vendredi 15 septembre 2017

LE SACRIFICE DES DAMES de  Jean-Michel DELACOMPTÉE #RL2017

Robert Laffont

En ce début du XVIe siècle, les Ottomans menacent la Hongrie. Le comte Gabor, joueur d'échecs incomparable, gouverne le comitat de Paks. Sa fille Judit, joueuse hors du commun elle aussi, se désespère de l'apathie de son père face au péril turc. Elle voudrait prendre sa place au plus vite. Sa mère, la comtesse Livia, cupide et avide de pouvoir, nourrit la même ambition. Toutes deux se haïssent. Pour parvenir à ses fi ns et sauver son pays, Judit trame un projet machiavélique. Elle le mènera jusqu'au bout, sans peur et sans pitié. Alors naît sa légende.
Dans ce roman à l'atmosphère puissamment baroque, à mi-chemin entre l'histoire et l'imaginaire, Jean-Michel Delacomptée fait surgir une héroïne exceptionnelle dont l'idéal de résistance demeure intemporel.




Mon petit mot


Un roman choisi pour sa couverture, qui m'a replongée dans mon récent séjour à Vienne (je reviendrai plus tard sur ce tableau!) et qui en effet prolonge très bien ce séjour.

On se croirait dans une biographie historique, d'une souveraine du temps, une Catherine II ou une Marie-Thérèse d'Autriche, tant l'époque est campée avec précision, les conflits internes à ces régions de la Hongrie, la menace des Ottomans, les religions... et pourtant, l'essentiel est bien imaginaire, voici donc un roman historique réussi!

Et il faut reconnaître que le personnage principal a de quoi marquer la mémoire!
Une jeune fille qui lit Machiavel, refuse le mariage arrangé par sa mère, se révèle aussi brillante cavalière que fine stratège... et joueuse d'échecs hors pair! (les connaisseurs de ce jeu y trouveront d'ailleurs un intérêt accru en pouvant anticiper les coups de  l'une ou l'autre des différentes parties qui tiennent une place capitale dans le roman).

Un roman qui donne à réfléchir sur le pouvoir, les moyens mis en oeuvre pour y parvenir, il y aurait de quoi en extraire plus d'une discussion philosophique!






8 commentaires:

  1. On sent que tu as beaucoup aimé mais il n'y a rien qui m'attire dans ce roman.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. en effet, je pense qu'il faut être attiré par la période (ou les échecs) pour l'apprécier au mieux!

      Supprimer
  2. Quand les lectures font échos aux vacances, c'est toujours agréable.

    RépondreSupprimer
  3. pourquoi pas? même si ce n'est pas une époque que je lis facilement... tu sembles conquise.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. le lien avec mon voyage a sans doute renforcé le coup de coeur, mais je le conseille vraiment!

      Supprimer
  4. Très tentant, j'aime beaucoup cette période, cela ma rappelle un excellent prof! Je le note.

    RépondreSupprimer

Comments system