vendredi 13 mai 2016

Forbidden di sporgersi/ Pierre Meunier et Babouillec

CDRT mai 2016
un projet de Pierre Meunier conçu et imaginé avec Marguerite Bordat
à partir du texte Algorithme éponyme de Babouillec
lumière Bruno Goubert  son Hans Kunze avec la collaboration de Géraldine Foucault
construction Pierre Mathiaut   régie générale  Jean-Marc Sabat

avec
Frédéric Kunze
Pierre Meunier
Satchie Noro
Jean-François Pauvros


Quatre mécanos en blouse enchaînent des tentatives d’action avec des matériaux infimes, spectaculaires, ou de drôles de machines : un ruban de sécurité qui vole, une vis de six mètres dont on écoute le son, ou sur laquelle on tente une ascension à trois…Les objets leur donnent du fil à retordre ! Mais ils prennent avec nous le temps de l’expérience.


Forbidden di sporgersi est né de la rencontre entre Pierre Meunier et Babouillec, une jeune auteure autiste sans paroles, qui écrit grâce à un système de lettres plastifiées conçu par sa mère.
 Ses textes révèlent des fulgurances poétiques, une langue lance-flamme. Alors plutôt que d’illustrer ces mots venus de profondeurs inconnues, Pierre Meunier et ses amis scénographe, musicien, acteur, danseuse / acrobate aérienne, ont cherché un espace, un temps qui pulvériseraient les limites que la raison nous impose, et que l’autisme percute de plein fouet : « donner à vos raisons un sens à mon silence ».

Pour Pierre Meunier, si l’on est au monde, la moindre des choses est de l’interroger : avec lui, la matière est une surprise, l’air un étonnement, l’équilibre un miracle, le déséquilibre une fête. Émerveillement des enfants devant tout ou presque rien, et devant l’apparition sidérante de mots qui ont fait un si mystérieux parcours.



Mon petit mot


Voilà un spectacle à part... peu de mots, des installations visuelles, de la musique, une acrobate, un voyage sensoriel qui donne envie de jouer avec tous ces éléments présents sur la scène.
 
On a envie de redevenir enfant avec eux, de jouer à ce mikado géant, de faire claquer le papier-bulle, de faire voler les rubans de chantier...
On rit, aussi. Quand les objets ne se laissent pas faire...
On frémi, également. Quand l'acrobate évolue dans les fils qui s'enroulent vers les cintres.
On se questionne, enfin, quand les mots retentissent. Le formatage, l'individu...
 
Bref,  un spectacle déroutant (la première demi-heure ne comporte pas de texte, on l'attend, on l'espère, comme les parents peuvent le guetter chez leur enfant), mais une bonne dose de bonne humeur , de poésie, et quelques interrogations en tête.



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