samedi 18 novembre 2017

une certaine ressemblance

dans le même musée à Vienne, deux tableaux jumeaux!
Cranach l'ancien, Judith et la tête d'Holopherne, vers 1530

Joseph Heintz, Salomé et la tête de Jean Baptiste, vers 1600
De Cranach l'ancien, un autre tableau de la même année que le premier "Jeune fille", très proche de Judith

et une des ses Salomé
Pour en savoir plus
http://press.khm.at/fileadmin/content/KHM/Presse/2016/Ansichtssache15/Ansichtssachen15_Kern_DT_20160316_2.pdf

jeudi 16 novembre 2017

"Avec elle", de Solène BAKOWSKI et "Sans elle", d'Amélie ANTOINE

"Avec elle", de Solène BAKOWSKI et "Sans elle", d'Amélie ANTOINE, deux romans pour un projet commun.
Un point de départ identique pour deux histoires distinctes qui peuvent se lire indépendamment l'une de l'autre.
Une même famille, une même situation initiale, mais un événement qui vient tout bouleverser.
Pour tous ceux qui se sont un jour demandé : Et si un seul détail de ma vie avait changé, est-ce que tout aurait été radicalement différent ?
Pour tous ceux qui aiment voir les deux faces d'une même pièce...





Mon petit mot


J'avais beaucoup aimé
j'étais donc très curieuse de découvrir son nouveau projet.

Et c'est en fait à une double découverte que nous sommes invités : deux auteures, deux romans, qui commencent tous deux de la même façon, avant qu'un grain de sable fasse déraper chacun dans une direction diamétralement opposée.
L'idée est originale, deux plumes pour un projet d'écriture séduisant!

J'ai commencé la lecture par Sans elle , à l'histoire très prenante. Une atmosphère sombre, autour de ce terrible drame de la disparition d'une enfant. On est plongé au cœur de l'attente et de l'angoisse des parents, et des affres de la sœur jumelle. L'exploration de cette relation entre les deux sœurs est très interessante.
Beaucoup d'émotions!

Et j'ai ouvert ensuite Avec elle, une expérience de lecture particulière, on retrouve les personnages, les lieux, certains paragraphes sont rigoureusement identiques, et puis un mot change, un lacet à faire ou pas, et l'on part sur un autre univers...
Si le début semble cette fois plus léger, cela ne dure pas et l'exploration de la psychologie des personnages nous permet d'adhérer tout autant à cette autre version.

J'avoue avoir préféré le premier lu, mais il faut vraiment lire les deux pour profiter de la richesse de l'idée... et être attentif à ces petits riens qui peuvent faire basculer une vie.

Bref, moi qui ne connaissais pas encore Solène Bakowski, je vais maintenant me pencher sur ces écrits, et continuer à suivre Amélie Antoine!



mardi 14 novembre 2017

Angelica Kauffmann

Le voyage à Vienne a été aussi l'occasion de redécouvrir des artistes et m'a donné envie de m'intéresser davantage à certaines, telle Angelica Kauffmann, née le 30 octobre 1741 à Coire et morte le 5 novembre 1807 à Rome, l'une des femmes peintres et portraitistes les plus célèbres du XVIIIe siècle.
 Au belvédère de Vienne :
Lord John Simpson, 1773


Fille d'un peintre autrichien, Johann Joseph Kauffmann, qui à l'époque était peintre de la cour de l'évêque de Coire, elle s'exerça fort jeune à la peinture.
En 1752, sa famille s'installa à Côme, où le père devint peintre du comte de Salis. Elle peignit son premier autoportrait en 1753, à l'âge de douze ans.

Angelica Kauffmann partit entre 1757 et 1759 pour Meersburg et Tettnang, où elle fit entre autres les portraits du prince-évêque de Constance, du cardinal von Rodt, et des membres de la famille du comte de Montfort.
En 1762, elle fut nommée à Bologne membre d'honneur de l'Accademia Clementina di Bologna et obtint le diplôme de l'Accademia di Disegno.
En voyage à Naples, elle fit plusieurs copies au Palazzo Capodimonte et remercia le roi de Naples, encore enfant, par un portrait. Elle fut lancée à Naples par les nombreux Anglais qui s'y trouvaient.


Portrait de Ferdinand IV, roi de Naples,et de sa famille 1783


Elle fit le portrait de l'acteur David Garrick en séjour à Naples qui fut tellement satisfait du tableau qu'il permit au père d'Angelica Kauffmann de l'envoyer à Londres à l'exposition de la Society of Artists.David Garrick

 Ce tableau fit le début de sa renommée à Londres.



1764, le portrait du l' archéologue et historien d'art Johann Joachim Winckelmann

En 1765, Angelica Kauffmann fut acceptée comme membre de l'Accademia di San Luca de Rome.
C'est à l'invitation de Lady Wentworth que son père et elle se rendirent à Londres, où elle acquit une grande réputation.
Elle fut un des membres fondateurs de la Royal Academy en 1768.

Elle épousa en juillet 1781 (à Londres) le peintre vénitien Antonio Zucchi (1726-1795) qui, comme elle, avait connu le succès en Angleterre avant de se retirer dans les États pontificaux.

autoportrait


En novembre 1782, Angelica Kauffmann et son mari achètent un atelier à Rome près de la Trinité-des-Monts.  L'empereur Joseph II est venu en invité d'honneur, ainsi que le prince héritier de Bavière, la duchesse de Saxe-Weimar (l'un des esprits les plus éclairés de son temps), Goethe (en 1787), ou encore Herder (en 1788 et 1789). Ce dernier qualifie Angelica Kauffmann de « femme la plus cultivée d'Europe. »


Portrait du 12e comte de Derby, avec sa première épouse Elizabeth Hamilton et leur fils Edward, v. 1776


Son mari Antonio Zucchi meurt en 1795 et ensuite elle vit retirée, peignant de plus en plus de toiles à sujets religieux.



Elle meurt le 5 novembre 1807 et est enterrée à l'église Sant'Andrea delle Frate (Rome).

Ariane abandonnée 1774


 

dimanche 12 novembre 2017

Florent Marie Laberge

Les turbulences de la vie et de la guerre ont brisé Adélaïde. Seule l'affection de Florent éclaire encore ses journées. Ce dernier, à présent couturier célèbre, n’a pas été épargné non plus : il entretient désormais une liaison agitée avec un acteur. Il va devoir une fois encore soutenir sa vieille amie car Adélaïde finit par tout apprendre sur son défunt mari… Mais est-il encore temps de souffrir ? Les destins se heurtent et se conjuguent à la recherche d’une sérénité incertaine et toujours dérobée.


Mon petit mot


Une série que j'aurai mis trois ans à découvrir!
Le RDV du mois de novembre chaque année, après

Le Goût Du Bonheur Tome 1 - Gabrielle de Marie Laberge


Le Goût du bonheur, Tome 2 : Adélaïde de Marie Laberge

place au troisième et dernier volume : Florent!

Je l'avoue la fin tragique du tome 2 m'avait un peu refroidie... on s'attache beaucoup aux personnages, et en voir ainsi disparaître tragiquement à la fin de chaque tome... il m'a donc fallu un an pour ouvrir le dernier!

J'avais peur de m'y perdre un peu tant les personnages sont nombreux (un arbre généalogique ne serait pas inutile ! ) mais j'ai vite retrouvé le fil de l'histoire et cette "addiction" à la série!

Des drames, il y en a encore, et des épreuves multiples pour les uns et les autres, mais heureusement, la plupart des héros finissent pas atteindre une certaine sérénité, voir même à prétendre (enfin!) à ce fameux goût du bonheur!

On retrouve des thèmes importants développés dans les précédents volume, autour du droit des femmes en particulier (contraception, avortement, mais aussi place dans le monde du travail) , le Québec anglophone / francophone, l'homosexualité est plus développée, tout comme la religion. dans un monde qui évolue à toute vitesse pour les uns, beaucoup plus lentement pour les autres.

Il y a toujours aussi le plaisir de la langue et de ces délicieuses expressions québécoises...
Bref, une très belle fresque historiquo-sociale du Québec que je vous invite à découvrir si ce n'est déjà fait!


quebecennovembre_600

objectif pal

vendredi 10 novembre 2017

La curieuse histoire d' un chat moribond, de Marie-Renée Lavoie

Après avoir été trouvé dans la forêt par une petite fille qui pique-niquait, Ti-Chat se refait une vie dans une ruelle d'une ville du Québec, alors qu'il se croit en Australie. Le sauveront aussi du danger: Prémâché, le gros chat pas propre de la ruelle; l'USA, l'unité spéciale des araignées de sous-sol; Billy, le gentil voisin; et les parents de la petite fille, qui ont la chance incroyable d'être des bonshommes allumettes.La drôle d' histoire d'un chat qui meurt souvent et ne grandit pas.



Mon petit mot

 Pour continuer ce mois québecois, voici une auteure que je découvre, sous l'angle de la littérature de jeunesse et c'est une belle rencontre!

Une belle rencontre comme celle de ce petit chat, pas franchement gâté par la vie, dont on suit avec plaisir les aventures!
De belles valeurs, amitié, entraide, et émotion aussi!

Et après la lecture de ce livre, je regarderai d'un autre œil les araignées qui entrent chez moi...  et aurai des scrupules à les chasser !

En prime, plusieurs pages sont agrémentées de dessins naifs et de commentaires, qui font sourire les petits mais aussi les grands, je l'ai lu avec beaucoup de plaisir!
Le dernier chapitre sorte de "making-off" achève le livre dans la bonne humeur!



quebecennovembre_600




mercredi 8 novembre 2017

Josef Danhauser, La partie d'échecs, 1839 / Hercule et Omphale

Toujours dans les prolongements du voyage à Vienne, une œuvre du Belvédère avait attiré mon attention
 Josef Danhauser, La partie d'échecs, 1839 
La peinture est l'une des premières à montrer la vie dans les salons. L'atmosphère colorée donne une idée de l'atmosphère et de la mode des années 1830 à Vienne.

Mais ce qui est au centre du tableau, c'est la conclusion de la partie d'échecs: La victoire d'une femme sur un homme, au grand étonnement d'une partie de l'assistance...



Une victoire à mettre en relation avec la sculpture sur le bord droit Hercule et Omphale, la reine de Lydie inspirée par le groupe sculpté :

Heracles et Omphale , 1er siècle, musée archéologique de Naples
 


L'oracle d'Apollon avait conseillé à Hercule, qui cherchait à expier le meurtre d'un de ses amis, de se mettre au service de la reine de Lydie, Omphale. Celle-ci imposa au héros, fils de Zeus réputé pour sa force invincible,des épreuves destinées à expier son crime.
Différentes versions abordent les amours d’Omphale et Hercule. La plus répandue est qu’admirant la force et les exploits d’Hercule, elle en fait son amant puis même son époux, après l’avoir libéré de la servitude. Cependant chez Ovide, Lucien, Properce et Sénèque, Omphale oblige Hercule à porter des habits de femme et à filer la laine tandis qu’elle se dote de la peau du lion de Némée et de la massue.

Mosaique des travaux d'Hercule, IIIème siècle, Valence



Chez Rubens : Hercule et Omphale sont représentés dénudés, la reine, dominant la scène, portant la peau de lion, s'appuyant sur la massue du héros, qui, lui, portant un fichu de femme, est assis sur le manteau rouge de la reine,  portant la quenouille d'une main, le fil dans l'autre. La reine lui pince l'oreille pendant qu'un esclave, habillé également en femme, file la laine comme d'autres esclaves sur la gauche. Un chien blanc (symbole de fidélité) est placé à droite de la reine.


Ce thème de l’inversion des rôles dans l’amour a été retenu par les peintres, au XVIIe et surtout au XVIIIe siècle. Les œuvres de Rubens, Boucher, François Lemoyne comptent parmi les représentations les plus célèbres de ce thème mythologique. Il existe encore d’autres variations comme le fait qu’Hercule, amoureux d’Omphale, se serait lui-même rendu volontairement esclave, ou bien que Paon aurait fait courir la rumeur d’un Hercule habillée en femme.
Le détournement de la figure héroïque et mythique d’Hercule reste une constante dans cet épisode dont l’intérêt réside en une réflexion sur l’inversion des genres masculin/féminin.

lundi 6 novembre 2017

top 10 à la québécoise #QuébecEnNovembre

Cette année encore, je participe avec grand plaisir  à "Québec en novembre" , organisé par  Karine (Mon coin lecture)  et  Yueyin (Chroniques de lecture).

Pour cette première participation, un oeil dans le rétroviseur, l'occasion de parcourir la rubrique Québec du blog : Toutes mes lectures en lien avec le Québec pour vous donner envie peut-être de rejoindre le groupe de mois-ci!

quebecennovembre_600

Mon Top Ten:

1/ Jacques Poulin
D'abord un auteur, dont j'ai lu plusieurs livres et dont j'aime beaucoup l’atmosphère, la place de la littérature, du paysage, des chats... 
La Tournée d'automne de Jacques Poulin

Volkswagen blues - Jacques Poulin
La traduction est une histoire d'amour de Jacques Poulin



2/ Une série à découvrir :
Le Goût Du Bonheur Tome 1 - Gabrielle de Marie Laberge


Le Goût du bonheur, Tome 2 : Adélaïde de Marie Laberge

3/ Un livre foisonnant (et gourmand!)

La fiancée américaine d'Eric Dupont


4/ Un livre écouté, marquant
Kuessipan Naomi Fontaine

5/ Des policiers que j'ai beaucoup aimés
Le Collectionneur de Chrystine Brouillet


Repentir(s) de Richard Ste-Marie


6/ Dans un tout autre genre :
Le premier Jardin de Anne Hébert



7/ Pour les petits 
Renaud, le petit renard
Le loup de Noël Claude Aubry

8/ En BD
La petite patrie de Julie Rocheleau

9/ Au théâtre
Les Paratonnerres Marc-Antoine Cyr / Didier Girauldon 


10/ Hors thème!
Mais je l'y ajoute, parce qu'il se passe pour une partie au Québec et que j'ai beaucoup aimé

Un petit glaçon dans la tête - Valérie Péronnet

samedi 4 novembre 2017

Frappe-toi le coeur de Amélie Nothomb #RL2017

Albin Michel
« Frappe-toi le cœur, c’est là qu’est le génie. »
Alfred de Musset




Mon petit mot

Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un livre d'Amélie Nothomb!
C'est la référence à Musset qui m'a décidé, et j'ai bien fait!


Les liens mère - fille ... on n'  a pas fini de les explorer, côté psychologie ou côté imaginaire...  et dans la série, les personnages croqués par Amélie Nothomb sont plutôt efficaces... pas très reluisant tout cela, mais hélas, si la caricature est poussée à l'extrême, la réalité est parfois tout aussi cruelle.
On commence d'ailleurs par l'absence de lien finalement, tout aussi néfaste.

Les personnages ne sont guère sympathiques, difficile de s'attacher à l'un ou à l'autre, rivalité, jalousie, névrose... il y a de quoi faire! J'ai regretté d'ailleurs de ne pas éprouver de sympathie ni pour les unes ni pour les autres, ce qui m'a laissé parfois un peu en retrait finalement du roman, mais l'avis reste globalement positif!


Mon préféré de l'auteure : Métaphysique des tubes



jeudi 2 novembre 2017

Kamouraska d'Anne Hébert

Au chevet de son époux mourant, c'est sa propre mémoire que veille Elisabeth d'Aulnières.
Enfouis sous le temps et les songes, les souvenirs de sa jeunesse tumultueuse refont surface : l'histoire, en 1839, de son innocence salie, d'une passion tragique de chair et de sang, d'amour et de mort. Un secret dissimulé sous l'opaque silence des apparences et de l'honneur. Un amour éperdu enterré vivant sous les neiges québécoises... 



Mon petit mot 

Après la semaine italienne, place au Québec!
Et cela va faire du bien à ma PAL, coup double! 

Un personnage marquant pour commencer avec cette femme qui en remontant dans son passé donne à entendre bien des choses sur la condition féminine, la religion, le poids de la société,  l'époque... 
 Le premier mariage d'abord, marqué par la violence de son mari, et cette rencontre bouleversante qui a suivi...  

La narration est étrange, entre souvenirs, cauchemars et réalité du présent, mais sert parfaitement bien l'histoire, de la fureur de vivre et d'aimer au poids étouffant de la société et de cette neige qui recouvre tout... comme un linceul... Un Québec âpre, et cette image du cheval galopant dans la neige me restera longtemps en mémoire!

Un beau texte que je suis ravie d'avoir enfin lu!






objectif pal

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