lundi 5 octobre 2015

La pension Eva Andrea Camilleri

Dans la Sicile des années 40, tout minot qu’il est, Nenè s’interroge : que vont faire les hommes dans cette belle maison près du port, où habitent tant de femmes nues ? Bientôt, au fond d’un grenier, une cousine entreprenante l’éclairera sur le sujet. En grandissant, il deviendra familier de ces dames et bien vite découvrira chez elles, au-delà de la sensualité, des trésors de récits.

Autour de la table présidée par l’austère Signura, avec ses amis Jacolino et Ciccio, il perçoit le caractère étrangement sacré de ce bordel et les miracles qui s’y déroulent. La guerre gronde dans le ciel, les bombes américaines dévastent la ville, les armées allemandes quittent les lieux, mais à la Pension Eva, un vieux noble retrouve sa virilité, un ange descend nu en parachute, le portrait de Staline a des effets inattendus sur un résistant communiste, le saint patron local rend visite à l’une de ces dames. Et puis des couples fixes se forment avant de connaître une fin terrible ou bien heureuse.




 Mon petit mot

Pour ce mois italien, je voulais découvrir une autre facette d' Andrea Camilleri que sa série consacrée au commissaire Montalbano.

J'ai apprécié ce récit initiatique, cette immersion dans la Sicile de la guerre, ces personnages , et la complexité des liens tissés en ces temps troubles.
Un roman d'apprentissage entre seconde guerre mondiale et maison close, de quoi brosser une belle galerie de personnages!

La situation de la Sicile en cette fin de guerre est particulièrement  tragique, de quoi donner envie de prolonger la lecture romanesque par quelques lectures documentaires sur le sujet. Et pourtant certaines saynètes sont vraiment drôles!

En revanche, comme d'ailleurs avec les Montalbano, j'ai un problème avec la traduction. L'intention de rendre le côté chantant de la langue et des spécificités locales est louable, mais j'ai eu un peu de mal à m'y faire. C'est là où je regrette de ne pas avoir un niveau d'italien suffisant pour lire en VO!

Dans le cadre des challenges




http://www.chapitre-onze.fr/2015/03/seconde-guerre-mondiale-challenge-recapitulatifs-des-liens-des-participants/


34 commentaires:

  1. Même démarche que toi. Montalbano je suis fan, mais Camilleri ce n'est pas que Montalbano! Je note de livre dans mon pense bête, mon billet arrive un peu plus tard dans la journée, je laisse à Red Rose sa chance!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je 'nai jamais lu cet auteur et il faut absolument que je le fasse.

      Supprimer
  2. Sûr que je vais découvrir les autres facettes de Camilleri. Mais ma découverte de Montalbano est trop récente et pour l'instant je la savoure!!! Et pour ce qui est de la langue et de sa traduction, elle me rappelle trop la façon de s'exprimer de mon beau-père et en cela je la savoure et l'apprécie pleinement. Merci Eimelle. Bonne journée!

    RépondreSupprimer
  3. Je ne connaissais pas ce titre, il a l'air très intéressant. En ce qui me concerne, je préfère aussi aux Montalbano, les autres romans de Camilleri, notamment ceux qui sont historiques. Camilleri s'est intéressé à de nombreux épisodes de l'histoire de la Sicile. Mais, comme toi, je les lis en VF, sans aucun regret, car en italien, certains mots dialectaux sont difficiles pour des non-siciliens. Je me suis habituée à la traduction française qui est souvent très inventive !
    Je ne sais pas si je dois laisser mon lien ici. J'ai lu La concession du téléphone et je me suis beaucoup amusée :
    https://pagesitaliennes.wordpress.com/2015/10/05/la-concession-du-telephone-andrea-camilleri/
    Bonne journée !

    RépondreSupprimer
  4. En VO, ce doit être difficile quand même parce qu'il faut maitriser à la fois l'italien standard et le sicilien pour en saisir toutes les subtilités. Mais je crois que j'ai vu cette histoire en film une fois. Il n'y aurait pas une adaptation ?

    RépondreSupprimer
  5. C'est un de mes préférés de cet auteur ! la traduction ne m'avait pas choquée.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. a priori, je suis la seule à avoir ce ressenti!

      Supprimer
  6. J'admire les traductions de Serge Quadrupanni qui s'applique à respecter les dialectes mais, curieusement, je lis plus facilement dans le texte italien. Quand je peux me le procurer.

    RépondreSupprimer
  7. il faudrait d'ailleurs que je découvre les écrits de Serge Quadrupanni !

    RépondreSupprimer
  8. J'ai inversé les doubles; Quadruppani convient mieux !

    RépondreSupprimer
  9. http://miriampanigel.blog.lemonde.fr/2015/10/05/la-secte-des-anges-andrea-camilleri/
    voici ma participation au challenge aujourd’hui.
    Je ne me risquerais pas à lire du sicilien, je n'y comprends rien alors que l'Italien ne me pose pas trop de problèmes.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. c'est vrai que c'est très spécifique!

      Supprimer
  10. Andrea Camilleri est très prolifique, et j'aime beaucoup ses facettes ! La traduction ne me gêne pas, mais cela dépend du traducteur, je crois me souvenir que je préfère celle de Serge Quadrupani.

    RépondreSupprimer
  11. Je vais aller lire d'autres billets sur l'auteur pour aller chercher un de ses livres à la médiathèque. Même si je n'ai pas beaucoup de temps pour lire les livres italiens en ce moment, comme je te le disais, vous piquez ma curiosité!

    RépondreSupprimer
  12. Je n'ai rien lu de cette auteure. Il faudra bien du temps pour appréhender au mieux cette littérature si riche.

    RépondreSupprimer
  13. Oui, il y a vraiment une grande difficulté à traduire cet auteur. Pour moi, cela a pu être un véritable frein à la lecture...

    RépondreSupprimer
  14. J'aimerais beaucoup lire en VO, mais ce n'est pas pour demain, ni après-demain ...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. je commence avec un livre en version bilingue, je triche un peu avec la traduction pour certaines phrases, c'est une bonne entrée en matière, et un jour peut-être, j'arriverai à lire en VO!

      Supprimer
  15. Ce livre, avec ce que tu en dis, me fait penser à un croisement entre Mal de pierre de Milena Agus et Gioconda de Kokantzis pour la Sicile, les femmes, l'érotisme et la guerre. Est-ce que je me trompe dans mes impressions ?
    En tout cas, tu me tentes ! ;)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. je n'ai lu aucun de ceux que tu cites, mais les thèmes y sont! (et je note Gioconda!)

      Supprimer
  16. Je le note et je le lirai donc en italien !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. si tu peux c'est sans doute encore mieux !

      Supprimer
  17. De ce que j'ai pu lire après ma lecture de la Concession..., la traduction n'est pas aisée, car l'auteur semble beaucoup jouer avec la langue et le patois (en tout cas dans le roman que j'ai lu)...et là quand le traducteur n'est pas à la hauteur le lecteur y perd beaucoup.

    RépondreSupprimer

Comments system