2017

Lectrices de Franz Eybl

Après avoir vu le premier tableau "en vrai" à Vienne, (j'aime toujours autant!)
une deuxième lectrice du même peintre!

mercredi 18 octobre 2017

Un appartement à Paris - Guillaume Musso

XO éditions Mars 2017
Paris, un atelier d’artiste caché au fond d’une allée verdoyante.
Madeline l’a loué pour s’y reposer et s’isoler.
À la suite d’une méprise, cette jeune flic londonienne y voit débarquer Gaspard, un écrivain misanthrope venu des États-Unis pour écrire dans la solitude. Ces deux écorchés vifs sont contraints de cohabiter quelques jours.
L’atelier a appartenu au célèbre peintre Sean Lorenz et respire encore sa passion des couleurs et de la lumière. Terrassé par l’assassinat de son petit garçon, Lorenz est mort un an auparavant, laissant derrière lui trois tableaux, aujourd’hui disparus. Fascinés par son génie, intrigués par son destin funeste, Madeline et Gaspard décident d’unir leurs forces afin de retrouver ces toiles réputées extraordinaires.
Mais, pour percer le véritable secret de Sean Lorenz, ils vont devoir affronter leurs propres démons dans une enquête tragique qui les changera à jamais.
 Mon petit mot

Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un livre de cet auteur!
Mais l'évocation du domaine artistique de la quatrième de couverture m'ont donné envie de m'y pencher et j'ai passé un agréable moment en compagnie de ces personnages. 

Tout est fait pour tenir le lecteur en haleine, une narration alternée entre les deux protagonistes, une écriture simple qui permet de lire très vite le roman, des personnages qui cachent tous bon nombre de secrets que l'on découvre au fil des chapitres, un côté "course contre la montre" pour le final , on se prend vite au jeu et on n'a pas envie de lâcher le roman avant la fin!

Paris ne fait au final pas vraiment rêver, Madrid, guère plus, c'est aux Etats-Unis et en Grèce qu'il faudra chercher mieux!

Bref, les habitués de l'auteur retrouveront des personnages présents dans d'autres romans (les autres comme moi suivront quand même l'intrigue sans difficulté), et l'ensemble donne envie de redécouvrir l'art de rue.





lundi 16 octobre 2017

Vienne côté spécialités culinaires

Pas de découverte d'une ville sans découverte de sa gastronomie ou tout au moins de quelques plats typiques!
Et comme à Londres, en voyageant à 3,en un seul repas au restaurant, on peut goûter pas mal de spécialités en se partageant les plats!

  Pour commencer, un Apfelstrudel et un bon thé à Schönbrunn pour reprendre des forces entre la visite du château et la montée à la Gloriette!


















La traditionnelle Sacher Torte, chocolat et abricot
une version fruitée
Waldbeer sachertorte ( chocolat, framboise et myrtille) 


Le Mohr im Hemd (gâteau au chocolat) 


La Wiener Kaiserschmarrn , sorte de crêpe très épaisse (aux blancs montés en neige), découpée en petits morceaux et servie avec de la confiture (prunes ou cerises en général) et agrémentée de raisins secs, qui était le dessert préféré de l'empereur François-Joseph Ier.

plus traditionnel, toujours côté crêpe les crêpes à l'abricot (Palatschinken )



Le Wiener Eiskaffee, ou café glacé
 

Côté salé, l'incontournable  Wiener Schnitzel, escalope de veau aussi fine que large!



 différentes formes de Goulasch, en soupe ou en plat
Frittaten Soup, ou bouillon aux lamelles de crêpes


le eiernockerl  ( Spätzle aux oeufs )
Bref, une nourriture qui cale! 

une jolie terrasse 

leNaschmarkt









Les tentations nous poursuivent jusqu'à l'aéroport!



Pour prolonger le voyage, quelques gourmandises : Mozartkugel (pâte d'amande, pistache et chocolat) et  gaufrettes Manner


samedi 14 octobre 2017

La beauté des jours, Claudie Gallay

Actes Sud
Jeanne a tout pour connaître un bonheur tranquille : deux filles étudiantes, un mari attentionné, une amie fidèle, un boulot stable. Passionnée par Marina Abramović, l’'artiste-performeuse célèbre pour avoir, dans son travail, mis en jeu son existence, Jeanne n'’aime pas moins les surprises, l’'inattendu. Cet été-là, le hasard se glisse – et elle-même l’'invite – dans son quotidien...
À travers la figure lumineuse de Jeanne et la constellation de personnages qui l'’accompagnent et la poussent vers un accomplissement serein, Claudie Gallay compose un roman chaleureux et tendre sur la force libératrice de l'’art, sur son pouvoir apaisant et révélateur. Et sur la beauté de l'’imprévisible.


Mon petit mot

Voilà un livre qui confirme (je n'en doutais pas!) que j'aime vraiment beaucoup la plume  de Claudie Gallay.
Quel que soit le thème, qu'il m'intéresse beaucoup ou un peu moins, je me retrouve à noter une multitude de petites phrases, avec cette impression fugace d'être "chez moi" dans ses mots.
Et puis il y l'art, souvent présent, et qui ici tient une place très importante, de quoi ajouter encore du positif à mon ressenti!

Avec un petit côté "Sur la route de Madison", on assiste au réveil de Jeanne, grâce à sa rencontre avec les oeuvres de l'artiste Marina Abramović, mais aussi d'un homme retrouvé.
A petites touches,  les lignes bougent peu à peu, et le cadre autour de chacun s'élargit doucement, sans explosion.
Et si tout simplement on changeait notre place à la table familiale?
Et si l'on osait dire clairement les choses? 
Elle n'est d'ailleurs pas la seule à évoluer, autour d'elle, une très belle galerie de personnages, famille, amie, qui nous renvoient à des tas de petits riens du quotidien, ces petites choses si belles, si tendres, ou si cruelles aussi parfois pour qui sait les saisir et les comprendre.  La figure du père, l'ombre du fils, la grand-mère, la meilleure amie aussi, des personnages marquants.

Il y a de la douceur, de la tendresse, beaucoup de sensibilité, mais il y a aussi des chocs qui font réfléchir...
A lire, et à méditer. ...
Prenons le temps de contempler la beauté de chaque jour.





et à poursuivre en se plongeant dans l'oeuvre de Marina Abramović
Résultat de recherche d'images pour "Marina Abramović"
Une des performances évoquée dans le livre
File:ArtistIsPresent.jpg

ou en relisant Okakura Kakuzo Le premier homme de la préhistoire qui composa un bouquet de fleurs fut le premier à quitter l'état animal ; il comprit l'utilité de l'inutile.
et en pensant à l'île japonaise de Teshima,avec son musée Christian Boltanski et l'œuvre Les archives du cœur...

jeudi 12 octobre 2017

Vienne, portes ouvertes et jardins sur les toits , au fil des rues...

 Avant dernier article sur notre voyage du mois d'août, il va être temps de ranger l'album!
En arpentant le centre ville à pied, le hasard de portes entrouvertes permet de deviner les cours intérieures des superbes immeubles du quartier...
de quoi faire travailler l'imagination...
et parfois, on vous propose même d'entrer prendre une photo du hall... (merci à cet habitant!)




 Vers la cathédrale
Au fil des rues viennoises, une multitude de jardins sur les toits... et pas que chez Hundertwasser!

 en face du Musikverein


 Vers Stadtpark, l'immeuble de gauche a aussi sa végétation
même chose vers la Maison aux Majoliques
Neuer Markt

On ne trouve pas que des arbres!

Au fil des rues...
Près du Belvédère pour ouvrir l'appétit 
 Autour de l'axe NeuerMarkt - cathédrale, beaucoup d'immeubles remarquables!

 Une comédie musicale?
 La jolie place de l'ancien couvent des franciscains (franziskanerplatz)
 La fontaine de Moïse était en travaux, photo web:


En repartant vers la cathédrale


A suivre, la gourmandise!

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