jeudi 9 octobre 2014

les hommes meurent, les femmes vieillissent Isabelle Desesquelles

Août 2014
Belfond

Présentation de l'éditeur

Dix portraits de femmes. Quatre générations. Une famille.
Naître, grandir, aimer, donner la vie ou mourir, elles sont toutes à la veille de ces heures qui marquent une existence.
« La bouche la plus scellée n'empêchera pas un corps de révéler ce qu'on a fait de lui. »
Elles sont dix. Mères, soeurs, cousines, petites et arrière-petites-filles, elles vont chercher un oubli à L'Éden, l'institut de beauté d'Alice. Certaines sont au bout de leur existence, d'autres au début.
Tour à tour, elles dévoilent leurs secrets, leur fragilité aussi. Sans rien dissimuler, elles disent la jouissance et la défaite, l'allégresse à aimer et les renoncements. Les rides et les bonheurs.
Toutes sont terriblement attachantes et font face à un silence qu'elles apprivoisent. Celui d'Ève, l'absente, sans laquelle elles ont appris à vivre.
Autour de son souvenir, elles réapprendront à être une famille.
Fantasques, mélancoliques et troublants, les hommes meurent, les femmes vieillissent.

Mon petit mot

Voilà une lecture qui m'a au départ un peu décontenancée : on passe d'un personnage un l'autre, et de rebondissements en saut de génération, je me suis un peu perdue dans les liens entre eux, au point de revenir en arrière et de me griffonner un petit arbre généalogique de cette famille!
Une fois "recadrée", j'ai poursuivi la lecture avec plaisir. 

Il y est question du corps des femmes, de ses bouleversements de l'adolescence jusqu'à la fin de vie en passant par l'accouchement, et ses conséquences, à la sexualité aux différents âges de la vie, avec pour fil conducteur Alice, l'esthéticienne de la famille et les petites fiches qu'elle a dressé sur chacune, et les petites musiques associées. Le rapport au corps de chacune de ses femmes, ou de cet homme, est le point d'entrée dans leur intimité, leurs drames ou leur bonheur...
 
Il y a aussi les références cinématographiques ou littéraires, qui font des ponts en chacun... et m'ont fait ajouter à ma liste de mes envies de lecture Martin Eden, de Jack London, ou encore de découvrir la plume de Clarice Lispector.


Je l'avoue cependant, certains personnages m'ont laissé de marbre, voir même m'ont plutôt agacée, d'autres en revanche m'ont touchée, fait sourire ou réfléchir,  alors, dans la galerie des portraits de ce livre, il y en aura sans doute bien un qui rencontrera chaque lecteur ! Et certains passages permettront peut-être à certains hommes de mieux comprendre parfois les femmes...

Lu en ces premiers jours où l'automne se manifeste, dans une ambiance cocooning, voilà qui m'a en tout cas donné envie de me programmer une petite heure à moi dans le havre d'un institut, rendre-vous pris pour un modelage relaxant, na! 

 Une 7ème participation au challenge rentrée littéraire 2014, grâce à l'opération Masse critique de Babelio, merci à eux et à l'éditeur pour cette lecture!


6 commentaires:

  1. Pas sûre que ce livre soit pour moi, mais jolie chronique !

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  2. Pas trop tentée non plus, je n'aime pas me perdre avec les personnages mais je plussoie pour une séance cocooning en institut, tu as eu bien raison !:!!! ^-^

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