jeudi 21 juillet 2016

Les damnés de Luchino Visconti IVO VAN HOVE #FDA16

Cour d'honneur du Palais des Papes
d'après Luchino Visconti, Nicola Badalucco et Enrico Medioli
Mise en scène IVO VAN HOVE


  • Invité par la Comédie-Française à diriger des acteurs de la troupe, Ivo van Hove a choisi de mettre en scène Les Damnés. Partant du scénario – sans se référer au film réalisé par Visconti – il raconte, dans un spectacle à la scénographie proche de l'installation, l'histoire de la famille Essenbeck à l'heure du triomphe des nazis en Allemagne. Pour protéger leurs intérêts, ces maîtres de la sidérurgie ne voient d'autre alternative que de s'allier au nouveau régime et assassinent leur patriarche, le vieux baron Joachim, que cette idée répugne. D'intrigues en manipulations, de trahisons en meurtres, la désignation du nouveau patron des aciéries va générer un véritable rituel de célébration du Mal, rituel où la perversion des rapports entre les individus fait écho à la cruauté et la brutalité du contexte politique. Dans cette lutte pour la survie, contre toute attente, Martin – le fils pédophile et incestueux de la puissante baronne Sophie – parviendra à éliminer tous ses adversaires, devenant un serviteur zélé du régime prêt à régner sur l'empire hérité. Pour cela, il accepte de payer le prix fort : la froideur d'une vie d'où l'amour, la bonté et la beauté ont irrémédiablement disparu.
Mise en scène Ivo van Hove Scénographie et lumière Jan Versweyseld Costumes An d'Huys Vidéo Tal Yarden Musique et concept sonore Eric Sleichim Dramaturgie Bart van den Eynde
Avec la Troupe de la Comédie-Française : Sylvia Bergé, Éric Génovèse, Denis Podalydès, Alexandre Pavloff, Guillaume Gallienne, Elsa Lepoivre, Loïc Corbery, Adeline d'Hermy, Clément Hervieu-Léger, Jennifer Decker, Didier Sandre, Christophe MontenezEt Basile Alaïmalaïs, Sébastien Baulain, Thomas Gendronneau, Ghislain Grellier, Oscar Lesage, Stephen Tordo, Tom WozniczkaAvec  : Koen Maas, Roeland Vanhoorne, Piet Rebel, Raf Minten


Mon petit mot

Quand la Comédie française revient dans la Cour d'honneur... on ne peut être que dans les gradins!

J'ai vu ce spectacle avant le drame de Nice, le ressenti était déjà très fort, et pour avoir revu certains passages en replay de la diffusion TV j'imagine que lors de la reprise en salle, ce sera encore plus violent...

Je n'ai pas vu le film de Visconti , pas de comparaison possible donc.
Ce que j'en retiendrai? L'engagement et la qualité de la distribution. Des images très fortes. Des frissons. Ce rituel macabre répété autour de chaque cercueil.

L'utilisation de la vidéo m'a dérangée les premières minutes, je ne savais plus où regarder, et puis, j'ai finalement apprécié ces gros plans, et ce choix laissé à chacun de l'endroit où poser son regard.

Puissant, dérangeant. Glaçant, bien en phase avec le Mistral qui s'était invité. Marquant en tout cas.




1 commentaire:

  1. Oui, tu as le mot, marquant! C'est le genre de spectacle dont on se souvient longtemps comme Le Maître et la marguerite que j'ai vu aussi à la cour d'Honneur..

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