mercredi 19 octobre 2016

Vivre près des tilleuls de L'Ajar #68premièresfois

17/08/2016
Vincent König est le dépositaire des archives de l’écrivaine suisse Esther Montandon. En ouvrant par hasard une chemise classée « factures », il découvre des dizaines de pages noircies, qui composent un récit intime. Esther a donc tenu un « journal de deuil », dans lequel elle a pour la première fois évoqué la mort de sa fille Louise et l’aberrante « vie d’après ». Les souvenirs comme les différents visages de la douleur s’y trouvent déclinés avec une incroyable justesse. Ces carnets seront publiés sous le titre Vivre près des tilleuls.

Roman sur l’impossible deuil d’une mère, porté par une écriture d’une rare sensibilité, Vivre près des tilleuls est aussi une déclaration d’amour à la littérature : ce récit d’Esther Montandon est en réalité l’œuvre d’un collectif littéraire suisse, l’AJAR. Ces dix-huit jeunes auteur-e-s savent que la fiction n’est pas le contraire du réel et que si « je est un autre », « je » peut aussi bien être quinze, seize, dix-huit personnes.




Mon petit mot


Un petit livre original et qui fait mouche!

Le thème est dur (la perte d'un enfant, vue du côté de la mère) ,  mais traité de belle manière, dans une langue épurée, aérée, qui laisse flotter de belles images.
Sobre, touchant, sans pathos.

On se laisse manipuler avec plaisir par ce groupe de jeunes écrivains de talent, le concept est bien mené, de petites touches en souvenirs, on se laisse happer par leur prose et l'on en vient à souhaiter pouvoir lire d'autres oeuvres de "Esther Montandon"!
 On imagine volontiers les textes que leur héroïne aurait pu écrire,  on rêve avec eux, embarqué dans ce "nous" efficace.

Un bel exemple de littérature collective réussie!




Dans le cadre des



2 commentaires:

  1. Une écriture à tant de mains ... Rien que le pari de départ est tentant !

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