samedi 31 mai 2014

La Liste de mes envies Grégoire Delacourt

La Liste de mes envies de Grégoire Delacourt

Jocelyne, dite Jo, rêvait d’être styliste à Paris. Elle est mercière à Arras. Elle aime les jolies silhouettes mais n’a pas tout à fait la taille mannequin. Elle aime les livres et écrit un blog de dentellières. Sa mère lui manque et toutes les six minutes son père, malade, oublie sa vie. Elle attendait le prince charmant et c’est Jocelyn, dit Jo, qui s’est présenté. Ils ont eu deux enfants, perdu un ange, et ce deuil a déréglé les choses entre eux. Jo (le mari) est devenu cruel et Jo (l’épouse) a courbé l’échine. Elle est restée. Son amour et sa patience ont eu raison de la méchanceté. Jusqu’au jour où, grâce aux voisines, les jolies jumelles de Coiff’Esthétique, 18.547.301€ lui tombent dessus. Ce jour-là, elle gagne beaucoup. Peut-être.

La Liste de mes envies a fait l'objet d'une adaptation au théâtre, et au cinéma avec un film qui sortira en mai prochain.

Mon petit mot

 Après de longs mois à dormir dans ma PAL, l''approche de la sortie du film inspiré de ce roman m'a donné envie de l'en sortir.

L'argent fait-il le bonheur?
Non, visiblement, à la lecture de ce livre.
L'imprévu qui surgit dans un couple... sous forme d'un gain au jeu, et qui fait tout basculer.
Quels sont les essentiels?
Qu'est ce qui est vraiment important pour chacun?
Et nous, qu'aurions-nous fait de cet argent?
Un livre qui permet de se poser des questions, efficace! 
Curieusement, je m'étais faite une idée fausse de ce roman, plus positive...  désormais, j'aimerais bien en voir l'adaptation théâtrale et peut-être le film.


La Liste de mes envies - Bande-annonce (HD) par Reviewerfr
Un livre qui dormait depuis longtemps dans ma PAL!


vendredi 30 mai 2014

Orléans au fil des rues 1

Un week-end à Orléans, au début du printemps...

Une ville près de laquelle j'étais souvent passée mais dans laquelle je ne m'étais jamais arrêtée, et qui vaut pourtant le détour!


Des immeubles de styles très variés pour une promenade le nez en l'air très agréable (en dépit du temps mitigé!), entre bâtiments préservés des nombreuses destructions de la seconde guerre mondiale, reconstructions anciennes ou plus récentes, de nombreux travaux encore dans le centre ville, cela bouge!
 en partant du quartier de la gare et en descendant vers la Loire...
par la rue de la République
La place du Martroi et la statue équestre de Jeanne d'Arc réalisée en 1855 par Denis Foyatier .
et ses jets d'eau et jeu de brume , pour le plaisir des petits et des grands


 on oblique alors en direction de la cathédrale, en longeant de superbes hôtels particuliers...
A suivre!

mercredi 28 mai 2014

Falstaff Verdi Tours Ossonce Bouillon Lhôte

Falstaff de Verdi, opéra en trois actes
Livret de Arrigo Boito, d’après Shakespeare (Les joyeuses commères de Windsor)
Opéra de Tours mai 2014

Direction : Jean-Yves Ossonce
Mise en scène : Gilles Bouillon
Décors : Nathalie Holt
Costumes : Marc Anselmi
Lumières : Michel Theuil
Dramaturgie : Bernard Pico

Sir John Falstaff : Lionel Lhôte
Ford : Enrico Marrucci
Mrs Alice Ford : Isabelle Cals
Nannetta : Norma Nahoun
Fenton : Sébastien Droy
Mrs Quickly : Nona Javakhidze
Mrs Meg Page : Delphine Haidan
Bardolfo : Antoine Normand
Pistola : Antoine Garcin
Orchestre Symphonique Région Centre-Tours
Choeurs de l’Opéra de Tours et Choeurs Supplémentaires
Coproduction décors, costumes et accessoires Opéra de Tours/Conseil Général d’Indre & Loire – Réalisée dans les ateliers de l’Opéra de Tours

Mon petit mot:

Une fin de saison dans les rires,  de quoi faire du bien au moral!

Une production très enlevée, beaucoup de rythme, au fil des multiples trappes du décor, certains chanteurs s'en donnant à coeur joie pour composer de truculents personnages, dans cet opéra très théâtral.

Et puis il y aussi les voix, le plaisir de retrouver certains chanteurs entendus dans d'autres productions, et de découvrir de nouvelles voix très prometteuses, telleNorma Nahoun.

Et puis il y a l'histoire, de cet homme bedonnant, vieillissant, qui ne renonce pas aux plaisirs... et qui donne envie de rouvrir Shakespeare! 

L'avis de Keisha qui a apprécié également! 

Dans l'exposition de Loches,
Costumer l'histoire Loches 3 : le logis royal

des éléments de décors de la première production ce Falstaff (en 2007)
et un petit clin d'oeil à un élément du décor , le tableau de James Ensor (1860-1949) Ensor aux masques
Ensor aux masques


Et j'en ai profité pour compléter cet article avec les infos sur les distributions 
Saison 2014-2015 opéra de Tours

lundi 26 mai 2014

Réparer les vivants Maylis De Kerangal

Réparer les vivants de Maylis De Kerangal

Présentation de l'éditeur
Collection Verticales, Gallimard
Parution : 02-01-2014

samedi 24 mai 2014

château de Beauregard

Retour sur un week-end entre Touraine et Orléanais pendant les dernières vacances de Pâques, 1ère halte : le château de Beauregard .

L'occasion de réviser l'histoire de France à travers la fameuse galerie des portraits, mais aussi d'admirer le travail des boiseries du cabinet des grelots.

J'ai également beaucoup apprécié la promenade dans le parc en ce début de printemps, l'allée des prunus tout en rose...

 ou les ruines d'une petite chapelle dans le parc... avec cette verdure, il y a de la féérie dans l'air...


Historique 
Le premier bâtiment attesté par plan sur la terre de Beauregard fut un manoir, élevé à la fin du 15ème siècle, par le seigneur François Doulcet. Pour avoir, pendant les campagnes d’Italie, escroqué la couronne, Doulcet se vit confisquer tous ses biens par Louis XII. Beauregard rejoignit alors les propriétés du roi de France. Pour François 1er, le manoir fut un rendez-vous de chasse qu’il donna en 1520 à son oncle René de Savoie, frère de sa mère Louise.

En 1545, Jean du Thier, secrétaire d’Etat aux Finances du roi Henri II, fit l’acquisition du domaine. Il entreprit, entre 1553 et 1559, d’importants travaux qui firent de Beauregard un des grands châteaux du Val de Loire.  Du décor intérieur commandé par Jean du Thier subsiste au premier étage du château son cabinet de travail. Cette pièce, surnommée « le cabinet des Grelots », en raison du motif dominant son décor, a conservé au fil des siècles, ses délicates boiseries de chêne sculptées et son plafond à caissons réalisés en 1554 par l’ébéniste royal Scibec de Carpi.


Paul Ardier, ministre du roi Louis XIII, se retira de la vie politique et acheta le domaine pour y terminer sa vie. Son œuvre majeure fut la décoration de la grande galerie du château.


Entre 1620 et 1638, 327 portraits prirent place sur les murs de la pièce, constituant alors la plus importante collection de portraits historiques connue en Europe. Le tout est organisé dans le temps autour de trois rois de France : Henri III, Henri IV et Louis XIII. Toutes les nationalités se côtoient : des Anglais, des Turcs, des Polonais, des Allemands, des Hollandais, des Scandinaves, des Byzantins, des Albanais, des Espagnols, des Italiens, des Portugais, des Autrichiens etc...

Au sol un pavage de 5 600 carreaux de faïence de Delft représentant les différents corps d’une armée en marche sous Louis XIII.

Dans le mobilier, je retiendrai une magnifique horloge :
Une horloge maîtresse, réalisée en Hollande et datée de 1711. Cette horloge de parquet, très précise, également surnommée « régulateur », permettait de régler les autres horloges de la demeure. Cette horloge est également un calendrier perpétuel : elle tient compte des années bissextiles. Elle indique la date (à l’intérieur du cadran des secondes), le jour et la divinité qui lui est associée (dans le triangle de droite), par exemple, Mercure correspond à mercredi, Jupiter à jeudi et Venus à vendredi, ainsi que le mois et son activité mensuelle (dans le triangle de gauche) Le mois de juin verra la tonte des moutons, le mois d’octobre les vendanges. Les bateaux du port d’Amsterdam oscillent sur les vagues au rythme du balancier. Son carillon résonne toutes les demi-heures, il peut sonner six mélodies au choix (menuet, gavotte, gigue, aria…)
ainsi qu'un buffet où les sculptures montrent quelques différences dans l'éducation filles-garçons...

jeudi 22 mai 2014

Un quinze août à Paris Céline CURIOL

Un quinze août à Paris Histoire d'une dépression de Céline CURIOL
Actes sud mai 2014
 Quelles métamorphoses subit un être lorsque la dépression le frappe ?
Au cours de l’été 2009, Céline Curiol sombre dans une grave dépression. Tout d’abord incapable de lier deux événements récents et pour elle traumatisants à son inédite fragilité, elle essaie d’échapper seule à une pathologie qu’elle considère comme passagère, voire indigne. Mais la douleur physique s’infiltre en elle et la livre à l’angoisse, anéantissant sa capacité de lire et d’écrire. Horrifiée par cette constatation Céline Curiol accepte de consulter, de se faire soigner. Fatiguée à l’extrême par l’enchaînement malgré tout persistant des idées noires, l’écrivaine doit se battre pour reprendre voix : de toutes ses forces elle se hisse dans les livres, part en quête du sens de cette chute abyssale appelée dépression. Ainsi tente-t-elle de comprendre pour mieux la combattre ce que les poètes, les philosophes, les romanciers nomment parfois (comme les Grecs avant eux) la mélancolie.
Cinq ans plus tard, Céline Curiol livre son expérience, ses tentatives, ses réflexions sur la dépression. Un chemin qui servira à celui ou celle qui comme elle chercherait dans les livres une aide vitale.


Mon petit mot

Qu'est ce que la dépression?
Un mot si utilisé, si mal connu. 
Dans le livre sont d'ailleurs présentées, au fil des temps, les différentes façons de nommer cette maladie et de la considérer, de la "mélancolie" à la "maladie de la mort". 
 
Un livre utile, pour mieux comprendre ceux qui en souffrent, et peut-être un mieux les aider. Quelques phrases à éviter en tout cas.

A travers des citations d'écrivains, de philosophes, de poètes, l'évocation de films, et de sa propre expérience (sur laquelle elle ne s'attarde pas),  Céline Curiol nous entraîne dans une réflexion sur les manifestations de la dépression, ses premiers signes, jusqu'à l’abime.

Volonté d'en finir, répercussions sur le corps, sur le physique, sur le comportement, des crises d'angoisses à la perte de l'imaginaire, jusqu'à la tentative de suicide, mais aussi traitements, médicaments (et réactions parfois totalement inappropriées du corps médical, comme ce fameux 15 août à Paris)  et lente remontée vers la guérison,  le parcours est à la fois médical et littéraire, par le biais des nombreux auteurs cités.

De Camus à Labro, de Styron à Freud, il s'agit de mettre des mots sur cet état, de mieux comprendre, de mieux expliquer et de peut-être mieux aider les autres victimes et leur entourage à comprendre à leur tour, et à ne pas perdre espoir. 

Merci à Libfly pour cette lecture qui entre dans le cadre du challenge la plume au féminin

 


 

mardi 20 mai 2014

Loches cité royale et ville basse

Profitant de l'exposition Costumer l'histoire à la cité royale de Loches,à laquelle j'ai consacré 3 articles :

Costumer l'histoire Loches 3 : le logis royal

Costumer l'histoire Loches 1 donjon



 quelques photos de cette belle ville du sud Touraine, depuis la terrasse de la tour Louis XI
le-donjon-medieval

Les rues qui longent les remparts

des remparts encore bien conservés


le donjon
en direction de la collégiale Saint-Ours
La terrasse, vue de la cour du donjon, avec le ciel bleu revenu!
direction ensuite le logis royal
 avec la tour Saint-Antoine au loin
logis royal Loches


Quelques infos historiques au passage

Édifiée sur un long éperon rocheux, le long de l'Indre, la place forte de Loches a été utilisée depuis au moins le 6e s.
 Les comtes d'Anjou puis Henri II Plantagenêt la fortifièrent jusqu'à ce que Saint-Louis la transforme en résidence royale après 1249. De cette époque médiévale demeurent aujourd'hui d'imposants monuments comme la Porte Royale (11 e s.), l' église St-Ours (où se trouve désormais le tombeau d'Agnès Sorel) , le château (14 e-15 e s.) où vécut et fut enterrée la maîtresse de Charles VII, Agnès Sorel (1422-1450), et qui accueillit Jeanne d'Arc, 
Le château et la collégiale Saint-Ours
ou encore le magnifique donjon (remarquable par ses dimensions : 36 mètres de hauteur) élevé au 11 e s. par Foulques Nerra. 

Parfait exemple de l'architecture militaire réalisée en Occident, la forteresse du XIe siècle est transformée en prison royale au XVe siècle par Louis XI. Elle abrite les cachots de Philippe de Commynes (reconstitution de la cage de bois bardée de fer), du Cardinal Balue et du Duc de Milan Ludovic Sforza, qui exécuta des peintures murales pendant sa détention.

Loches

 l'ensemble monumental de Loches vu depuis l'Indre : de gauche à droite en haut : donjon, église St-Ours, et  château du 14 e-15 e s

 vue aérienne ici :

dans la ville basse,la Tour Saint-Antoine
 Ancien clocher d'une église qui faisait aussi office de beffroi de la ville. La Tour Saint Antoine culmine à 52 mètres. Construite entre 1529 et 1575, elle est le seul beffroi Renaissance de Touraine
 en descendant dans la ville basse, les têtes sculptées de cette tour saint-Antoine, vues d'en bas



 La porte des Cordeliers
 La porte des Cordeliers Loches
Ouverte au XVe siècle dans la troisième ceinture de remparts de la ville, la Porte des Cordeliers était munie de deux ponts-levis franchissant le bief de l'Indre.  Son nom lui vient de la proximité du couvent des Cordeliers (Franciscains).

En descendant dans la ville basse, n'oubliez pas les fameux tableaux :
Caravage et Loches suite!






ainsi que la visite de la chancellerie avec une exposition qui présente l'historique de la ville


L'hôtel de ville et la La Porte Picois

 La même chose, vu peu de temps auparavant depuis la cité royale, avec au fond l'ancien palais de justice

les ruelles historiques du centre ville
 l'Indre
Bref, une ville à découvrir!

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