mardi 19 septembre 2017

Barbara, roman de Julie Bonnie #RL2017

Grasset,
«  Ma mère écoutait Barbara, le dimanche matin, fenêtres grandes ouvertes, volume à fond. Depuis toute petite, je suis imprégnée de ses mots, de sa voix, de ses mélodies. En grandissant, ses paroles ont pris de nouveaux sens mais ne m'ont jamais quittée, jusqu'à ce que je devienne chanteuse, jusqu'à ce que j’écrive mes propres chansons.
Dans ce roman, inspiré de ses débuts, je voulais percer le mystère de l'énergie exceptionnelle qui habitait Barbara, une alternance de néant sombre et d'explosion de lumière. Je voulais raconter sa quête, sa détermination malgré les failles, malgré les drames.
Je me suis immergée dans ce personnage que j'admire profondément, pour la comprendre, lui rendre hommage.
J’ai joué avec la réalité, sa biographie, ce qui a été dit, ce qu’elle-même a dit dans ses mémoires, et la fiction, la place que Barbara prenait dans mon imagination. Je l’ai mise en scène, j’ai inventé, afin de me trouver au plus près d’elle, de transformer cette partie de sa vie en roman.
Barbara est née Monique Serf. La chanteuse illustre est une création, une extension d’elle-même. Pendant des années, elle s’est cherchée, elle a tourné autour de son personnage. Pendant des années, la vie l’a propulsée sur scène, jusqu’à ne lui laisser aucun choix.
De l’enfant juive cachée pendant la guerre à la création de la chanson Nantes, comment est-elle devenue Barbara ?  »
Julie Bonnie
 
Julie Bonnie raconte comment Monique, enfant pauvre, petite juive fuyant la barbarie nazie, fille victime d’inceste, adolescente détestant son corps, pianiste empêchée, devint l’immense Barbara. Un regard sensible sur les années d’errance, l’apprentissage de son art, la quête de soi.  

Mon petit mot

Attirée par le nom de Julie Bonnie sur la couverture, dont j'ai apprécié les précédents romans,
 Alice et les orties Julie Bonnie illustré par Robin Feix

Mon amour, de Julie Bonnie
 Mon amour, de Julie Bonnie
 Chambre 2 Julie Bonnie

j'ai ouvert ce livre par curiosité et de bribes de phrases saisies, un "piano-papier" en particulier m'ont convaincue de le lire!

Nous sommes encore loin ici de la longue dame brune à succès, c'est la petite Monique que nous découvrons, et cette enfance sombre qui percera ensuite si souvent dans ses chansons et son attitude.

Le roman alterne entre "je" et "elle" avant qu'un piano devienne narrateur au moment où Monique devient Barbara, avec "Nantes".


Si je connaissais, hélas, le drame de l'inceste, j'ignorais la petite fille juive cachée-trimballée dans toute la France pendant la guerre, et tous les déboires familiaux, jusqu'à la saisie du fameux piano par les huissiers.

Et j'ignorais surtout la pianiste cachée en elle, de ces touches crayonnées sur un piano, refuges, portes-ouvertes sur une liberté rêvée , accompagnant les mélodies d'ailleurs de la grand-mère, jusqu'aux premières scènes.
Enfance, adolescence, puis premiers pas de celle qui se rêve chanteuse mais qui doit d'abord se reconstruire, nous suivons sa famille en France, puis son errance en Belgique où des premières rencontres capitales vont lui ouvrir des portes musicales, jusqu'à Brel et Chevalier.

Brel lui écrit "Sur la place", Chevalier lui ouvre une scène...


Trouver sa route, trouver sa voiX, trouver son répertoire, "Je veux chanter, moi aussi. Je veux prendre les gens dans mes bras, avec ma voix.", les émouvoir aussi. découvrir l'impact d'un texte, le silence tout à coup d'une salle attentive, émue, les réactions de ses premiers spectateurs.

Le roman s'arrête quand Barbara devient celle que nous connaissons, et que nous connaitrons désormais mieux, grâce à ce texte. 

Et qui mieux que la musicienne Julie Bonnie pour se glisser dans l'ombre de ce personnage?

Bref, dans le foisonnement des hommages à Barbara cette année, celui  là apporte un angle intéressant!


dimanche 17 septembre 2017

Vienne Place Marie-Thérèse // Musée des Beaux-Arts et Kunstkammer

Suite du séjour à Vienne!
Entre le Musée d'histoire naturelle et celui des Beaux-arts, s'étend la vaste Maria-Theresien-Platz. S'y élève la statue de Marie-Thérèse, haute de 20 m et érigée en 1888 par Caspar Zumbusch à la gloire de la grande impératrice. À ses pieds, statues équestres de ses illustres généraux








Musée des Beaux-Arts et Kunstkammer


 Plus de 2100 objets précieux collectionnés par les Habsbourg au fil des siècles sont exposés à la Kunstkammer de Vienne, l'une des chambres d'art les plus importants au monde.





La pièce maîtresse de la collection est la salière précieuse de Benvenuto Cellini Saliera, qui date du milieu du 16e siècle. De nombreuses autres œuvres d'orfèvrerie sont également exposées ainsi que des sculptures sur bois,automates, horloges, momie, camée, set d'écriture, jeu de jacquet, mosaïque romaine de Thésée et Ariane, tableau des fils de Marie-Thérèse en mosaïque...

















cage d'escalier représentant de nombreux artistes, réalisée entre autres par Klimt , statue de Thésée tuant le minotaure par Canova.



Ouvert en 1891, le Musée des Beaux-Arts est l’un des tous premiers musées d’art ancien au monde. 
Parmi les nombreuses toiles de la galerie :Vermeer (l'atelier du peintre) , Arcimboldo (l'été), la plus grande collection au monde d’œuvres de Bruegel (La Tour de Babel, Chasseurs dans la neige, Jeux d’enfants , études d'animaux, kermesse...) Parmigianino ( Cupidon préparant son arc ) , Cranach (Judith et Holopherne) , Le Titien (Isabelle d'Este),Raphaël ( Vierge à la prairie ) , Velasquez (portraits des enfants de la famille impériale) , Caravage (David et la tête de Goliath), Orazio Gentileschi (Marie Madeleine) Elisabeth Louise Vigée Le Brun ( Marie-Antoinette)













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