mardi 25 mars 2014

Jardin blanc Laura Alcoba

Jardin blanc de Laura Alcoba
Madrid, 1960. Ava Gardner s’établit dans la capitale espagnole, avenida del doctor Arce. Dans le même immeuble, au premier étage, le général argentin, Juan Domingo Perón, avait emménagé peu de temps auparavant. Bientôt, une jeune femme silencieuse, Carmina, s’installera au rez-de-chaussée.
On pourrait penser que tout sépare ces trois personnages. Mais d’un étage à l’autre, leurs existences révèlent d’étranges correspondances : exils, regrets, fantômes et une incommensurable solitude dont un petit jardin, au bas de leur immeuble, se fait l’écho.
Laura Alcoba est née en 1968 en Argentine. Alors qu'elle n'a que 10 ans, ses parents fuient la dictature et se réfugient en France.






Le début
 et mademoiselle qui ne veut toujours pas m’accompagner, non, merci, je ne t’ai jamais entendue dire autre chose, Carmina, à croire que ce sont les seuls mots que tu connais, non, merci, madame Gardner, non, merci, mais il suffit que tu franchisses le seuil de mon appartement pour que je revienne à la charge, je te sers la même chose que moi ?

Mon petit mot

Un immeuble du Madrid de 1960. Autour d'un jardin , d'un étage à l'autre, des personnages se croisent et se font écho. Ava Gardner, et Juan Domingo Perón, deux soeurs, un jardinier, un enfant... et l'esprit d'Eva Perón. 
Ava Gardner, et Juan Domingo Perón ont réellement habité quelques temps dans le même immeuble et de ce fait réel, l'auteure a imaginé un huis-clos romanesque tout à fait intéressant.

Trois voix féminines alternent dans ce récit : Ava Gardner, Eva Perón (depuis l'au-delà, en fantôme jaloux!) et Carmina, une des deux soeurs . Chacune résonne de façon bien distincte, au fil des confidences ou des souvenirs et j'ai beaucoup apprécié la différence de traitement littéraire qui leur est réservé.
 
Des parallèles se dessinent entre les personnages féminins,  Ava... Eva... deux femmes issues d'un milieu populaire, qui se sont retrouvées sur le devant de la scène. Les complexes d'Ava, son accent...  Leur rapport au corps, star réduite à lui bien trop souvent pour l'une, maladie et embaumement pour l'autre, le secret de Carmina en rapport direct avec le corps lui aussi. J'aurais eu envie d'en savoir un peu plus sur elle ou sur le jardinier et le petit garçon, à l’imaginaire de chacun de leur construire le reste de leur histoire.
La solitude... L'alcool qui aide aux confidences d'Ava... le sol y sombra...

L'occasion à la fois de redécouvrir la carrière de l'actrice et sa vie privée compliquée, mais aussi de se replonger dans l'histoire de cette Argentine du milieu du siècle, et de Perón exilé en Espagne et rêvant de revenir, ou tout au moins d'une rencontre avec Franco qui l'ignore.

A lire en écoutant Sinatra, et tout particulièrement cette chanson citée dans le roman

Et à prolonger en (re)visionnant au moins deux films d'Ava Gardner, Pandora et La comtesse aux pieds nus.

Challenge lecture Amérique latineUne lecture dans le cadre du Mois Argentin à l'occasion du salon du livre , et d'une lecture commune autour de Laura Alcoba, qui a été l'occasion de sortir de beau livre de ma PAL . 


Dans le cadre du Challenge lecture Amérique latine - Amérique du Sud

et des challenges



6 commentaires:

  1. Alors a priori l'histoire m'intéresse beaucoup mais le style de la première phrase que tu cites ne me plait pas du tout (pour tout un tas de raison). Dommage :/

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  2. ne t'arrête pas à cela, c'est l'expression d'un des trois personnages, les autres sont très différentes, ce serait dommage de passer à côté!

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  3. A rajouter sur ma LAL. L'histoire a l'air originale.

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  4. j'ai bien aimé la construction et le thème!

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  5. Une idée de départ intéressante :-)
    Je note , bon dimanche :-)

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  6. j'espère qu'il te plaira ! Bon dimanche!

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