vendredi 4 mars 2016

LA CERISAIE ANTON TCHEKHOV / GILLES BOUILLON 3 mars

de
Anton Tchekhov
traduction André Markowicz et Françoise Morvan
mise en scène Gilles Bouillon    assistante mise en scène Albane Aubry  

scénographie  Nathalie Holt  dramaturgie Bernard Pico

photos CDRT
peintures décor Thierry Dalat   costumes Cidalia Da Costa  costumes - assistante Dominique Chauvin
univers sonore Julien Baillod   création lumières Pascal Di Mito 
habilleuse Aline Froux  maquillage, coiffure Mael Jorand 
 régie générale Nicolas Guellier  régie son Edouard Bonnet régie plateau Elsa Rebière


avec
Nine de Montal : Lioubov
Coline Fassbind : Ania
Julie Harnois : Charlotta
Barbara Probst : Douniacha
Emmanuelle Wion : Varia
Robert Bouvier: Gaev
Thibaut Corrion : Lopakhine
Dorin Dragos :Pichtchik
Etienne Durot :Iacha
Antonin Fadinard : Trofimov
Xavier Guittet : Epikhodov
Roger Jendly : Firs

Lioubov revient dans sa Cerisaie ! Joie de se retrouver, de revivre les souvenirs heureux ou dramatiques, présents dans chaque pli, chaque objet de la maison. Mais le domaine doit être vendu aux enchères pour dettes… Les arbres seront abattus et la maison rasée pour que de nouveaux résidents recommencent leur vie dans des datchas flambant neuves. Les larmes aux yeux, on continue de festoyer…

Écrite à la veille des bouleversements que va connaître la Russie, la dernière pièce de Tchekhov chante la fin d’une époque. Ses personnages n’ont pas vu le temps et l’argent filer, le monde changer. L’écriture chorale de l’auteur se met au diapason de cet univers en mouvement et lance un défi aux metteurs en scène – car Tchekhov dit de sa pièce qu’elle est une comédie...
Comment jouer à la fois le drame et la farce ? Comment rire de ce qui déchire ? Pour porter au plateau cette histoire dont la maison et le temps sont les protagonistes, Gilles Bouillon rassemble autour de lui ces grandes familles de théâtre qu’il affectionne : douze voix pour chanter le monde de l’enfance qui s’éloigne et se brise.

Mon petit mot

Une pièce qui comporte des thèmes chers à Tchekhov dans cette Russie en plein boulversement.
Les aristocrates sont ruinés, les fils des anciens serfs devenus libres sont riches, on cherche sa place,  on sait que le monde est à un tournant...

C'est la pièce de l'au-revoir. Au-revoir à la maison, aux temps anciens, à la jeunesse, à un mode de vie...
Et pourtant, on boit, on danse, on rit, on joue au billard, on fait des tours de magie... une dernière fois... Il y a de l'humour, de la tendresse même entre ces personnages. On fait un bout de chemin avec eux, personne ne s'écoute vraiment, chacun suit son rêve, son envie, jusqu'à l’inéluctable.

La vie passe, les saisons s'enchaînent, départ - retour - départ... jusqu'au départ définitif... la vie quoi... ses changements parfois souhaités, parfois subis, ses pertes successives, les anciens vieillissent, meurent, les arbres sont coupés... une nouvelle vie commence... le cap de la rupture, du déracinement n'est pas vécu par tous de la même  manière.


Une distribution très homogène (avec un coup de coeur personnel pour Roger Jendly en Firs, si drôle et si touchant, mais l'ensemble de la troupe est vraiment à saluer! il y a aussi le plaisir de retrouver, dans un rôle bien différent, Thibaut Corrion , Cyrano dans la mise en scène du même Gilles Bouillon il y a quelques saisons. ) , un décor et des costumes emplis de détails, agréables à l'oeil, et riches pour l'imaginaire, une belle ambiance musicale, bref, une soirée en Russie réussie!

Je continue donc à découvrir cet auteur après :

18 avr. 2015  de Anton Tchekhov Collectif Les Possédés création collective dirigée par Rodolphe Dana traduction André Markowicz ..



18 déc. 2012  La Mouette Anton Tchekhov. Avec : Arkadina : Nicole Garcia

21 déc. 2013 ... Les Trois sœurs Tchekhov.


Dans le cadre des challenges : 
Challenge faust





6 commentaires:

  1. whaouh ! quelle chance, j'adore cette pièce (et ça me plairait de la relire, tiens!) !

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    1. Je l'ai découverte hier soir, et j'ai bcp aimé le texte!

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  2. J'avais aimé la mise en scène, et en effet le jeu des acteurs, à commencer par Nine de Montal. Quelle inventivité !

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  3. Honte à moi, je n'ai jamais lu Tchekov ! Il faudra que je corrige ça ! PS : pour le challenge théâtre, est-ce que les opéras compte ?

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    1. oui! nous avons élargi à tous les arts de la scène!

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