lundi 19 septembre 2016

Ahlam de Marc Trevidic #68premièresfois

Lattès
06/01/2016

Lorsqu’en 2000 Paul, célèbre peintre français, débarque aux Kerkennah en Tunisie, l’archipel est un petit paradis pour qui cherche paix et beauté. L’artiste s’installe dans « la maison de la mer », noue une forte amitié avec la famille de Farhat le pêcheur, et particulièrement avec Issam et Ahlam, ses enfants incroyablement doués pour la musique et la peinture. Peut-être pourront-ils, à eux trois, réaliser le rêve de Paul : une œuvre unique et totale où s’enlaceraient tous les arts.
Mais dix ans passent et le tumulte du monde arrive jusqu’à l’île. Ben Ali est chassé. L’islamisme gagne du terrain. L’affrontement entre la beauté de l’art et le fanatisme religieux peut commencer.

Âgé de 50 ans, Marc Trévidic a dirigé le pôle antiterroriste du parquet de Paris, de 2006 à septembre 2015. Il est aujourd'hui vice-président au tribunal de grande instance de Lille où il est en charge de la coordination du pôle pénal. Il est l'auteur de trois livres, tous publiés chez Lattès: Au cœur de l'antiterrorisme (2010), Terroristes: les sept piliers de la déraison (2013) et Qui a peur du petit méchant juge? (2014).
Ahlam est son premier roman.


Mon petit mot

Quand un juge anti-terrorisme se met à l'écriture d'un roman... cela suscite la curiosité!
Quand ce premier roman parle d'islamisme, on se doute que cela va être particulièrement intéressant... et en effet, on est pas déçu!

L'histoire d'amour devient presque accessoire (certaines pages même sur la recherche picturale de Paul m'ont parues un peu longues, tant le propos capital est ailleurs) , un joli prétexte pour mieux décortiquer la montée de l'islamisme en Tunisie, la radicalisation, la manipulation, l'embrigadement,  le fonctionnement des cellules de jeunes... et cela fait froid dans le dos.

Un roman très important pour mieux comprendre ce qui peut se passer dans l'esprit de certains.
Pour comprendre ce que certains pensent des femmes, de l'art ou de la musique.

Un documentaire, un essai aurait pu aboutir au même constat. Mais il y a la force des émotions ressenties autour des personnages pour le renforcer, pour le graver profondément en mémoire.
Ce roman démontre parfaitement le pouvoir de la fiction.
Un monde s'effondre sous nos yeux, et rien de mieux que des personnages de chair et de sang pour nous aider à comprendre le monde d'aujourd'hui.

A lire , et à faire lire!

Dans le cadre des

Challenge Rentrée littéraire janvier 2016

8 commentaires:

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