lundi 20 juillet 2015

L’affamée d’après Violette Leduc #off15

Violette Leduc L'affamée,  première parution en 1948.
 
Mise en scène et interprétation : Catherine Decastel.
Assistanat à la mise en scène et à la dramaturgie Armelle Bossière
Chorégraphie Fabrice Taraud
Création lumières et régie Christine Mame
Espace Roseau
Seule chez elle, une femme se met en scène, devant un mannequin, image figée de son amour. Elle rejoue ses attentes de rendez-vous, son désespoir de n'être pas aimé en retour et ses désirs de passion. Elle se met à nu devant " elle ", son idole et ose lui dire avec pudeur et poésie tout ce qu'elle ne lui dira jamais, ce qu'elle aimerait lui dire, ce qu'elle s'accuse de ne pas lui dire...

Violette Leduc, dont on redécouvre aujourd'hui la puissance poétique, nous livre ici, par une écriture singulière du corps, la passion solitaire qu'elle portait à Simone de Beauvoir, sa protectrice.

Mon petit mot

Je l'avoue, jusqu'à ce que je commence à explorer le programme de ce festival d'Avignon, le nom de Violette Leduc m'était totalement inconnu.
L'association danse - théâtre proposée a fini de me convaincre de noter ce spectacle dans mes envies et de partir à la découverte de cette femme.

Une naissance illégitime, des passions contrariées, l'écriture, les rencontres, et Simone de Beauvoir... une romancière à redécouvrir! Mais ici aucun nom, et l'on peut avoir un peu de mal à entrer dans la " folie " de l'auteure... Mais l'amour contrarié est universel...

Amours impossibles, solitude, le corps prend le pas sur les mots. De jolis moments.

Un spectacle qui donne envie de se plonger dans les textes de cette auteure méconnue:

«Elle est belle. Elle est en Italie. Elle ne pense pas à toi. Le jour de son arrivée, elle ne te verra pas. Tu le sais. Je lui donnerai ma vie. Elle s’en fout. Elle sera dans la ville mais tu ne le sauras pas. C’est abominable. Je la tuerai. J’embrasserai ses deux mains que je rapprocherai. Elles ne sont pas plus intelligentes que moi, ses mains. Je reviendrai devant son immeuble. Le garçon de café lui parle. Le coiffeur touche ses cheveux. Écrasez-moi, Madame…»

Dans le cadre du



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Comments system