mardi 19 juillet 2016

Derniers fragments d'un long voyage Christiane Singer Céline Marrou #off16

  • Interprète(s) : Jézabel d'Alexis
  • Mise en scène & scénographie : Céline Marrou
  • Scénographie : Dominique Fataccioli

Un jeune médecin annonce à Christiane Singer que la maladie ne lui laisse que six mois à vivre. Commence alors l'écriture de ce qui deviendra "Derniers fragments d'un long voyage" : un livre culte. Un témoignage porté à une incandescence rare. C'est une invitation à l'amour, une ode à la vie que Christiane Singer nous offre. Le feu qui l'anime, sa formidable capacité à épouser tous les mouvements de l'existence, sa soif inextinguible de l'Autre et du mystère indicible de toute vie sont autant de sources salvatrices où boire à la joie et à être dans l'entièreté. Ici et maintenant.

"L"amour n'est pas un sentiment. C'est la substance même de la création."
"Que je vive ou que je meure.Tout est vie."
"Je n'ai pas perdu le fil de la merveille."  

Mon petit mot

Un texte pour réfléchir, pour profiter de la vie, pour aimer, pour écouter, pour aider... des mots dont on a besoin...
Sensible, mais sans pathos, beaucoup de sobriété, le témoignage des derniers mois de Christiane Singer ouvre une belle réflexion sur la vie...
Un spectacle à part... 
Et une voix à redécouvrir :


Christiane Singer, née à Marseille en 1943 et décédée le 4 avril 2007 à Vienne en Autriche. Son père était d'origine juive hongroise et sa mère moitié russe et moitié tchèque. À cause de la persécution des juifs, ses parents fuient la Hongrie, puis l'Autriche, et s'installent en France. Elle naît huit ans après, en 1943, à Marseille.

En 1968, elle rencontre le Comte Georg von Thurn-Valsassina, architecte, qui deviendra son mari, et s'installe dans son château médiéval de Rastenberg (Autriche), non loin de Vienne, et y élèvera ses deux fils. Ce château lui inspirera l’œuvre romanesque éponyme en 1996 Rastenberg. Elle organise également sur son domaine des séminaires de développement personnel.

Son œuvre et sa réflexion personnelle sont tout entières centrées sur la prise en compte nécessaire du spirituel qui couve dans le cœur de chacun. Elle est un écrivain relativement prolifique, de sensibilité chrétienne imprégnée de sagesse orientale, qui s'abstient de donner des leçons de morale et exclut tout dogmatisme. Elle a obtenu plusieurs prix littéraires, dont le prix des libraires pour La Mort viennoise en 1979, le prix Albert-Camus pour Histoire d'âme en 1989, et le prix de la langue française en 2006 pour l'ensemble de son œuvre.

Elle dira à la radio : « J'ai écrit un livre sur Les Âges de la vie. J'ai tenté de montrer ces métamorphoses de l'être au cours de la vie. Il est évident que tout cela ne vaut que si l'on a appris en cours d'existence à mourir. Et ces occasions nous sont données si souvent ; toutes les crises, les séparations, et les maladies, et toutes les formes, tout, tout, tout, tout nous invite à apprendre et à laisser derrière nous. La mort ne nous enlèvera que ce que nous avons voulu posséder. Le reste, elle n'a pas de prise sur le reste. Et c'est dans ce dépouillement progressif que se crée une liberté immense, et un espace agrandi, exactement ce qu'on n'avait pas soupçonné. Moi j'ai une confiance immense dans le vieillissement, parce que je dois à cette acceptation de vieillir une ouverture qui est insoupçonnable quand on n'a pas l'audace d'y rentrer. »

En septembre 2006, lorsque son médecin lui annonce qu'il lui reste six mois à vivre, à la suite d'un cancer, elle écrit un journal au cours de ses derniers mois, qui sera publié sous le titre Derniers fragments d'un long voyage. Christiane Singer est décédée en avril 2007, à l'âge de soixante-quatre ans.

2 commentaires:

  1. Je vais le voir en septembre, au guichet Montparnasse, le tout petit théâtre, tu connais ? Certes le sujet n'est pas gai, mais pourquoi pas !

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    1. je ne connais pas cette salle, cela peut faire un joli écrin à ces mots!

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