jeudi 6 novembre 2014

Un monde flamboyant. Siri HUSTVEDT

Actes Sud Septembre 2014
traduit de l'américain par Christine LE BOEUF
Méconnue de son vivant, une artiste new-yorkaise, Harriet Burden, fait, après sa disparition, l’objet d’une étude universitaire en forme d’enquête qui, menée auprès de ceux qui l’ont côtoyée, dessine le parcours d’une femme aussi puissante que complexe n’ayant cessé, sa vie durant, de souffrir du déni dont son œuvre a été victime.
Épouse irréprochable d’un célèbre galeriste régnant en maître sur la scène artistique de New York, mère aimante de deux enfants, “Harry” a traversé la vie de ses contemporains avec élégance et panache, déguisant en normalité triomphante son profond exil intérieur au sein d’une société qui s’est consciencieusement employée à la réduire au statut de “femme de” et d’artiste confidentielle.
La mort brutale de son mari signe, pour Harriet, un retour aussi tardif qu’impérieux à une vocation trop longtemps muselée qu’elle choisit de libérer en recourant, à deux reprises, à une mystification destinée à prouver le bien-fondé de ses soupçons quant au sexisme du monde de l’art. Mais l’éclatant succès de l’entreprise l’incite alors à signer témérairement un pacte avec le diable en la personne d’un troisième “partenaire” masculin, artiste renommé, dont le jeu pervers va lui porter le coup de grâce.
Gravitant de masques en masques et sur un mode choral autour de la formidable création romanesque que constitue le personnage de Harriet Burden, Un monde flamboyant s’impose comme une fiction vertigineuse où s’incarnent les enjeux de la représentation du monde en tant que réinvention permanente des infinis langages du désir.

Mon petit mot

Ma petite déception de ce début de mois, un livre dans lequel j'ai eu beaucoup de mal à entrer!

Une lecture je pense trop ambitieuse pour une période où je n'avais peut-être pas le cerveau assez disponible pour cette lecture exigeante.

Un choix pourtant tout à fait intéressant, de multiples points de vue et voix narratives, entre carnets de l'artiste, témoignages de son entourage... pour composer une fausse enquête universitaire sur cette artiste imaginaire, mais cette polyphonie a rendu difficile mon entrée dans ce texte.
Et pourtant ce personnage de femme complexe, entre art et féministe, sociologie d'un monde de l'art qui ne fait guère envie, et questionnement sur l'identité,  m'a séduit malgré tout...
Une fausse biographie - faux essai universitaire plus vrais que nature, quel travail de la part de l'auteure pour construire tout cela... des regrets à être un peu passée à côté ... bref, à lire à tête plus reposée sans doute!

Dans le cadre du challenge rentrée littéraire 2014

8 commentaires:

  1. bon, bon, un déception, je note de ne pas me dépêcher alors ...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. cela avait tout pour me plaire... et puis non....rageant!

      Supprimer
  2. Coucou Eimelle
    Un livre que j'ai réservé à la bibli attiré par la 4ème :-)
    J'espère arriver à "rentrer" dans l'histoire :-)
    Ce sera mon 2ème essai avec l'auteure : je n'avais pas trop accroché à "un été sans les hommes"
    Bonne journée :-)

    RépondreSupprimer
  3. Pourtant il a tout pour plaire au niveau du sujet; Mais c'est vrai que parfois on n'est pas réceptif et l'on se demande bien pourquoi!

    RépondreSupprimer
  4. Ah zut, je l'ai aimé mais c'est vrai qu'il faut avoir l'esprit libéré. Le fait que je l'ai lu pendant les vacances a sans doute joué. J'ai trouvé que tout n'était pas réussi.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. peut-être qu'en effet si j'avais pu me plonger dedans à tête reposée cela aurait aidé!

      Supprimer

Comments system