jeudi 14 juillet 2016

Les filles aux mains jaunes Michel Bellier Joëlle Cattino #off16

Girasole
  • Interprète(s) : Valérie Bauchau, Anne Sylvain, Céline Delbecq, Blanche Van-Hyfte
  • Mise en scène : Joëlle Cattino
  • Lumières et scénographie : Jean-Luc Martinez
  • Costumes : Camille Levavasseur


1914. Julie, Rose, Jeanne et Louise travaillent dans une usine d’armement. On les appelle les obusettes. Ou encore : les filles aux mains jaunes car la manipulation quotidienne des substances explosives colore durablement leurs mains et leurs cheveux. Elles ont, toutes les quatre, un mari, un frère, des enfants sur le front, une famille à nourrir « sans homme à la maison ». Et pour certaines : des rêves d’émancipation...
Dans l’enfer de l’arsenal, empoisonnées chaque jour par cette poudre jaune qui ne part plus à la toilette, payées deux fois moins que les hommes, elles font la connaissance de leur destin d’ouvrières. La voix de la petite Louise, la suffragette, résonne, éprise de liberté. Jeanne coud les robes noires du deuil et maudit l’ennemi. Julie attend l’amour et aspire la vie. Rose espère son mari.



Mon petit mot

Deux coups de coeur à la suite au girasole !
Après Vita#bis, dans un genre bien différent, beaucoup d'émotions avec ces filles aux mains jaunes.

Il y a d'abord la grande histoire, et l'envers de la guerre. Les hommes au front, les femmes à l'usine.
Les lignes bougent, doucement ...

Et puis il y a les histoires individuelles de ces quatre femmes, quatre très beaux portraits, toutes très bien interprétées, qui vont élargir tout à coup le champ de vision.

Du vote des femmes aux conditions de travail, des mouvements féministes à ceux des ouvriers... aux nouvelles dramatiques en provenance du front... pour ne pas oublier...
On rit    on est ému...

Peu de décors, qqs lumières, des sons, presque une chorégraphie des gestes du travail... efficace!





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