jeudi 21 juillet 2016

Corps de bataille de Valérie Lang #FDA16

C'est par cette lecture au musée Calvet que s'est achevée ma semaine avignonaise..

Par Josiane Balasko, Emmanuelle Béart, Charles Berling

Valérie Lang a beaucoup écrit. Quotidiennement. De façon compulsive. Comme un prolongement indispensable de sa pensée, pour la fixer. Que ce soit dans sa vie personnelle ou professionnelle.
À un moment, la question d'écrire pour publier s'est présentée, et si la mort ne l'avait pas fauchée de façon aussi brutale, elle aurait certainement mis à exécution cette évidence. Écrire pour être lue. Écrire pour transmettre. [...] Puisse la lecture de ces textes créer du désir chez de jeunes gens et leur donner assez de force et de courage pour que leur engagement dans le théâtre soit un engagement de combat. Pier Paolo Pasolini a prêté à Valérie Lang cette formule qu'elle citait si souvent : « Jeter son corps dans la bataille avec les armes de la poésie. » Stanislas Nordey

Valérie Lang est morte le 22 juillet 2013. Elle est partie en laissant une masse innombrable d'écrits, une masse épaisse, furieuse et souterraine à travers laquelle on peut découvrir aujourd'hui que cette femme aux multiples engagements, aux différents jets, cette femme d'amour et de lutte engageait aussi, envers et contre tout, son corps dans l'écriture. L'écriture comme un moyen d'examiner inlassablement l'exercice de la bataille qu'elle menait sur plusieurs fronts : l'incarnation généreuse de l'actrice sur un plateau, le travail en institution comme co-directrice soucieuse des publics, le combat politique et civique pour la défense d'une humanité qu'on prive de ses besoins essentiels comme les sans-papiers et les sans-logements. Valérie Lang avait et était un corps de bataille : elle assumait l'existence, jusqu'à l'extrême.
Frédéric Vossier
Diffusion sur France Culture le 11 septembre 2016 à 21h dans Théâtre & Cie


Mon petit mot

 Un bel hommage à Valérie Lang, trop tôt disparue, et surtout, l'occasion de réfléchir à sa suite.
De Nancy à Saint-Denis, sa vie, son parcours de femme et d'artiste, de "fille de" à militante, du conservatoire à l'occupation de l' église Saint Bernard aux côtés de sans-papiers, une trajectoire de passion , de révoltes et de lumière.

L'engagement, son rapport à la société, aux injustices, son combat pour l'ouverture du théâtre, pour l'élargissement des publics... des textes militants, touchants, si justes! 

Il y a l'amour du théâtre, l'amour de l'autre, les doutes... et les batailles... il en reste tant à mener...  
Les trois lecteurs, très complémentaires, portent sobrement ses mots, une belle façon pour moi de tirer le rideau sur cette semaine intense et chargée en émotions...

Une soirée à prolonger par la lecture de :



2 commentaires:

  1. Je ne l'avais même pas noté! Quelle richesse ta semaine festivalière et quelle variété!

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    1. un programme varié, une très belle semaine!

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