jeudi 11 février 2016

Veronica de Nelly Kaprièlian

Grasset, janvier 2016
« Elle mentait aux journalistes. Le département publicité de la Paramount s’en était vite aperçu. Ça avait commencé par des détails, parce que ça commence toujours ainsi… Elle mentait sur sa couleur préférée : rouge, répondait-elle à l’un, violet, à un autre. Enfin, ils réalisèrent qu’elle se faisait passer pour ce qu’elle n’était pas. Elle disait que sa famille était aristocrate, que ses ancêtres étaient anglais, qu’elle avait vécu en Suisse, qu’elle était née dans une rivière... »

Quel secret cache Nicole Smith dite Nikkie dite Veronica, star de l’âge d’or hollywoodien ? Pourquoi semble-t-elle fuir sa mère, les hommes, jusqu’à ses enfants ? Et que révèlent ses mémoires inquiétants, retrouvés près de son corps sans vie ?
Cinquante ans après la disparition de Veronica, une journaliste française se penche sur cette affaire irrésolue, comme une photographie ou une séquence légendaire en fourreau noir. Mais ce Los Angeles de cinéma ne livre pas facilement ses secrets.
Nelly Kaprièlian nous offre une plongée fascinante dans le destin d’une star oubliée, victime de sa mère, de ses mauvais amis, du Moloch cinéma, cruelle aussi…



Mon petit mot 



Voilà un livre complexe, qui nous entraîne dans un Los Angeles qui ne fait guère rêver, pas plus que les coulisses d'Hollywood ou des grandes heures de la Paramount ( petite remarque au passage, je pense que je suis passée à côté de certaines références de ce roman, faute de suffisamment de références cinématographiques, mais j'ai pris des notes pour élargir ma culture dans ce domaine, de Vertigo d'Alfred Hitchcock à La Féline de Jacques Tourneur, il me faudra quelques séances de rattrapage pour mieux apprécier les subtilités de l'intrigue, ainsi que pour redécouvrir Veronica Lake qui fait partie des actrices ayant inspirées l'auteure.) 

Bref, une star brisée, une descente aux enfers tragiques, une psychologie complexe, pour un roman qui vire très vite au noir. 
Il y est question de doubles, d'avatars, et surtout de quête de soi, dans un monde où les apparences sont reines. 
On y perd parfois pied, à l'image de l'héroïne, c'est sombre, c'est troublant, déroutant...
C'est l'âge d'or d'Hollywood, et c'est une période dramatique pour cette starlette désespérée au destin tragique. De Sunset Boulevard à  Mulholland Drive on découvre aussi le Los Angeles d'hier, et d'aujourd'hui... et il ne nous fait décidément plus rêver....

 
A conseiller en priorité aux amateurs de cinéma!  

dans le cadre du  Challenge Rentrée littéraire janvier 2016

6 commentaires:

Comments system