mercredi 29 avril 2015

L'élégance des veuves Alice Ferney

Au rythme des faire-part de naissance et de mort, voici la chronique de destins féminins dans la société bourgeoise du début du siècle. Fiançailles, mariages, enfantements, décès… le cycle ne s’arrête jamais, car le ventre fécond des femmes sait combler la perte des êtres chers. 
C’est avec l’élégance du renoncement que l’on transmet ici, de mère en fille, les secrets de chair et de sang, comme si la mort pouvait se dissoudre dans le recommencement

Mon petit mot
Un petit livre qui suit les destins de trois femmes et compose une saga familiale qui embarque rapidement le lecteur!
 La galerie de personnages est bien croquée, même si chacun n'est que finalement que peu évoqué (le récit est très court).
Maternités, deuils, si nombreux, à tous les âges, place de la femme, rapport aux hommes, amour,  poids des contraintes familiales et de la société, transmission... des thèmes forts, à ne pas lire un jour de déprime!
C'était le premier livre que je lisais de cette auteure, j'en ai apprécié l'écriture, en auriez-vous un autre à me conseiller pour continuer la découverte? 


lundi 27 avril 2015

84, Charing Cross Road Helene Hanff

Par un beau jour d'octobre 1949, Helene Hanff s'adresse depuis New York à la librairie Marks & Co., sise 84, Charing Cross Road à Londres. Passionnée, maniaque, un peu fauchée, extravagante, Miss Hanff réclame à Frank Doel les livres introuvables qui assouviront son insatiable soif de découvertes. Vingt ans plus tard, ils s'écrivent toujours et la familiarité a laissé place à l'intime, presque à l'amour.
Drôle et pleine de charme, cette correspondance est un petit joyau qui rappelle avec une délicatesse infinie toute la place que prennent, dans notre vie, les livres et les librairies. Livre inattendu et jamais traduit, 84, Charing Cross Road fait l'objet, depuis les années 1970, d'un véritable culte des deux côtés de l'Atlantique

Mon petit mot

Enfin lu!
 Un roman (encore que le terme ne soit pas le mieux approprié! ) dont on a beaucoup parlé, mais que je n'avais pas encore sorti de son étagère...!

J'ai été un peu surprise au départ par la forme épistolaire , et par les nombreuses références littéraires de livres qu 'hélas je ne connaissais pas (il y en a tant à découvrir...! et j'avoue que ce livre a révélé de sérieuses lacunes!) mais j'ai beaucoup aimé l'ambiance qui s'en dégage et j'aurais adoré me promener dans les rayons de cette libraire Mark & Co, au 84, Charing Cross Road à Londres...

Il est plaisant de comparer les styles des deux principaux auteurs de ces lettres entre la fantaisie et le style très direct de l'Américaine et la réserve professionnelle de l'anglais... 
le goût pour les livres d'occasions, les beaux livres... tout lecteur ne peut que se retrouver dans ce texte!

C'est aussi une époque qui se révèle au lecteur, l'après-guerre et son rationnement, à travers les colis envoyés par Helene Hanff à la librairie.

Bref, un livre qui donne envie de lire et... d'écrire! Cette trace des échanges que n'auront plus nos mails et autres SMS...

Ce livre a été adapté au théâtre, je serais curieuse d'en découvrir une adaptation! 

Dans le cadre du challenge






samedi 25 avril 2015

Le Chagrin LES HOMMES APPROXIMATIFS / GUIELA NGUYEN

théâtre olympia avril 2015

Julie et Mathieu se retrouvent à la mort de leur père.
Tout les rassemblait dans l’enfance, tout les divise à présent : elle est partie à Paris faire sa vie, il est resté en province s’occuper de son père malade. La situation contraint ce frère et cette soeur qui ne se disaient plus rien à parler, et dans leurs conversations remontent à la surface les zones d’ombre de celui qu’ils sont venus enterrer : petit à petit, les non-dits de l’enfance commencent à faire écho aux tabous de l’Histoire.
Se raconter des histoires : tel est le point de départ et l’obsession de Caroline Guiela Nguyen et de ses collaborateurs artistiques. À partir d’un long travail de préparation qui rappelle l’écriture scénaristique, elle développe avec eux des paysages théâtraux dans lesquels ses comédiens vont dérouler leur histoire.
Mais comment raconter une histoire qui a été passée sous silence ?

Pour ce nouveau spectacle, Les Hommes approximatifs poursuivent leur travail sur la cellule familiale, sa force et sa fragilité. Mais ils en creusent les résonnances politiques en examinant la manière dont les traumatismes collectifs façonnent la mémoire intime, dont les destins individuels s’inscrivent dans une histoire faite de violence et de déracinements : au-delà de l’enjeu personnel, se souvenir devient dès lors un moyen vital de renégocier notre rapport au monde.


par la compagnie Les Hommes Approximatifs mise en scène Caroline Guiela Nguyen

avec
Dan Artus
Caroline Cano
Chloé Catrin
Mehdi Limam
Violette Garo-Brunel

Scénographie  Alice Duchange  Création costumes  Benjamin Moreau  Création sonore  Antoine Richard   Collaboration à la composition musicale  Teddy Gauliat-Pitois  Création lumière Jérémie Papin Création vidéo  Quentin Dumay 
Dramaturgie  Mariette Navarro  Collaboration artistique  Claire Calvi Suivi artistique   Julien Fišera 



Mon petit mot
Après le très intéressant :   ELLE BRULE Cie les Hommes Approximatifs / Mise en scène : Caroline Guiela Nguyen  de la même équipe en début de saison, j'étais curieuse de découvrir un nouvel aspect de cette compagnie avec Le chagrin... j'en sors un peu plus mitigée:

Je trouve tout aussi intéressant le parti pris de mettre en avant les petits riens du quotidien, ces silences, ces phrases non finies, ces discussions qui sous l'apparence de ne parler de rien , révèlent bien des sentiments.

Et autour du thème du deuil, chacun d'entre nous, hélas, peut se retrouver confronté à ses propres souvenirs, à ces heures autour de l'enterrement par exemple (et ce violent rappel à la réalité secoue, en dépit du décor-distance, le texte sonne si "vie quotidienne", qu'il nous touche de façon différente des textes de théâtre habituels).

Ce chagrin "initial" (la mort du père) renvoie à d'autres chagrins antérieurs (liés à la mort ou non, des renoncements, du racisme, des mauvaises blagues...) des différents personnages... mais aussi des nôtres.

Et pourtant, ou parce que (partie dans d'autres souvenirs dans mon siège), j'ai eu une phase de décrochage en milieu de spectacle, j'ai eu l'impression de me perdre dans le décor (ultra-chargé, comme autant d'autels, aux disparus, à l'enfance...), mais aussi dans la temporalité (on alterne entre présent et souvenirs, une multitude d'histoires se croisent, les petits (ou gros) riens de chacun qui reprennent le pas sur le deuil), et dans certains dialogues ou scènes muettes qui m'ont laissées cette fois à côté .

Bref, même si je suis moins séduite que par Elle brûle, il y a vraiment des pistes très intéressantes dans le travail de cette compagnie!

Dans le cadre du

jeudi 23 avril 2015

Silence à Hanover Close de Anne Perry

Londres, 1887. Lorsque Thomas Pitt doit rouvrir le dossier d'un meurtre commis trois ans auparavant dans le somptueux quartier d'Hanover Close, Charlotte et sa sœur Emily lui apportent une aide précieuse en lui ouvrant les portes de la haute société. Mais les secrets qu'elles surprennent sont lourds de conséquences et pèsent comme un couperet sur la vie de Pitt, exposé aux plus sourdes menaces. Les dessous de l'Angleterre victorienne n'ont décidément aucun secret pour Anne Perry.
traduit de l'anglais par Anne-Marie Carrière

 Mon petit mot

Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas lu un Anne Perry!

Une auteure et une atmosphère de cette Angleterre victorienne que je retrouve avec plaisir!
9ème tome des enquêtes des Pitt, son déroulement tient en haleine, je ne m'attendais pas à la chute, et le trio de l'inspecteur Pitt, sa femme Charlotte et sa belle- soeur Emily est efficace!

L'enquête nous entraîne en particulier dans le monde des domestiques d'une grande maison, leur mode de vie, les relations entre eux et avec leurs employeurs, intéressant!
Il y aussi la réflexion sur la place des femmes dans cette société, et en particulier celles des femmes devenues veuves très jeunes ou encore le regard posé sur la police par le reste de la société, ou les conditions d'incarcération et la vie en prison.

Bref, un bon cru dans la série des polars historiques! 




Dans le cadre des challenges


et polar historique


mardi 21 avril 2015

lucia antonia funambule daniel morvan

Zulma 22/08/13
C’est depuis une presqu’île radieuse où le vent étincelle que Lucia Antonia consigne sur de petits carnets, par courts fragments frémissants, sa vie présente et passée. Endeuillée par la chute de sa partenaire funambule, son double lumineux, la merveilleuse Arthénice, Lucia Antonia a dû quitter le petit cirque fondé par son arrière-grand-père Alcibiade.
Comme suspendue entre deux mondes, entre le ciel et la terre, les vivants et les morts, dans les miroirs des salines, elle fait la rencontre d’Eugénie et Astrée, les réfugiées magnifiques, d’un garçon voilier, qui goûte le vin et tend le fil, et d’un artiste peintre, propriétaire de l’ancien moulin, qui semble vouloir ressusciter l’image brisée d’Arthénice…
Mon petit mot

Je reprends mon retard du côté rentrée littéraire... de 2013!
Mieux vaut tard que jamais!


Un roman court et découpé en petits chapitres, autant de pensées entre lesquelles il faut cheminer, comme sur le fil de l'acrobate... presque  trop court peut-être, je crois que j'aurais aimé en savoir plus sur les uns et les autres, impression de rester un peu à la surface.

Tout est suspendu, l'acrobate, les mots, les sensations... une autre vision du deuil, sans aucun pathos, mais aussi du monde du cirque, loin des strass et des paillettes.
Ce rapport au danger, aux limites, l'itinérance...
L'atmosphère poétique prédomine, des images naissent, ce fil suspendu au dessus des salines, ces représentations, un monde féérico-tragique...

Une première participation au challenge


et un de moins dans la PAL au passage!


samedi 18 avril 2015

Platonov TCHEKHOV / Les Possédés / DANA

avril 2015 CDRT

de Anton Tchekhov
Collectif Les Possédés création collective dirigée par Rodolphe Dana
traduction André Markowicz Françoise Morvan adaptation Rodolphe Dana Katja Hunsinger
 scénographie Katrijn Baeten Saskia Louwaard
lumière Valérie Sigward assistée de Wilfried Gourdin
 costumes Sara Bartesaghi Gallo
assistanat à la mise en scène Inès Cassigneul

 avec: 
Emmanuelle DEVOS : Anna Petrovna VOÏNITSEVA, veuve du Général Voïnitsev
David CLAVEL: Nicolas Ivanovitch TRILETSKI, médecin
Yves ARNAULT : Porfiri Sémionovitch GLAGOLIEV, propriétaire terrien
Charles Van De Vyver: Sergueï Pavlovitch VOÏNITSEV, fils du général Voïnitsev
Christophe PAOU: Timofeï Gordéïevitch BOUGROV, négociant / OSSIP, bandit
Julien CHAVRIAL; Isaak Abramovitch VENGUÉROVITCH, fils du négociant Venguérovitch
Rodolphe DANA: Mikhaïl Vassiliévitch PLATONOV, instituteur
Marie-Hélène ROIG: Alexandra Ivanova « Sacha », son épouse, soeur de Nicolas Ivanovitch
Émilie LAFARGE: Marie Efimovna GRÉKOVA, étudiante en chimie
Katja HUNSINGER: Sofia Égorovna VOÏNITSEVA, épouse de Sergueï Voïnitsev
Françoise GAZIO: Guérassima Kouzmitchaïa PÉTRINE, propriétaire terrien
Antoine KAHAN: Kirill Porfiriévitch GLAGOLIEV, fils de Porfiri Sémionovitch



À la campagne, dans le domaine de la Générale Anna Petrovna, jeune veuve accablée de dettes, c’est la fin de l’hiver : la lumière revient, on attend Platonov.
Dans cette maison où chacun négocie ses petits compromis avec l’existence, on parle, on dit qu’on s’ennuie pour ne pas dire qu’on désire aimer ou se détruire.
Alors on rit, on boit, on rôde, on pleure, on dit ses inaccomplissements, on se raccroche à l’amour, on devient fou dans la nuit, on se hait, on se méprise soi-même, on rêve d’une vie nouvelle, on se tue, on tue.
Platonov sonne comme une évidence dans le parcours du Collectif Les Possédés, qui propose un théâtre de l’immédiateté, inventé au présent, dans un aller-retour permanent entre le rôle et l’interprète, le dehors et le dedans. Cette subtile jonglerie de l’acteur, entre incarnation et distance, résonne avec l’écriture de Tchekhov, qui, sans les juger, pose sur ses personnages un regard d’une infinie tendresse : « toutes les vies, toutes les vies… » Les Possédés, qui invitent Emmanuelle Devos à partager leur aventure, creusent leur chemin « avec la même colère contre la résignation, le même grand amour pour se consoler le soir » et proposent, avec la liberté qui les singularise, leur mise en scène de cette pièce sur « l’échec flamboyant de la vie. »
photo


Mon petit mot

Plaisir de replonger dans la Russie, de découvrir ce texte de Tchekhov que je ne connaissais pas... et qui trouve encore bien des échos avec notre monde d'aujourd'hui, perte de repères, de valeurs, question d'identité, de désirs, de choix de vie, de rapports hommes-femmes, de la place des femmes...fureur de vivre... dégout de la vie...

Plaisir de découvrir Emmanuelle Devos sur scène, en une Générale autour de laquelle gravite une belle galerie de personnages (certains très caricaturaux, mais les thèmes chers à Tchekhov dans la suite de sa production littéraire sont déjà en grande partie là) et qui à elle seule vaut d'aller voir ce spectacle.

Plaisir de découvrir une traduction du texte classique résolument moderne, et un texte beaucoup plus drôle que ce que je pensais.
Tragique, certes, mais que d'humour! On rit beaucoup, souvent jaune, et le temps du spectacle défile sans que l'on s'en rende compte.


Et puis, le plaisir de redécouvrir en contexte la phrase qui a inspiré Maylis De Kerangal pour son titre "Réparer les vivants" que je vous encourage à lire si ce m'est pas encore fait (mon avis)

Et puis ce fondu scène / coulisses, qui a gêné certains, bruitage à vue (le papier bulle du feu d’artifice), comédiens en attente sur les côtés de scène , pourquoi pas, cela ne m'a pas dérangée en tout cas, on reste dans l'histoire !

Dans le cadre des challenges


jeudi 16 avril 2015

Le Best-seller de la rentrée littéraire Olivier Larizza


Andersen septembre 2014 
Quel est l’hurluberlu qui a inventé la rentrée littéraire ? Si l’argent ne fait pas le bonheur, pourquoi les éditeurs n’en donnent-ils pas plus ? Comment un auteur traversant une période de vaches maigres peut-il faire un bœuf en librairie ? Et le grand Shakespeare, il chaussait du combien ?

Ces questions fondamentales tenaillent Octave Carezza, écrivain de 37 ans qui rêve d’écrire un best-seller et de trouver l’amour. Il lui arrive moult aventures rocambolesques avec ses lectrices, ses éditeurs, ses confrères croisés dans les salons du livre, cette drôle de dame qui s’appelle Inspiration ou encore l’e-book, invention fabuleuse qui va révolutionner nos vies avant de nous pousser à faire la révolution…

Mon petit mot

La quête de l'inspiration et du succès littéraire... le monde du livre,  voilà qui avait attisé ma curiosité, et grâce à zazy qui l'a fait voyager j'ai pu découvrir ce texte à mon tour.

Certains chapitres m'ont fait sourire, voir franchement rire : l'écriture de la biographie de l'inventeur du plateau... et le résultat final par exemple, moment d'anthologie!, tout comme la scène dans le magasin de vente des liseuses électroniques.
d'autres, comme certains jeux de mots m'ont laissé au bord du chemin, alors à défaut d'être un best-seller, c'est déjà un moment de lecture agréable, et c'est déjà une bonne chose!

Et puis pour les coulisses du monde de l'édition, des salons, des contrats d'éditions ou des rapports au lecteur, le thème est intéressant!

Une lecture de plus pour le


mardi 14 avril 2015

Beloved de Toni Morrison

Vers 1870, aux États-Unis, près de Cincinnati dans l'Ohio, le petit bourg de Bluestone Road, dresse ses fébriles demeures.
L'histoire des lieux se lie au fleuve qui marquait jadis pour les esclaves en fuite la frontière où commençait la liberté. Dans l'une des maisons, quelques phénomènes étranges bouleversent la tranquillité locale : les meubles volent et les miroirs se brisent, tandis que des biscuits secs écrasés s'alignent contre une porte, des gâteaux sortent du four avec l'empreinte inquiétante d'une petite main de bébé.
Sethe, la maîtresse de maison est une ancienne esclave. Dix-huit ans auparavant, dans un acte de violence et d'amour maternel, elle a égorgé son enfant pour lui épargner d'être asservi. Depuis, Sethe et ses autres enfants n'ont jamais cessé d'être hantés par la petite fille.
L'arrivée d'une inconnue, Beloved, va donner à cette mère hors-la-loi, rongée par le spectre d'un infanticide tragique, l'occasion d'exorciser son passé.
Inspirée par une histoire vraie, renforcée par ses résonances de tragédie grecque, cette oeuvre au lyrisme flamboyant est l'histoire d'un destin personnel et d'un passé collectif.

Hymne à l'amour et à la maternité, roman de la faute, de la difficulté du pardon comme du deuil, de la rédemption par l'oubli, Beloved fut récompensé par le prix Pulitzer en 1988


Mon petit mot

Un livre qui trainait depuis longtemps dans ma PAL et que Jostein m'a donné envie de sortir.


Choisi à l'époque pour ses échos tragiques à Médée, j'ai trouvé ce livre très intéressant pour l'histoire de l'esclavage aux Etats-Unis. 

Toutes les souffrances, les négations de l'être humain, un livre violent, révélateur, nécessaire encore et toujours hélas quand les droits de l'homme continuent à être bafoués jour après jour et pays après pays, qui plonge le lecteur au coeur des drames mais aussi de l'espérance.
 Fuir. Se libérer. Renaître? Ou tuer l'enfant pour qu'il ne subisse pas les mêmes tourments?

La famille est au coeur du roman, le rapport mère-filles en particulier, dans une histoire polyphonique, pas toujours simple à suivre d'ailleurs, entre présent, passé , et points de vue des uns et des autres.
Mémoire, folie, mystère, mais aussi poésie, un texte assez envoutant. 

Bref, intéressant, mais complexe! 

Dans le cadre du challenge:

dimanche 12 avril 2015

La voix humaine L'heure espagnole Ossonce Dune

LA VOIX HUMAINE

Tragédie lyrique en un acte
 Livret de Jean Cocteau
 Direction : Jean-Yves Ossonce
Mise en scène : Catherine Dune
Décors : Elsa Ejchenrand  Costumes : Elisabeth de Sauverzac Lumières : Marc Delamézière

Avec: 
 Elle : Anne-Sophie Duprels

Photo La voix humaine


 L'HEURE ESPAGNOLE
 Comédie musicale en un acte Livret de Franc-Nohain, d'après sa pièce
Direction : Jean-Yves Ossonce
Mise en scène : Catherine Dune
 Décors : Elsa Ejchenrand Costumes : Elisabeth de Sauverzac  Lumières : Marc Delamézière

 Avec:
Conception : Aude Extremo
Gonzalvo : Florian Laconi
 Torquemada : Antoine Normand
Ramiro : Alexandre Duhamel
Don Inigo Gomez : Didier Henry
Orchestre Symphonique Région Centre-Tours

Présentation : Poulenc, avec le monologue dramatique de La Voix humaine sur le texte de Jean Cocteau, brosse toute une gamme de sentiments : de l’amour à la jalousie, du courage à la peur, de la tendresse à la colère, de l’espoir fou au profond désespoir. C’est le kaléidoscope de la rupture amoureuse, à l’époque du téléphone... et bien avant les SMS ! Quarante minutes de tragédie sur le fil...
L’Heure espagnole, fantaisie cocasse, doit au raffinement de la partition son charme unique. Le livret regorge de sous-entendus et de jeux de mots lestes, donnant vie à cette pittoresque boutique d’horlogerie espagnole, où infidélités, cocufiages et personnalités explosives se croisent et se choquent. L’orchestre génial de Ravel est la grande horloge qui règle cette bouffonnerie. 
Les débuts de metteuse en scène de Catherine Dune, et d’une nouvelle équipe de production, sont aussi une occasion de découverte et de fidélité à une belle artiste.
Nouvelle Coproduction Opéra de Tours / Conseil Général d'Indre et Loire Décors, costumes et accessoires réalisés dans les ateliers de l'Opéra de Tours

Photo heure espagnole



Mon petit mot

j'étais à la représentation de vendredi, qui débuta dans une atmosphère particulière, avec un temps de recueillement en mémoire de l'ancien maire de Tours, Jean Germain,  alors que juste avant le spectacle, l'orchestre participait à une cérémonie organisée à la mairie... contexte particulier donc...

Deux oeuvres, deux atmosphères, un ensemble assez onirique, qui nous transporte tout de suite ailleurs.
Il y a d'abord le plaisir de découvrir Anne-Sophie Duprels que je n'avais jamais entendue sur scène, puis celui de retrouver dans L'heure espagnole des chanteurs que l'on prend plaisir à entendre régulièrement à Tours et dont on voit évoluer le jeu avec bonheur.
Et il y a surtout la découverte d' une autre facette du talent de Catherine Dune, on connaissait déjà la chanteuse, désormais, place à la mise en scène, bref, tous les éléments sont réunis pour une bonne soirée! 

A l'heure des ruptures par SMS ou mail, redécouvrir les "demoiselles du téléphone",  une époque qui semble déjà si loin! J'ai apprécié le décor, lit-prison, dont les fils (du téléphone / autant de chaînes) s'envolent peu à peu, l'éclairage.... quelques liens ainsi dans le décor entre les deux oeuvres.
L'histoire de l'heure espagnole ne m'a pas plus emballée que cela, je suis passée un peu à côté , mais l'énergie des chanteurs et la scénographie ont permis de passer un bon moment !


Et les rouages du temps et autres sabliers sont l'occasion de saluer le travail des artisans de l'ombre du spectacle, techniciens, décorateurs, éclairagistes, costumiers, bravo à tous et merci de nous enchanter ainsi!



Catégorie autre spectacle pour le

vendredi 10 avril 2015

Dimanches d'août Patrick Modiano


Pourquoi le narrateur a-t-il fui les bords de la Marne avec Sylvia pour se cacher à Nice ? D'où vient le diamant la Croix du Sud, la seule chose dure et consistante de leur vie et qui, peut-être, leur porte malheur ? De quoi est mort l'acteur populaire Aimos ? Qui sont les Neal, et pourquoi, de leur villa délabrée, s'intéressent-ils de si près à Sylvia, au narrateur, à la Croix du Sud ? Et Sylvia ? A-t-elle été l'épouse de Villecourt ? Et Villecourt ? Que vient-il faire à Nice, lui aussi, à l'heure de sa déchéance ? A travers toutes ces énigmes qui s'entrecroisent, un roman d'amour se dessine, empreint d'un charme qui hante le lecteur pendant longtemps.
1986  éditions Gallimard.


Mon petit mot

Pour l'instant mon "Modiano préféré" reste La petite bijou,  dont les lieux m'ont rappelé bien des souvenirs d'enfance. Les bords de Marne de ces Dimanches d'août ont ouvert eux aussi quelques tiroirs de la mémoire mais le charme n'a pas opéré de la même façon.

Si j'ai apprécié l'ambiance de ce roman, les allers-retours entre passé et présent, la fin m'a ... laissée sur ma faim.... beaucoup de non-dits entre lesquels il faut se faire son propre chemin... un peu trop peut-être pour moi...

Et pourtant, j' ai apprécié cette quête , autour de ce diamant La croix du Sud,  la disparition de Sylvia,  ce couple étrange, et l’atmosphère donnée par l'auteur autour d'eux... entre enquête et nostalgie.... et puis cette époque révolue des bords de Marne et de leur fréquentation, ce Nice aux hôtels miteux et villas à l'abandon, comme le sont le narrateur et Villecourt... ces petites touches descriptives et ce flou autour des personnages qui font le charme de l'auteur...
Bref, beaucoup de points positifs aussi, je suis curieuse de voir ce qu’il m'en restera dans quelques semaines / mois...

Dans le cadre du challenge





jeudi 9 avril 2015

Les Molières 2015 et le challenge théâtre

Aujourd'hui étaient dévoilés la liste des spectacles pour les Molières 2015, j'y retrouve avec plaisir certains spectacles que j'ai vu et appréciés cette saison à Tours ou Avignon, d'autres qui ont enthousiasmés des participants au challenge théâtre 2014 ou 2015 du blog.
Sans polémiquer sur le choix des spectacles en question (il y a toujours des absents que l'on regrette et des présents qui nous surprennent)  je vous propose un petit récapitulatif des spectacles chroniqués dans le cadre du challenge, histoire d'avoir un petit aperçu!

Liste des spectacles en lice prise sur http://www.lesmolieres.com/

Appel aux participants du challenge : faites moi signe si j'ai oublié un de vos liens, n'hésitez pas à l'ajouter en commentaire , certains spectacles tournent depuis un moment, je ne suis peut-être pas remontée assez loin dans les archives!
Et si certains n'ont pas participé au challenge, mais ont chroniqué un de ces spectacles, si vous voulez ajouter votre lien également, cela multipliera les avis, c'est toujours intéressant! 




Molière du Théâtre Privé 

Les Cartes du Pouvoir, de Beau Willimon, mise en scène Ladislas Chollat, Théâtre Hébertot.

- L'avis de  théâtre côté coeur  LES CARTES DU POUVOIR  
Chère Elena, de Ludmilla Razoumovskaïa, mise en scène Didier Long, Théâtre de Poche-Montparnasse.
L'avis d'Anne Elena
Des Souris et des Hommes, de John Steinbeck, mise en scène Jean-Philippe Evariste, Philippe Ivancic, Théâtre du Palais-Royal.

L'avis d'Anne
La Vénus à la fourrure, de David Ives, mise en scène Jérémie Lippmann, Théâtre Tristan Bernard.

- L'avis de théâtre côté coeur LA VENUS A LA FOURRURE 



Molière du Théâtre Public

Les Coquelicots des Tranchées, de Georges-Marie Jolidon, mise en scène Xavier Lemaire, Théâtre 14 – Jean-Marie Serreau.

Vu par Eimelle Les Coquelicots des tranchées 
Le théâtre côté coeur   les coquelicots des tranchees 
Annecoquelicots
  Germinal, de et mise en scène Antoine Defoort et Halory Goerger, L’Amicale de Production – Lille.
Henry VI, de William Shakespeare, mise en scène Thomas Jolly, La Piccola Familia.
Les Particules Élémentaires, de Michel Houellebecq, mise en scène Julien Gosselin, Si vous pouviez lécher mon cœur.

Vu par Eimelle Les Particules élémentaires
  


Molière du Théâtre Musical

Ali 74 – Le combat du siècle, de et mise en scène Nicolas Bonneau, Cie La Volige.
Cinq de Cœur – Le concert sans retour, de Cinq de cœur, mise en scène Meriem Menant, Théâtre Le Ranelagh.

Vu par Anne
Les Franglaises, de et mise en scène Les Franglaises, Blue Line Productions, Bobino.
La Grande Duchesse, d’après Offenbach, mise en scène Philippe Béziat, Cie Les Brigands.

  


Molière de la Comédie

Cher Trésor, de et mise en scène Francis Veber, Théâtre des Nouveautés.
Des gens intelligents, de Marc Fayet, mise en scène José Paul, Théâtre de Paris – salle Réjane.

Vu par Anne
On ne se mentira jamais! de Éric Assous, mise en scène Jean-Luc Moreau, Théâtre La Bruyère.
Un Dîner d’Adieu, de Alexandre de la Patellière et Matthieu Delaporte, mise en scène Bernard Murat, Théâtre Édouard VII.

  


Molière du Comédien dans un spectacle de Théâtre Privé

Maxime d’Aboville dans The Servant mise en scène Thierry Harcourt

Vu par Anne
François Berléand dans Deux Hommes tout nus mise en scène Ladislas Chollat
Claude Brasseur dans La Colère du Tigre mise en scène Christophe Lidon

vu par Anne  La colère du Tigre - Philippe Madral  

 Nicolas Briançon dans La Vénus à la Fourrure mise en scène Jérémie Lippmann
L'avis de théâtre côté coeur LA VENUS A LA FOURRURE  
  


Molière du Comédien dans un spectacle de Théâtre Public

Philippe Caubère dans La Danse du Diable mise en scène Philippe Caubère
André Dussollier dans Novecento mise en scène André Dussollier et Pierre-François Limbosch

Le théâtre côté coeur : NOVECENTO 
 Micha Lescot dans Ivanov mise en scène Luc Bondy
Olivier Martin-Salvan dans Pantagruel mise en scène Benjamin Lazar

  


Molière de la Comédienne dans un spectacle de Théâtre Privé

Myriam Boyer dans Chère Elena mise en scène Didier Long

L'avis d'Anne Elena 
Fanny Cottençon dans On ne se mentira jamais! mise en scène Jean-Luc Moreau
Marie Gillain dans La Vénus à la Fourrure mise en scène Jérémie Lippmann


L'avis de théâtre côté coeur LA VENUS A LA FOURRURE  
  Miou-Miou dans Des Gens bien mise en scène Anne Bourgeois
  vu par Anne


Molière de la Comédienne dans un spectacle de Théâtre Public

Audrey Bonnet dans Répétition mise en scène Pascal Rambert
Emmanuelle Devos dans Platonov mise en scène Rodolphe Dana

vu par Eimelle 
 Émilie Incerti Formentini dans Rendez-vous Gare de l’Est mise en scène Guillaume Vincent
Vanessa Van Durme dans Avant que j’oublie mise en scène Richard Brunel

  


Molière du Comédien dans un second rôle

Urbain Cancelier dans Le Système mise en scène Didier Long
Florian Choquart dans La Discrète amoureuse mise en scène Justine Heynemann
Romain Cottard dans Comment vous racontez la partie mise en scène Yasmina Reza
Thierry Frémont dans Les Cartes du pouvoir mise en scène Ladislas Chollat

théâtre côté coeur  LES CARTES DU POUVOIR    
Arthur Igual dans Le Capital et son singe mise en scène Sylvain Creuzevault
Eric Laugerias dans Nelson mise en scène Jean-Pierre Dravel et Olivier Macé

vu par Anne
  


Molière de la Comédienne dans un second rôle

Anne Azoulay dans King Kong Théorie mise en scène Vanessa Larré
Léna Bréban dans La Maison d’à côté mise en scène Philippe Adrien
Marie-Christine Danède dans La Colère du Tigre mise en scène Christophe Lidon


vu par Anne  La colère du Tigre - Philippe Madral 
Noémie Gantier dans Les Particules élémentaires mise en scène Julien Gosselin

Vu par Eimelle Les Particules élémentaires
Dominique Reymond dans Comment vous racontez la partie mise en scène Yasmina Reza
Agnès Sourdillon dans Le Malade Imaginaire mise en scène Michel Didym

  


Molière du Metteur en scène d’un spectacle de Théâtre Privé

Nicolas Briançon pour Voyages avec ma tante
Ladislas Chollat pour Les Cartes du pouvoir

théâtre côté coeur  LES CARTES DU POUVOIR  
 Didier Long pour Le Système et Chère Elena 
L'avis d'Anne Elena
Roman Polanski pour Le Bal des Vampires
  


Molière du Metteur en scène d’un spectacle de Théâtre Public

Julien Gosselin pour Les Particules élémentaires


Vu par Eimelle Les Particules élémentaires
Caroline Guiela Nguyen pour Elle brûle
vu par Eimelle ELLE BRULE 
 Thomas Jolly pour Henry VI
Vincent Macaigne pour Idiot! parce que nous aurions dû nous aimer



Molière de l’Auteur francophone vivant

Éric Assous pour On ne se mentira jamais!
Michel Houellebecq pour Les Particules élémentaires 

Vu par Eimelle Les Particules élémentaires
Tristan Petitgirard pour Rupture à domicile
Pascal Rambert pour Répétition
Yasmina Reza pour Comment vous racontez la partie
Sébastien Thiéry pour Deux Hommes tout nus



Molière de la Révélation Féminine

Éléonore Arnaud dans La Discrète amoureuse mise en scène Justine Heynemann
Gaëlle Billaut-Danno dans Célimène et le Cardinal mise en scène Pascal Faber
Roxane Duràn dans Les Cartes du pouvoir mise en scène Ladislas Chollat

théâtre côté coeur  LES CARTES DU POUVOIR  
  Valentine Galey dans L’École des Femmes mise en scène Philippe Adrien
Nathalie Mann dans La Grande Nouvelle mise en scène Philippe Adrien
Marie Rémond dans Yvonne, Princesse de Bourgogne mise en scène Jacques Vincey

vu par Eimelle Yvonne, Princesse de Bourgogne


Molière de la Révélation masculine

Félix Beaupérin dans Si on recommençait mise en scène Steve Suissa
François Deblock dans Chère Elena mise en scène Didier Long

Anne Elena  
Alexis Moncorgé dans Le Bonheur des Dames de Zola mise en scène Florence Camoin
David Murgia dans Discours à la Nation mise en scène Ascanio Celestini



Molière Seul/e en scène

Florence Foresti dans Madame Foresti mise en scène Florence Foresti
Jos Houben dans l’Art du Rire

Catherine a vu L'art du rire
Francis Huster dans Le Joueur d’échecs mise en scène Steve Suissa
Denis Lavant dans Faire danser les alligators sur la flûte de Pan mise en scène Ivan Morane

vu par Anne Faire danser les alligators sur la flûte de Pan -  
claudialucia Faire danser les alligators sur la flûte de pan
  


Molière de la Création Visuelle

Le Bal des Vampires. Décors: William Dudley, costumes: Sue Blane, lumière: Hugh Vanstone
Les Particules élémentaires. Scénographie: Julien Gosselin, costumes: Caroline Tavernier, Lumière: Nicolas Joubert

Vu par Eimelle Les Particules élémentaires
La Réunification des deux Corées. Scénographie et lumière: Eric Soyer, costumes: Isabelle Deffin
Le Système. Décors: Bernard Fau, Citronelle Dufay, costumes: Jean-Daniel Vuillermoz, lumière: Laurent Béal


La 27ème Nuit des Molières aura lieu le lundi 27 avril 2015

A suivre sur France 2



mercredi 8 avril 2015

un bon livre Ludovico Marchetti

un bon livre : Ludovico Marchetti
et un air de printemps, lecture au jardin, ce serait très agréable!
bonne journée!

lundi 6 avril 2015

Gil Célia Houdart

 P.O.L. janvier 2015

 Présentation
 L'été de ses dix-huit ans, un jeune pianiste reconnaît une chanson que diffuse un autoradio. Il se met à chanter. Son chant brille comme une énigme devant lui. Encouragé par ses professeurs au Conservatoire et guidé par son intuition, Gil quitte un instrument, le piano, pour un autre, la voix, qui se confond avec lui-même. On suit la formation du jeune ténor, on pénètre avec lui dans les coulisses du monde de l'opéra. Au plus près des corps et des visages. Apprentissage des rôles et découverte de soi. Gil est le roman d'une voix. Le portrait d'un talent et d'une inquiétude. Une vie faite de patience et de doutes qu'incarnent d'étranges présences, dont on se demande si elles ne sont pas le fruit de l'imagination du personnage. 
Les noms d'oeuvres et de compositeurs sont inventés, comme pour mieux déjouer les conventions du genre (la biographie de diva) et créer un univers non exclusivement réservé aux initiés. Chacun peut y entendre sa musique. Ce chanteur à la voix si troublante, poursuivi par des ombres et des terreurs, ressemble à Orphée. Un Orphée moderne. On retrouve dans ce roman toute la délicatesse des précédents récits de Célia Houdart. Son goût pour le mystère et les éblouissements. L'hypersensorialité. Une écriture accordée à son sujet, profondément musicale.

 Mon petit mot

Repéré pour le thème de la musique, j'ai eu le plaisir d'accueillir de livre voyageur pour une escale, merci Jostein pour ce prêt!

Si j'ai apprécié le thème, la découverte de sa voix par ce jeune homme, son apprentissage, les leçons de piano puis de chant, l'éclosion de sa carrière, les répercussions sur sa vie, sur son attitude,  la description du monde de la musique... le traitement m'a un peu déroutée. De petites touches, de petits instants saisis au fil des années. J'ai eu l'impression de rester un peu en retrait, en spectatrice  justement devant cet artiste.

 D'autre part si les lieux existent (de Covent garden au grand théâtre de Tours, si, si!) , les oeuvres et les compositeurs sont imaginaires,  je me suis surprise au départ à "googliser" en vain le nom d'une pièce chantée par Gil, j'aurais aimé pouvoir lire ce roman en écoutant les musiques correspondantes... à chacun de se faire sa propre liste et d'imaginer à quoi peuvent ressembler ces oeuvres.

A lire pour découvrir l'envers du décor, parfois joyeux et plein de rencontres ouvrant de nouvelles portes, parfois bien cruel, entre critiques assassines et déception.


Dans le cadre du challenge rentrée d'hiver 2015

samedi 4 avril 2015

La Framboise Frivole

 Avril 2015, Espace Malraux de Joué Les Tours

Les deux aventuriers de ce duo musical partent à la recherche de l'Archet perdu...
Cette quête échevelée les conduira à des découvertes musicales improbables et délirantes. Et puis la technologie moderne s'est insidieusement infiltrée dans ce nouveau spectacle. Les I-Pads vont-ils semer la zizanie entre Peter et Bart ?

Imaginons un moment la quantité de chefsd’oeuvre égarés, de brouillons géniaux mis rageusement à la corbeille par les maîtres de la grande musique tels que Bach, Beethoven, Chopin, Debussy, Ravel, etc.
Toujours à la recherche de partitions perdues, nos deux authentiques primitifs, Peter Hens et Bart Van Caenegem, ont fait d’hallucinantes découvertes musicologiques. La Framboise frivole a retrouvé la genèse des mélodies que vous connaissez depuis votre jeunesse.


Ce nouveau rendez-vous sera placé sous le signe du suspense musical pour entraîner le public dans l’univers délirant de la Framboise frivole, un univers cette fois-ci mystérieux et plein de fantaisie technologique, mais toujours d’une musicalité époustouflante et d’un humour irrésistible.


 Delicatissimo marque le grand retour de Bart Van Caenegem au piano, aux côtés du ténor et violoncelliste Peter Hens. Sous l'intitulé Framboise Frivole se cachent deux musiciens qui depuis plus de vingt ans chantent des aventures musicales de plus en plus rocambolesques.
 Le spectacle a été nominé aux Molières 2014 dans la catégorie Molière du théâtre musical.


Mon petit mot

Ou comment passer une soirée de détente!

 Paroles revisitées, jeux de mots improbables, on rit, on cherche avec son voisin les titres originels, on chante même parfois, bref, on s'amuse en musique!

Entre "version vocale" du carnaval des animaux , télé-crochet / jeu du cirque, arche de Noé, jarre aux partitions et tombeau de Cléopatre, sans parler d'une savoureuse messe de mariage, la trame du spectacle permet de ne pas voir le temps passer.

Le mélange des genres est à l'honneur, en un clin d'oeil un air classique se transforme en standard de la variété bien connu!

Dans le cadre du
catégorie autre spectacle

jeudi 2 avril 2015

Fleur et sang François VALLEJO

21/08/2014   éditions viviane hamy
Urbain Delatour, né sous Louis XIV, suit l’enseignement de son père, maître chirurgien-apothicaire. Héritier respectueux et docile, il combat sa répulsion pour les sanies et autres plaies purulentes, et l’assiste dans les soins octroyés au seigneur de Montchevreüil, lorsqu’il tombe sous le charme d’Isabelle de Montchevreüil, une amazone inquiétante qui effraie les paysans de la région. Elle semble prête à tout pour l’empêcher d’approcher son père…
Au XXIe siècle, la chirurgie de pointe a remplacé l’herboristerie : Étienne Delatour est promis à un avenir brillant. Il accomplit en virtuose les opérations les plus sophistiquées. Son talent reconnu de tous le protège de ses accès d’émotion. Un jour, il se voit proposer le poste de directeur du service cardiologie d’un hôpital parisien réputé dirigé par M. Saint-Aubin, le père d’une de ses anciennes conquêtes, Irène… Mais la vie le prend à revers lorsque la rumeur d’une surmortalité dans son service se répand, au moment même où ses honoraires connaissent une nette inflation…
Fleur et Sang construit un pont entre deux destins, deux époques...
Avec maestria, François Vallejo nous offre un « co-roman » où deux histoires se superposent grâce à une subtile orchestration des temps et contre-temps. Elles s’opposent en même temps qu’elles se répondent ; le drame est imminent. Quels liens inexorables se tissent entre nos deux protagonistes ?

Mon petit mot

Deux chirurgiens à des siècles d'écarts...
Deux "filles de"... ayant perdu leurs mères très jeunes, deux "boiteuses"... et donc... deux pères...
Et autant d'échos entre ses personnages.
L'histoire se répète-telle génération après génération? Des points communs se trouvent...  Rumeurs, quête du pouvoir, manipulations en tout genre, quête d'identité, crimes, et l'amour... tout se mêle...

Un double roman qui tient en haleine, on ne sait plus qu'y croire, on doute et la fin apporte son lot de rebondissements... bien ficelé!

 Un petit plus pour moi pour le récit se déroulant sous Louis XIV dans les fins fonds de la généralité de Tours.  Un vrai roman historique, intéressant tant pour l'histoire médicale, que pour les rapports entre les personnages, et les représentants des différents pouvoirs, ecclésiastique, ou politique.
L'histoire contemporaine m'a moins emballée sur la durée.


Dans le cadre du

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