dimanche 7 août 2016

... et Toulouse

suite de l'escapade!
Après Albi, cap sur Toulouse!

Du nord au sud, après avoir enjambé le canal du midi,

cap sur la basilique Saint-Sernin
 
On y entre par la porte Miègeville , précédée d'un portail au décor plateresque (vers 1530), seul vestige de l'enceinte de l'ancienne abbaye.




Bâtie à partir du XIe siècle pour exalter la mémoire de Saturnin, premier évêque et martyr de Toulouse, la basilique Saint-Sernin, construite en pierre et brique, est la plus grande église romane d’Occident.
Premier évêque de Toulouse, Saint Saturnin (dont le nom s’est transformé en " Sernin " sous l’influence de la langue occitane) vécut à Toulouse dans la première moitié du IIIe siècle.
Accusé de troubler les oracles des pratiques religieuses romaines, on le somma de renier sa religion, ce qu’il refusa de faire. Attaché par les pieds à un taureau rendu furieux, le corps brisé, il rendit l’âme dans l’actuelle rue du Taur (de " taureau ").
Au IVe siècle l’évêque Hilaire rend hommage à son prédécesseur en bâtissant au-dessus de sa tombe une première petite basilique de bois.  Le baldaquin baroque situé derrière l’autel glorifie encore aujourd’hui le tombeau en bois doré qui renferme les restes de l’évêque martyr.

On poursuit par la rue du Taur et son église au curieux clocher-mur
 Avant d'arriver sur la place du Capitole:

et de visiter quelques salles de l'hôtel de ville en passant par la cour Henri IV




Un petit clin d'oeil à Carlos Gardel en passant sous les arcades qui relatent l'histoire de la ville
 le théâtre
au fil de quelques rues...
 la façade du musée des Augustins (pas le temps de le visiter pour ce très court séjour!)
du côté du quartier de la Daurade et de la Garonne




En revanche, visite du musée Saint-Raymond,

à la découverte de la Tolosa antique et de l’impressionnante collection de la villa Chiragan, bustes d'empereur et scènes des travaux d'Hercule en particulier, d'une grande richesse!
Le second étage du musée est consacré à la cité romaine de Tolosa.
La cité de Tolosa est l’une des plus étendues de la province romaine de Narbonnaise et sa capitale fait partie des grandes villes du monde romain occidental. Collection de mosaïque, vaisselle, stèles, statuettes...
Le premier niveau est consacré à la villa romaine de Chiragan à Martres-Tolosane.
Il semblerait que la villa de Chiragan ait été occupée du Ier au IVe siècle. Seize hectares de bâtiments ont été repérés et on pourrait imaginer que le domaine que cette gigantesque villa commandait, aurait pu atteindre les mille hectares.
Les communs sont organisés autour d’une cour de trois hectares, sous la forme de deux files d’une quarantaine de constructions modestes, des étables, des ateliers ou des logements pour le personnel. Sur une seconde ligne, de grands bâtiments, jusqu’à 50 mètres de longueur, correspondent aux installations de stockage.
La partie résidentielle occupe trois terrasses. Un long portique, modifié ensuite avec la création d’une salle basilicale, conduit à une cour d’honneur en U et à la résidence. Les appartements privés du maître trouvent place autour d’une cour à péristyle. Sur la seconde terrasse, un imposant ensemble thermal est complété par un grand atrium ouvrant sur un large espace en hémicycle, jardin ou palestre. Sur la troisième terrasse, un escalier monumental permet d’accéder à une esplanade et à ses portiques, en bord de Garonne.
La villa est occupée durant plus de quatre siècles, de la fin du Ier siècle avant notre ère jusqu’au début du Ve siècle. On date aujourd’hui la période de plus grande splendeur de la villa de la fin du IIIe siècle et du début du IVe siècle.
Des centaines de placages de marbre de toutes sortes témoignent de la somptuosité de la villa. Ces fragments de pilastres ou de jambages de porte sont caractérisés par la richesse des rinceaux formés de feuilles d’acanthe. On distingue une foule d’insectes et de petits animaux.
Les travaux d'Hercule : ces sculptures datant de la fin du IIIe siècle représentent l’un des ensembles majeurs du musée. Il faut probablement les imaginer intégrées au niveau supérieur des murs d’une très grande salle ou d’un long portique de la villa de Chiragan. Les œuvres étaient rendues très expressives grâce aux couleurs vives, aujourd’hui disparues, qui recouvraient en grande partie la sculpture. Chaque scène est composée comme un tableau et rapporte une des épreuves infligées à Hercule. 



Dès les premières fouilles de la villa de Chiragan, en 1826, des dizaines de portraits romains en marbre sont mis au jour. Ils forment aujourd’hui l’une des plus importantes collections d’Europe et la deuxième en France après celle du Louvre.
La villa de Chiragan a ainsi accueilli, pendant plus de quatre siècles, les portraits des empereurs romains successifs et deux de leurs épouses.
À côté des portraits impériaux, de nombreux autres bustes sont des représentations de personnes qui pour nous sont inconnues : des hommes proches du pouvoir, très certainement.
Au sous-sol du musée, des fouilles archéologiques ont permis de mettre au jour, quatre-vingt-quinze sépultures et les restes de soixante-dix-neuf individus ainsi qu'un four à chaux


Un autre musée a retenu notre attention, et mérite en effet une visite, tant pour l'écrin de l'hôtel particulier dans lequel il est installé que pour la richesse de la collection de peinture :
La fondation Bemberg dans l'hôtel d’Assézat, 

dont la fortune provenait du commerce du pastel : œuvres de la Renaissance au pointillisme, fauvisme et impressionnisme, en passant par une collection de dessins, de reliures, des bronzes ou 30 toiles de Bonnard.

La visite commence par une salle dédiée à Venise, avec Guardi et Canaletto, on trouve aussi plus loin Véronèse, Le Titien et Tintoret, et se poursuit par la galerie des portraits ( Clouet, Cranach...). 


 Anna Flora von Kageneck, Elisabeth Vigée Le Brun, 1792
 et l'on termine cet aperçu de la ville rose par la visite du couvent des jacobins
 
Maison-mère de l’Ordre des Dominicains, fondé pour lutter contre le catharisme, son architecture, ample et lumineuse est, caractéristique du gothique méridional. A l'intérieur le célèbre "palmier"et ses 22 nervures, vitraux, fresques, reliques de Saint-Thomas d’Aquin.
On visite également le cloître, l’ancien réfectoire, la salle capitulaire et la chapelle de la Vierge.





 petits pieds et petites mains!





Bref, un bel aperçu d'une ville riche de patrimoine!

2 commentaires:

  1. Beau reportage sur une ville que je connais bien...

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    1. cela a été très bref, mais c'est un bon souvenir!

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