mardi 13 juin 2017

L'été dernier à Syracuse Delia Ephron

Michel Lafon, juin 2017 
Traduction: Claire Desserrey
 
Michael et Lizzie, deux New-Yorkais respectivement écrivain et journaliste, partent pour une semaine en Italie avec Finn et sa femme Taylor accompagnés de Snow, leur fille de dix ans surprotégée et surangoissée. Lizzie l’a décidé, ils iront d’abord à Rome puis à Syracuse, sur la côte sicilienne. Tout sépare les deux couples – milieu social, idées politiques et passions –, mais le décor idyllique fait de bons vins, de gelati et de ciel bleu devrait être celui de vacances paradisiaques.
 Pourtant, même loin de chez eux, les secrets du passé et les infidélités du présent refont surface. Lizzie et Finn, qui ont eu une histoire des années auparavant, flirtent à nouveau ; Michael, quant à lui, cherche le courage de dire à Lizzie qu’il veut la quitter afin de vivre au grand jour sa relation avec Kath, une jeune serveuse. 
Dans un paysage inondé de soleil, les journées s’égrènent lentement. Entre désaccords et reproches, les deux couples sont mis à l’épreuve et, déjà fragilisés par le temps, se fissurent davantage. Dans une ambiance de plus en plus délétère, les mensonges sont mis au jour. Et la jeune Snow, plongée au cœur de ce quatuor dissonant, devient malgré elle le catalyseur d’un drame inévitable. 


Mon petit mot

Voilà un roman qui pourrait ressembler à un récit de vacances plutôt léger, entre découverte de Rome et de la Sicile... mais très vite, on bascule dans un autre monde. 

Le vernis craque vite, les couples explosent, et la jeune adolescente perdue au milieu des adultes en crise ne va pas être en reste.  

La maternité, le couple, l'éducation,  le travail, au fil des chapitres, on se range du point de vue de l'un ou l'autre des protagonistes (qui racontent après coup leur version des faits) ... plutôt divergents!

Il n'y a bien que le paysage qui soit idyllique...  et le retour en Amérique ne sera pas plus rose... De la jeune Snow, nous n'entendrons pas ou presque la voix, mais c'est bien elle qui va tout cristalliser.

C'est un roman idéal pour l'été, le dépaysement du décor et l'Italie de carte postale dans laquelle on plonge volontiers, les réflexions sur le voyage aussi (y trouve -t-on ce que l'on voulait y voir ou se laisse-t-on aller à une véritable découverte ? )  et des personnages, un peu trop névrosés pour être attachants, mais  à la psychologie suffisamment poussée pour générer pas mal de suspens et un côté page-turner  plutôt efficace !   

challengeus



2 commentaires:

  1. Je ne suis pas certain qu'il me convienne. Et je trouve la couverture assez moche en plus^^

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    1. pas certaine en effet que ce soit pour toi!

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