vendredi 31 octobre 2014

Le bilan d'octobre

La fin des articles concernant mon voyage estival à Saint-Petersbourg, du rattrapage d'articles "tourisme régional" en retard, la suite de l'exploration de la rentrée littéraire,  deux sorties de PAL chroniquées et un beau début de saison théâtral et opératique, bref, un joli mois d’octobre !

Lectures
L'écrivain national Serge Joncour

Enon Paul Harding
La lumière des étoiles mortes John Banville
La lumière des étoiles mortes  John Banville
Se résoudre aux adieux Philippe Besson







Tourisme en val de Loire
L'islette
Dernière promenade dans l'est de Saint Petersbourg 2  canal Griboedova - fontanka


Peterhof
palais Pavlovsk






Spectacles à Tours
Così fan tutte Opéra de Tours Ossonce Bouillon Séchaye Sébastien Droy Santoni Duhamel
Così fan tutte Opéra de Tours Ossonce  Bouillon  Séchaye  Sébastien Droy Santoni  Duhamel

Yvonne, Princesse de Bourgogne Vincey 

Yvonne, Princesse de Bourgogne Vincey






et si vous souhaitez participer à l'un ou l'autre des challenges du blog, n'hésitez pas!
Challenge théâtre 2014 (pièces lues ou vues)




Challenge littéraire Amérique du Sud - Amérique latine
  Challenge Amérique du Sud Amérique latine

challenge littéraire autour de l'Italie Challenge lecture Italie : il viaggio 


mercredi 29 octobre 2014

L'écrivain national Serge Joncour

Flammarion août 2014
Le jour où il arrive en résidence d'écriture dans une petite ville du centre de la France, Serge découvre dans la gazette locale qu'un certain Commodore, vieux maraîcher à la retraite que tous disent richissime, a disparu sans laisser de traces. On soupçonne deux jeunes « néoruraux », Aurélik et Dora, de l'avoir tué. Mais dans ce fait divers, ce qui fascine le plus l'écrivain, c'est une photo : celle de Dora dans le journal. Dès lors, sous le regard de plus en plus suspicieux des habitants de la ville, cet « écrivain national », comme l'appelle malicieusement monsieur le Maire, va enquêter à sa manière, celle d'un auteur qui recueille les confidences et échafaude des romans, dans l'espoir de se rapprocher de la magnétique Dora. 
Dans une atmosphère très chabrolienne, Serge Joncour déroule une histoire à haute tension : les quelques semaines de tranquillité que promettait ce séjour d'écriture se muent, lentement mais sûrement, en une inquiétante plongée dans nos peurs contemporaines.


 Mon petit mot:

J'avais beaucoup aimé
 L'Amour sans le faire Serge Joncour

 et après avoir entendu l'auteur parler de son nouvel opus, je partais confiante dans cette lecture et je n'ai pas été déçue!

Happée , dès les premières pages, par le lieu, par l'intrigue, par cette ambiance villageoise si bien décrite, par ces personnages,  par cette forêt ...  par ce mélange d'humour, de thriller, de réflexion, avec en prime, comme dans L'amour sans le faire des petits flashs me renvoyant à des souvenirs personnels...  ah, ces cérémonies dans les petits villages, ces vins d'honneur et autres discours, ces élus en campagne perpétuelle ... il y a du vrai dans tout cela!

Toute une société se déploie à petites touches sous nos yeux, le vernis craque vite... la peur de l'étranger, de la différence, les intérêts économiques et magouilles en tout genre...

Et puis il y a aussi ce savoureux récit des rencontres écrivain-public, ces séances de dédicaces, cet atelier d'écriture pour.. illettrés... et autres déboires auxquels doit faire face cet écrivain, qui n'en devient que plus touchant et plus sympathique! Le tout un brin caustique, mais jamais méchant. 
Et puis il y a cette proximité narrateur-auteur qui donne une saveur particulière...

J'ai souri souvent, et ai été une nouvelle fois conquise par la plume de cet auteur!



Décidément, après
 j'aime beaucoup cette rentrée littéraire version Flammarion!

Dans le cadre du challenge rentrée littéraire 2014 :

lundi 27 octobre 2014

Zoo de Beauval 1

Toujours dans la série articles en retard...
Au printemps dernier, après avoir opéré un retour en enfance avec la visite au zoo de Vincennes, direction le zoo de Beauval en Loir et Cher, pas très loin de mon nouveau domicile (malheureusement par une journée plutôt grise, dommage pour les photos)

Un zoo que j'ai connu "tout petit" il y a plus d'une vingtaine d'années, lorsqu'il était essentiellement conçu autour des oiseaux, et qui est devenu un grand!

Beaucoup d'espace, et les fameux pandas, choyés comme tout, toutes sortes d'animaux, beaucoup de naissances, le spectacle des otaries, et un tout nouveau spectacle d'oiseaux vraiment impressionnant, une très agréable journée de visite!

Et un petit faible pour le panda roux même s'il semble faire la tête sur la photo!


Les stars!
Quelques photos en vrac :

le spectacle des otaries
très habiles!


suite des photos dans un prochain article!





samedi 25 octobre 2014

Se résoudre aux adieux Philippe Besson

Entre deux lectures "rentrée littéraire 2014", un petit retour à la PAL qui ne diminue guère depuis deux mois... !

Présentation de l'éditeur:
Lorsque l’homme qu’elle aime la quitte pour une autre femme, Louise décide de fuir Paris. Mais ni le voyage ni l’exotisme de Cuba ne suffisent à dissiper son chagrin, à détourner ses pensées de son amant. Afin de garder un contact avec lui, aussi dérisoire et masochiste soit-il, Louise décide alors de lui écrire une série de lettres, comme on lance des bouteilles à la mer.
Depuis La Havane, New York, Venise, l’Orient Express et même Paris où s’achève son exil, naît une correspondance à une voix, implacablement honnête et poignante. S’y succèdent souvenirs des temps heureux, prémisses de la rupture, déchirement de l’abandon, désespoir de la solitude. Bientôt, l’évidence s’impose à Louise : la véritable destinataire de ces lettres n’est autre qu’elle-même.
Tout au long de ce processus, se dessine alors la possibilité d’une guérison…




Mon petit mot:

Que se passe-t-il après une rupture?

A travers ce roman épistolaire, on explore les sentiments par lesquels passe l’héroïne, pour laquelle l'écriture se révèle être une voie importante sur le chemin de la reconstruction et de la renaissance.
Elle écrit pour lui au début, mais en fait, essentiellement pour elle.

Elle revient sur le passé, l'analyse, une introspection sensible et de nombreuses petites phrases qui font écho tant ces sentiments sont universels. Au fil des lettres, son état d'esprit évolue, ce qu'elle tait, que l'on devine, ce qu'elle révèle... et puis le temps passe, et l'optimisme revient...

C'était mon premier livre lu de cet auteur, une sortie de PAL heureuse!


jeudi 23 octobre 2014

L'islette

Après la Russie, retour au tourisme local, avec une escapade estivale dont je n'avais pas parlé ici, avec un petit havre de paix à découvrir!
 Tout près d’Azay-le-Rideau, le château de l’Islette se situe au bord de l'Indre (un ancien moulin est encore visible) . Achevé vers 1530, il ressemble d'ailleurs beaucoup au château d'Azay.

 Si la visite du château est assez curieuse, puisque les propriétaires ont fait le choix d'ouvrir leur pièces de vie, le parc est un lieu vraiment merveilleux, propice à la rêverie!
 Mais si l'islette est célèbre, c'est aussi pour une de ses visiteuses célèbres, Camille Claudel, qui y séjourna à plusieurs reprises vers 1890.
 Leur histoire est évoquée au fil de la visite, et l'on peut admirer un bronze de La petite châtelaine de Camille Claudel.
À l’abri du château, les deux amants, isolés de la vie publique et de ses obligations officielles et mondaines, goûtaient aux plaisirs des joies partagées, du contact intime et quotidien.
Plusieurs pièces à l’étage leur étaient réservées, dont certaines faisaient office d’atelier. Camille Claudel y exécuta le buste de La Petite Châtelaine tandis que Rodin infligea de longues séances de pose, dans la grande salle du château, au voiturier d’Azay-le-Rideau, dans lequel il avait identifié un sosie de Balzac.
Lettre de Camille Claudel





mardi 21 octobre 2014

La lumière des étoiles mortes John Banville

ROBERT LAFFONT (21 août 2014)
Traduit par Michèle ALBARET-MAATSCH.
" Où tout cela va-t-il donc quand nous mourons, tout ce que nous avons été ? Quand je songe à ceux que nous avons aimés et perdus, je m'identifie à un promeneur errant à la tombée de la nuit dans un parc peuplé de statues sans yeux. L'air autour de moi bruisse d'absences. Je pense aux yeux bruns et humides de Mme Gray et à leurs minuscules éclats dorés. Quand on faisait l'amour, ils viraient de l'ambre à la terre d'ombre puis à une nuance de bronze opaque. "Si on avait de la musique, disait-elle dans la maison Cotter, si on avait de la musique, on pourrait danser.' Elle-même chantait, tout le temps, et toujours faux, "La veuve joyeuse', "L'homme qui fait sauter la banque', "Les roses de Picardie', et un machin sur une alouette, alouette, dont elle ne connaissait pas les paroles et qu'elle ne pouvait que fredonner, complètement faux. Ces choses que nous partagions, celles-là et une myriade d'autres, une myriade, myriade, elles demeurent, mais que deviendront-elles lorsque je serai parti, moi qui suis leur dépositaire, le seul à même de préserver leur mémoire ? 
Qu'est-ce qui sépare la mémoire de l'imagination ? Cette question hante Alex alors qu'il se remémore son premier – peut-être son unique – amour, Mme Gray, la mère de son meilleur ami d'adolescence. Pourquoi ces souvenirs resurgissent-ils maintenant, à cinquante ans de distance, se télescopant avec ceux de la mort de sa fille, Cass, dix ans plus tôt ? Un grand Banville, troublant et sensuel, sur la façon dont les jeux du temps malmènent le coeur humain.
Mon petit mot
La mémoire... quelle mémoire? Quelle part de reconstruction, de réinvention, voir d'invention dans nos souvenirs?
Voilà un roman qui donne à réfléchir...
Quand du passé les blessures ressurgissent, que la mémoire se trouble... "Que reste-t-il de nos amours?"...  Comment faire rejaillir la lumière....
Une lecture comme une quête, entre présent, et flashbacks, pour tenter de mieux comprendre cet acteur vieillissant et les fantômes de son passé, qui retrouve dans l'actrice qui tourne avec lui des similitudes avec sa fille disparue... des personnages qui se ressemblent, et qui brouillent encore la mémoire et leur compréhension en prêtant à l'une des traits de caractère de l'autre...
C'était mon premier livre lu de cet auteur, qui avait déjà mis en scène de personnage dans deux autres livres, je les note dans mes "pourquoi pas"
Merci à  Asphodèle d'avoir fait voyager ce livre jusqu'à moi!

Dans le cadre du challenge rentrée littéraire 2014, j'en arrive à la 9ème lecture.


Précédé donc par :

Eclipse

À cinquante ans, Alex Cleave est un acteur défait. Incapable de jouer depuis un soir de cauchemar où, sur scène, il a oublié son texte. Depuis, terré dans la maison de son enfance, loin de Lydia, sa femme, et de Cass, sa fille psychotique, entouré de fantômes, il convoque les souvenirs sur les traces de sa vie : quand, enfant, il s'est découvert acteur, sa rencontre avec Lydia, la mort de ses parents, la naissance de sa fille et l'apparition de sa maladie... " Est-ce l'avenir qui essaie de me parler, ici parmi ces ombres du passé ? " Alex devra l'écouter pour découvrir le secret qui le ronge et réapprendre à vivre. Pour jouer, ne faut-il pas d'abord exister ? Dans une langue envoûtante et un style remarquable, John Banville saisit le désarroi d'un homme inconnu pour lui-même

et 
 IMPOSTURES autour de sa fille Cass
Ironie du sort, le professeur Axel Vander a bâti sa renommée universitaire sur la démonstration «qu'il n'y a pas de moi: pas d'ego, pas de précieuse étincelle d'individualité instillée en chacun de nous par un patriarche barbu dans le ciel, lequel n'existe pas davantage». Et pourtant...Veuf depuis peu, il coule une retraite apparemment dorée en Californie, entre les livres qui ont fait sa gloire et le fantôme de sa femme Magda, qui le hante. Rongé par la culpabilité, il est devenu un personnage excessif et détestable. Car Axel Vander porte un terrible secret: il est un imposteur. Il n'a en fait ni l'éducation ni les origines bourgeoises qu'il prétend. Il a fui la Belgique pendant la Seconde Guerre mondiale et usurpé l'identité d'un ami dont la mort est restée mystérieuse. Son passé nébuleux rejaillit lorsqu'il reçoit une lettre d'une jeune chercheuse, Cass Cleave: cette dernière prétend connaître tous ses secrets et l'invite à le rejoindre à Turin. Furieux de la menace que cette inconnue représente, Axel Vander part à sa rencontre, déterminé à la détruire. Mais il découvre une femme d'une grande beauté, quoique très perturbée, et noue avec elle une relation passionnée.Salué comme l'oeuvre la plus aboutie de John Banville, ce roman envoûtant sur les vacillements du «moi» et la rédemption par l'amour, plein de trouble et de sensualité, devrait enfin permettre de faire découvrir aux lecteurs français l'un des plus grands stylistes de notre temps.

dimanche 19 octobre 2014

Dernière promenade dans l'est de Saint Petersbourg 2 canal Griboedova - fontanka

Un dernier article autour de ce voyage à Saint-Pétersbourg et ses environs...


 
la balade commence à  la sortie du métro au bord du  canal Griboïedov

Un départ matinal, et de magnifiques reflets dans le canal Griboïedov avec Saint-Sauveur sur le sang versé
avant de reprendre l'avion à la mi-journée...
 l'immeuble singer au fond
 le musée russe
 le musée d'ethnographie
 le jardin Mikhailovsky


 
Statue équestre de Pierre le Grand devant le château de Paul 1er


En se dirigeant vers la Fontanka et le cirque Ciniselli, premier cirque "en dur" de Russie




On poursuit en longeant la Fontanka.
 Le palais CHEREMETEV qui abrite les musées des Instruments de musique et celui de la poétesse Anna Akhmatova





Le pont Lomonossov sur la Fontanka, le mieux préservé des ponts levant à tourelles qui avaient été construits au XVIIIe siècle à Saint-Pétersbourg.

 vue sur la Cathédrale de la Trinité
 du pont , on emprunte la rue Rossi, oeuvre de l'architecte italien Carlo Rossi. Elle date de 1830 et c'est le modèle de la rue classique aux proportions parfaites : les bâtiments qui bordent la rue font 22m de haut, 220m de long et la rue fait  22m de large
 Une académie de danse y fonctionne toujours. On retrouve au fond le théâtre Alexandra derrière le monument à Catherine II (voir article balade le long de la Nevski)




 
Gostiny Dvor
 et l'on reprend une dernière fois le métro, c'était notre dernière matinée à Saint-Petersbourg, une semaine bien remplie, qui laisse de très beaux souvenirs!
et l'on plonge dans les profondeurs! Certaines stations sont très très profondes, mais l'ensemble est très bien entretenu et il est facile de s'y retrouver, un moyen idéal pour découvrir cette ville!

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