mercredi 31 juillet 2013

Kiss Richard Marc Citti William Shakespeare

Kiss Richard Marc Citti William Shakespeare à  L'Entrepôt

Présentation du spectacle
Mathieu répète Richard III sous l'oeil acéré de Nina, sa metteure en scène.
La répétition se déroule sans encombres jusqu'à la scène Richard III / Lady Anne.
Nina intervient alors et recadre sévèrement Mathieu.
Après une brève altercation le filage continue mais, très vite, Nina reprend le pouvoir et dirige l'acteur au fur et à mesure jusqu'au prévisible clash: elle quitte le projet.
Désemparé, Mathieu convoque alors Richard, le vrai. Le personnage de Shakespeare apparait et entreprend de guider Mathieu dans son interprétation.
A la suite de circonstances rocambolesques, Nina revient au théâtre et tombe nez à nez avec Richard.
S'ensuit une joute sanglante entre les deux: Horrifié, Mathieu s'enfuit.
Richard se dirige donc seul, sans plus personne pour l'incarner, vers le destin tragique que l'on connait.
 

Mon petit mot: 
C'est avec ce spectacle que s'est achevé mon séjour au festival d'Avignon, et que j'achève ma série d'articles consacrés aux pièces vues (je profiterai du mois d'août pour quelques articles-photos d'Avignon, côté festival comme côté tourisme).
Un seul en scène un peu déroutant au départ, je ne connais pas parfaitement Richard III (ok, je vais m'y plonger un de ces jours!), et j'ai un peu perdu le fil des différents personnages avant de raccrocher à la suite de la pièce. Une belle performance d'acteur, et des éclairages apportés sur les personnages ainsi que les réflexions sur le rapport acteur - metteur en scène, les seconds rôles...  (qui suscitent de nombreux rires) donnent envie de redécouvrir l'intégralité de l'oeuvre.

Pour retrouver l'ensemble de mes articles sur ce festival d'Avignon off 2013:
Kiss Richard Marc Citti William Shakespeare
 
 
 
 
 
Les mangeurs de Lapin remettent le couvert
  
La pitié dangereuse
 
 
 
 
 




Lyric Hispanic
Qui es-tu Fritz Haber ?  Claude Cohen  Isabelle Andréani, Xavier Lemaire
 
 
crue et nue Eva Darlan
Sindbâd, Céline Sorin, festival Avignon

Callas Noémie Bianco

Texte Jean-Yves Picq
Mise en scène Jean-Marc Avocat
Chapelle Sainte Claire 21h30 théâtre des halles
Présentation du spectacle ;
On a dit d’elle qu’elle chantait « comme si sa vie en dépendait ». Jean-Yves Picq a constitué, à partir d’authentiques interviews de la chanteuse, un texte captivant, qui donne vie à un authentique personnage de théâtre nommé Maria Callas. Elle est en conférence de presse. Elle parle de sa vie et de son art, et de leur étroite imbrication. Le spectacle montre l’ascension angoissée vers la gloire, et la douloureuse descente
de la star et de la femme dans l’enfer de la solitude et de l’oubli.
« Etabli et tissé à partir des propos tenus par la Callas elle-même, propos recueillis dans la masse considérable d’articles, d’interviews, et de reportages parus dans le monde entier entre 1957 et 1974, ce texte a pour seule ambition de faire entendre à nouveau, dans nos temps chaotiques et confus, la voix unique d’une femme et d’une immense artiste s’exprimant sur son art avec une intégrité, un absolu et une sincérité forçant plus que le respect ou la seule admiration ». Jean-Yves Picq
Avec Noémie Bianco

Lumière : Justine Nahon

Mon petit mot: 
Callas... l'artiste, la femme, et la difficile adéquation entre les deux. Les rêves de vie familiale, de tranquillité, d'une artiste perfectionniste, plongée si jeune dans le tourbillon de la scène, du succès et du monde cruel des journalistes, critiques, voir du public traquant le moindre faux pas. C'est aussi une réflexion sur l'évolution du monde de l'opéra, les mises en scène, l'incarnation du rôle et ses répercussions sur la voix (chanter une agonie à pleine voix, ou non...)et voilà qui donne envie de replonger dans les enregistrements de Maria Callas!

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entrez et fermez la porte


Le petit chien 15h45 -Entrez et fermez la porte de Marie Billetdoux, mis en scène par Marie Billetdoux

Présentation du spectacle 
C'est l'hiver. Des filles attendent dans un couloir. Elles sont venues pour un casting...Elles ont 20 ans, quelques minutes à peine pour convaincre. L'épreuve est physique et psychologique. L'après-midi est courte, les filles jolies, l'enjeu difficile, le réalisateur souvent odieux...Quand descend le soir derrière les vitres, le créateur est encore avec une créature.
Avec : Léa Dauvergne, Armelle Abibou, Camille Lockhart, Margaux Vallé, Lou De Laâge, Jeanne Monot, Aurélie Noblesse  et la voix de Jacques Higelin.
en scène"...Un jeu de scène éfficace et resseré" Toutelaculture.com 

Mon petit mot 

Les comédiennes défilent sur scène,pour cette audition qui nous révèle les coulisses du cinéma, et permet de dresser de beaux portraits de jeunes comédiennes, la surdouée, la rebelle, la paumée... quelques minutes pour convaincre, pour se livrer, et une scène finale en décalage avec le reste... un joli moment (peut-être un peu inégal) dans le milieu de journée du festival
Et une pièce qui pourrait  être un beau tremplin on espère pour certaines de ces jeunes actrices.

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mardi 30 juillet 2013

Les mangeurs de Lapin remettent le couvert

Les mangeurs de Lapin remettent le couvert

Présentation du spectacle: 
Collège de la Salle - Salle La Chapelle, Avignon
Sous le regard blasé d'un musicien stoïque ce trio animé d'une imagination délirante tente désespérément d'éblouir le public par d'improbables numéros de cirque et de music-hall.
Entre tableaux inventifs et attractions originales, les Mangeurs de Lapin tentent de renouveler ce genre ancestral, transforment les numéros de voltige en gadins burlesques.
Tour à tour fakirs, danseurs, tennismen, dresseurs, camelots ou oiseaux de proie, ces sympathiques escrocs sont condamnés à rater tout ce qu'ils entreprennent et nous mènent en bateau de l'Inde à l'Ecosse, en passant par la savane et le Médoc.

















Mon petit mot 
Après plusieurs spectacles "denses", cela fait du bien de finir la journée dans les rires et sans réfléchir!
On rit, on admire aussi les prouesses du jongleur et celles du contorsionniste,  et si certains tableaux m'ont fait plus rires que d'autres (un faible pour les éléphants, les balais parisiens et le jongleur écossais!) , on en ressort plein d'entrain, et en se surprenant à fredonner un petit air qui restera longtemps dans la tête "Pa pa pa, pa pa pa...."! Les enfants rient beaucoup, et les grands se prennent au jeu, un bon moment!
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La pitié dangereuse

 "Le petit Louvre, chapelle des templiers" à 16h20


Présentation du spectacle

"1913, dans une ville de garnison autrichienne, le riche Monsieur Kekesfalva organise un bal costumé en l’honneur de sa fille, Edith, paralysée. Lors de cette soirée, la demoiselle au surnom d’hirondelle, rencontre Anton Hofmiller, jeune lieutenant de cavalerie qui y commet un terrible impair : il invite la jeune fille à danser ignorant son état d’infirmité. Pour réparer l’offense involontaire, il prend l’habitude par pitié de la visiter et de la distraire.Pris de compassion pour elle, l’officier lui tient compagnie et les visites se succèdent. Edith en tombe follement amoureuse. Comment réagir face à cet amour? Quels sont les limites et les dangers de la pitié? Non-dits, réparties cinglantes, pointes d’humour, le génie de Stefan Zweig se retrouve une nouvelle fois dans cette sublime histoire d’amour touchante et captivante."

Mise en scène : Stéphane Olivié Bisson assisté de Fanny Zeller
Adaptation: Elodie Menant
Comédiens:
Lieutenant Hoffmiller: Maxime Bailleul en alternance avec Arnaud Denissel
Edith: Elodie Menant
Docteur Condor: Philippe Risler
M. Kekesfalva : Jean-Charles Rieznikoff
Ilona: Alice Pehlivanyan en alternance avec Salima Glamine
Costumes: Cécile Choumiloff,Charlotte Winter
Décors: Linda Pérez
Régisseurs: Serge Vaiti, Christophe.
Photos: Olivier Brajon
Co-producteurs : La compagnie Carinae et Atelier théâtre actuel


Mon petit mot: 
Pas toujours simple de passer du livre à la scène, ces coupures nécessaires, une multitude de scènes qui s'enchaînent ici,et nous plongent dans cette Autriche des années 1910-1920, nous posent des questions sur le handicap, le regard des autres, l'amour non partagé, les classes sociales...
Comme pour Inconnu à cette adresse, j'en sors avec comme impression première l'envie de me replonger dans le texte intégral.
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lundi 29 juillet 2013

Colorature Agnès Bove et Grégori Baquet


Théâtre "Le Chien qui fume" - 12h25 - Colorature

Présentation du spectacle :
 Florence Foster Jenkins, la soprano qui chantait divinement faux
New-York 1930. Florence Foster Jenkins, riche héritière américaine, s'improvise soprano colorature en massacre les plus fameux airs d'opéra autant par la fausseté de sa voix que par ses fantaisies rythmiques.
Des années plus tard, au piano d'un club de jazz en vogue, Cosme Mac Moon, son accompagnateur, nous fait revivre les souvenirs à la fois hilarants et bouleversants des 12 années de leur étonnante collaboration et cette incroyable ascension vers une célébrité dérisoire qui les mènera ensemble jusqu'au prestigieux Carnegie Hall.Près de 70 ans après sa disparition, la soprano qui chantait divinement faux reste un personnage culte. Elle a inspiré plusieurs spectacles, ses enregistrements sont régulièrement réédités. Elle aurait aussi servi de modèle à Hergé pour sa célèbre Castafiore dans les aventures de Tintin.

De : Stephen Temperley

Texte français : Stéphane Laporte

Mise en scène : Agnès Boury

Avec : Agnès Bove et Grégori Baquet, Coralie Di Blasi

Lumière : Laurent Béal
Costumes : Eymeric François

Décor : Claude Plet
Spectacle SNES


Mon petit mot:
Un spectacle à la fois drôle et touchant ,d'autant plus qu'il est inspiré d'une histoire vraie. La force de conviction de cette femme, sa détermination, sa mauvaise fois, la part ... ou non... de lucidité sur ses capacités et sur la véréité des réactions du public, ce que permet l'argent... Un personnage touchant, auquel, comme son pianiste, on s'attache. L'évolution des réactions de son pianiste accompagnateur à son égard, son rapport à sa propre carrière de musicien et de compositeur... une tendresse qui émane de leur duo improbable entre deux répliques bien senties.
Et non seulement elle chantait, mais elle créait également ses robes, ce que le spectacle évoque aussi dans sa dernière partie (le fameux concert à Carnegie).
Les deux interprètes sont parfaits dans leurs rôles, Agnès Bove chante divinement faux, jusqu'au final, moment d'émotion, et de "vraie" musique. 


Pour écouter la vraie Florence Foster Jenkins dans la Reine de la nuit

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Inconnu à cette adresse Avignon 2013

Inconnu à cette adresse

De Kressmann Taylor

Adaptation : Michèle Lévy-Bram
Mise en scène : Delphine de Malherbe
Avec : Thierry Lhermitte et Patrick Timsit
Assistante à la mise en scène : Joëlle Benchimol
Lumières : Marie-Hélène Pinon
Costumes : Elisabeth Tavernier
Son : Michel Winogradoff
Accessoires : Philippe Plancoulaine
Spectacle produit par Laurent Ruquier et Jean-Marc Dumontet

Présentation du spectacle: 
Inconnu à cette adresse est un texte magistral, bouleversant. Dix-neuf lettres entre deux amis, un allemand et un juif américain, à l’heure de la montée du nazisme.
Au fil de la correspondance, le ton s’assèche entre les deux amis. On assiste à l’idéologie fasciste qui s’infiltre, à l’horreur qui arrive.
Qui est le bon, qui est le méchant ? Qu’aurions nous fait à leur place ? Le courage suffit-il à contrer le courant ? Et quand l’horreur advient, le pardon est-il préférable à la vengeance ?
 Chaque mois, depuis janvier 2012, des duos prestigieux se succèdent au Théâtre Antoine pour interpréter ce texte. C’est un énorme succès, la pièce a d’ailleurs été récompensée aux Globes de Cristal


Mon petit mot: 
Je ne connaissais pas ce texte,et maintenant, après avoir vu cette pièce, je sais qu'il va bientôt rejoindre ma bibliothèque. Voilà qui fait mouche et vous tient en haleine tout au long de la représentation (ou plutôt de la lecture, pas simple d'ailleurs de passer de ce texte magnifique aux planches). La tension monte peu à peu, de plus en plus de cruauté, de plus en plus de questions également... pas de manichéisme, embrigadement, valeurs morales, intérêt personnel, vengeance... , un texte à découvrir que je relirai volontiers.
Les articles déjà publiés sur ce off 2013, à suivre, 13 en tout!

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