vendredi 9 septembre 2016

Alice ou le choix des armes de Stéphanie Chaillou

éditions Alma
Un inspecteur de police auditionne une jeune femme, Alice Delcourt, soupçonnée du meurtre de son ancien chef de service, Samuel Tison. Nous apprendrons au fil de l’interrogatoire qu’elle a été harcelée par Samuel Tison, et que c’est peut-être là le mobile du crime, si crime il y a eu.
Le roman tout entier tourne et retourne la question de la violence au travail. Comment réagir ? Avec quelles armes ? Celles de la légalité, par le recours à la justice, celles de la violence, en usant de la loi du talion ? Que faut-il faire ? Se venger, porter plainte, tuer, se tuer, dénoncer ? En témoignant, Alice Delcourt inventorie, en détails, toutes ces questions, et les émotions qui les accompagnent : peur, effondrement, haine, révolte, désir de vengeance…
Si le roman met en scène une enquête, ce qu’il exprime avant tout c’est le besoin qu’éprouve Alice d’être entendue. Jouant du champ/contrechamp, Stephanie Chaillou émaille la déposition de textes brefs, éclatants qui racontent les souvenirs, les espoirs, les fantômes et les peurs d’Alice, tout un arrière-monde qui permet de la localiser autrement que comme coupable et victime.


Mon petit mot

Voilà un livre dans lequel j'ai eu du mal à me retrouver... et pourtant!
Un thème qui m'intéressait, le harcèlement au travail, l'emprise morale, les rapports de force dans le monde du travail...

Oui mais voilà, parfois la sauce ne prend pas facilement. 
Entre une enquête qui n'en est pas une, l’introspection de l’accusée, le portrait de la victime qui se complète peu à peu, les fins de chapitres du " petit théâtre d'Alice" , entre poésie et onirisme, je me suis un peu perdue... comme l'inspecteur finalement. 
Et pourtant, je me suis attachée à cette Alice, à ses peurs, à ses combats... j'ai aimé ces analyses psychologiques des différents protagonistes, j'en sors donc un peu frustrée, avec l'envie de relire certains passages, de noter des citations, et en même temps, avec l'impression d’être un peu passée à côté du roman... c'est peut-être la solution, peut-être un livre à relire, une fois que l'on a compris son fonctionnement...
A vous de vous faire votre opinion!


Merci à Babelio et à l'éditeur pour cette lecture!

Rentrée littéraire 2016




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4 commentaires:

  1. Tu n'es pas la première à être très mitigée sur ce titre, je vais faire l'impasse sans regret.

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    1. L'idée de départ était bonne mais il m'a manqué quelque chose!

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  2. Ce titre ne sera pas dans ma rentrée et te lire me le confirme.

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