jeudi 28 février 2013

Intrigue à Venise Adrien Goetz

 Présentation de l'éditeur:
Pénélope, la désormais fameuse conservatrice de Versailles, qui a déjà révélé les inquiétants mystères de la tapisserie de Bayeux (Intrigue à l'anglaise) et du château de Versailles (Intrigue à Versailles), passe une semaine à Venise pour un savant colloque. Un illustre écrivain français, qui ne publie que sur cette ville, meurt tragiquement. Bientôt, ce sont tous les "écrivains français de Venise", club d'habitude paisible, qui sont menacés. Pénélope se retrouve au cœur d'une énigme dont l'origine remonterait au fameux Bal du Siècle, donné par Carlos de Beistegui dans son palais de la Sérénissime en 1951. Aidée par son fiancé le journaliste Wandrille, elle se lance sur la piste d'un tableau de Rembrandt que personne n'a jamais vu et qui dormirait quelque part sur une des îles de la lagune. Les plus grands hommes de lettres français commencent à craindre pour leur vie...

Mon avis:
J'avais beaucoup apprécié "Intrigue à Versailles", il y a quelques années, alors je me faisais un plaisir de retrouver Pénélope et encore plus dans le cadre enchanteur de Venise dont je garde un formidable souvenir.
Autant le dire tout de suite, l'alchimie a moins fonctionné. Je me suis perdue au début dans les nombreux personnages, entre vrais écrivains et personnages fictifs, de colloques en meurtres, d'intrigue amoureuse en spoliation des biens juifs, d'art contemporain en bals d'antan...
Et puis une fois le premier cap passé, l'intrigue policière a pris le dessus et la deuxième partie m'a d'avantage séduite.
On sourit parfois (le  colloque sur les "Gondoles, galères et galéasses", des réflexions sur l'art, les écrivains...), on a envie de replonger dans les œuvres de Rembrand ou dans Corto Maltese, dans les ouvrages des nombreux écrivains cités, ... et surtout... de retourner à Venise! Bref, la mayonnaise monte et le livre finit par séduire!
Statue Équestre Bartolomeo Colleoni
Souvenirs de vacances à Venise!
Statue Équestre Bartolomeo Colleone sur le campo Zanipolo, devant l'église dominicaine Zanipolo (San Giovanni e Paolo)
Le début:
«Assassiné à Rome quand on est le grand écrivain de Venise, c'est de la négligence ! Finir dans la chambre turque de la Villa Médicis, pitié ! Ça ferait trop rire ce pauvre Jacquelin de Craonne !»
Le vieil homme sec, les joues creusées dans un ivoire gothique, regarde une dernière fois les formes géométriques : carrés magiques, cercles, diagonales, croissants et roses. Des panneaux de céramique algériens, ce bleu, ce jaune, ce sol rouge et noir, ce décor du XIXe siècle, son ultime décor ? Son sang s'en ira d'un coup d'éponge. Pour ça, c'est bien, la céramique.

Un livre qui entre dans le cadre de :

mardi 26 février 2013

Bérénice 34-44 Isabelle Stibbe

Bérénice 34-44 par Isabelle Stibbe, Serge Safran éditeur, 3 janvier 2013

Présentation de l'éditeur:

1934. Bérénice Capel, une adolescente juive, réussit le concours d’entrée au Conservatoire, contre la volonté paternelle. Rompant avec sa famille, la jeune fille au prénom prédestiné entame sa formation théâtrale dans la classe de Louis Jouvet grâce à l’aide de madame de Lignières, qui lui offre son nom. Bérénice de Lignières est douée, travailleuse, passionnée. Sa vie est désormais rythmée par l’apprentissage des plus grands rôles du répertoire, elle croise Édouard Bourdet, Véra Korène, Jean Gabin, Jacques Copeau, Jean-Louis Barrault. En 1937, elle est admise à la Comédie-Française.
La montée du fascisme en Europe, les tensions politiques en France, les rivalités professionnelles, les intrigues amoureuses, rien n’entache le bonheur de Bérénice qui devient rapidement une comédienne de renom. Au tout début de l’Occupation, avant même la promulgation des lois raciales, la Maison de Molière exclut les Juifs de sa troupe. La belle et brillante sociétaire est rattrapée par son passé. Continuera-t-elle à cacher sa véritable identité, au risque de se perdre ? Va-t-elle rejoindre alors le compositeur Nathan Adelman pour une nouvelle vie en Amérique ?
Bérénice 34-44 premier roman d’une impressionnante maturité, nous plonge dans les ors, arcanes et velours de la Comédie-Française et dans cette période trouble de l’histoire à travers le prisme d’un destin exceptionnel. Une trajectoire artistique captivante qui rend justice ainsi aux destins brisés par la folie meurtrière de la Seconde Guerre mondiale. Isabelle Stibbe est née à Paris en 1974. Après des débuts dans le droit international, elle est responsable des publications à la Comédie-Française puis au Grand Palais, critique d’opéra... Actuellement secrétaire générale de l’Athénée Théâtre Louis-Jouvet, elle enseigne également à l’Institut d’études théâtrales de l’Université Paris-III.Bérénice 34-44 est son premier roman.


Le début de Bérénice 34-44


Elle ne racontera pas les regards entendus, les sourires de connivence. «Il n'y a pas de hasard», «C'était forcé», autant de formules attrapées au vol des centaines de fois, inaugurant la légende familiale selon laquelle l'appel du théâtre, qui fondit sur elle à six ans et qui dès lors ne la quitta plus, surgit de son prénom : Bérénice. Une seule personne osait se démarquer, par conviction, dérision ou plus sûrement par goût de jouer les esprits forts : «Heureusement que vous ne l'avez pas appelée Sapho, elle aurait été lesbienne», ironisait sa grand-mère Mathilde, qui avait des lettres et la plaisanterie facile, introduisant parfois une variante : «Vous croyez que si vous l'aviez appelée Isabelle, elle serait devenue catholique ?» L'allusion à Isabelle la catholique, reine maudite, chasseuse de Juifs en terre espagnole, était assurée de déchaîner les foudres de l'assemblée, catholique, dans la hiérarchie des valeurs de la famille Capel, étant presque plus répréhensible que lesbienne. Mais ce ne fut ni Sapho ni Isabelle, ce fut Bérénice, Gott zu dank, Dieu merci - enfin presque.

Mon avis:
Dès le départ, les choses sont claires, la fin sera tragique. Bérénice 34-44 comme la Bérénice de Racine est bien une tragédie, c'est en 1944 que l'histoire s'arrêtera.  Reste à savoir comment.
Deux parties dans ce roman, le théâtre d'abord, l'entrée au conservatoire, Jouvet, la comédie française, le fonctionnement de cette institution, des comités aux emplois, des ascenseurs interdits à certains, aux habilleuses.... Et puis la guerre, l'exclusion, la résistance, l'Armée juive. La déportation.
Deux étapes, autour d'un personnage féminin fort, autour duquel se croisent personnages de fiction et acteurs bien réels, choix d'écriture qui fait l'intérêt de ce roman (même si parfois on s'y perd un peu et l'on se surprend à taper un nom dans un moteur de recherche pour vérifier qui a existé pour de bon! L'entrée dans la lecture a été de ce point de vue-là un peu difficile pour moi, comme le passage d'un personnage à un autre dans les premiers chapitres, avant d'être happée par la deuxième partie).
Une page noire de la Comédie française, de trahisons en opportunisme, de rivalités en lâchetés. S'y croire protégée, à l'abri du reste du monde, l'art et la culture comme bouclier face à la barbarie...
On croise Louis Jouvet, Jean Vilar, Véra Korène, Béatrice Bretty, Marie Bell Jean Gabin, Jean-Louis Barrault et tant d'autres figures du monde du théâtre, on plonge dans une ambiance, dans des ambiances plutôt, des cabarets de l'avant-guerre, du conservatoire d'art dramatique, de la comédie-française, de l'armée juive, toutes bien dessinées.
Véra Korène

Ce que j'ai beaucoup apprécié dans cette lecture également, c'est qu'elle donne envie d'aller plus loin. On a envie d'écouter Kurt Weill, de se plonger dans l'histoire de la Comédie Française, dans celle de l'aventure du Massilia, de relire Bérénice et autres pièces de théâtre évoquées , de revoir l'Ange bleu, et surtout Entrée des artistes avec Louis Jouvet, film évoqué au début du roman, pour la scène du concours d'entrée au conservatoire d'art dramatique en particulier, ou pour les difficultés de l'héroïne à faire comprendre sa vocation théâtrale à son entourage.
Bref, les amateurs de théâtre y trouveront leur compte, les amateurs d'Histoire également!



Pour prolonger la lecture :
Entrée des artistes
Réalisateur : Marc Allégret
Acteurs : Louis Jouvet (Le professeur Lambertin), Claude Dauphin (François Polti), Odette Joyeux (Cécilia), Janine Darcey (Isabelle), André Brunot (Monsieur Grenaison), Robert Pizani (Jérôme), Madeleine Lambert (Élisabeth), Roger Blin (Dominique), Mady Made (Denise), Bernard Blier
Genre : Comédie dramatique
Durée : 01h39min
Date de sortie : 10 octobre 1938
Le concours d'entrée au conservatoire d'art dramatique
Pour la scène de la blanchisserie en particulier

 Véra Korène

extraits de la biographie de Véra Korène;
Véra Korène est née Rébecca Véra Koretsky le 17 juillet 1901 à Backmouth en Russie dans une famille juive. Après l'immigration de sa famille à Paris, elle suit des cours d'art dramatique au Conservatoire où elle est l'élève de Firmin Gémier. Elle travaille pour payer ses cours ; elle est successivement collaboratrice d'un antiquaire parisien, puis journaliste à l'Europe Nouvelle, le journal créé et dirigé par Louise Weiss.
Au début de sa carrière d'actrice, Véra Korène joue à l'Odéon et dans les théâtres des Boulevards puis entre à la Comédie-Française dont elle devient sociétaire en 1936. Parallèlement, elle débute dès 1933 au cinéma . On la voit notamment dans Deuxième bureau et Au service du Tsar de Billon en 1936, dans La danseuse rouge de Jean Paul Paulin en 1937 et dans Café Paris de Georges Lacombe en 1938.
La guerre va interrompre sa carrière cinématographique. Déchue de la nationalité française par les lois de Vichy, Véra Koretsky doit quitter la Comédie Française en 1940, (tout comme René Alexandre et Jean Yonnel, personnages que l'on retrouve tous les 3 dans le roman d'Isabelle Stibbe). Elle se réfugie au Canada, puis partage son exil entre Hollywood et le Brésil. De retour en France, elle est réintégrée à la Comédie-Française en 1945. Une dizaine d'années plus tard, elle prend la direction du théâtre de la Renaissance. Elle y produit des pièces d'auteurs contemporains, notamment celles de Jean-Paul Sartre.

Une participation au challenge seconde guerre mondiale



Un livre lu grâce à l'opération Masse critique de Babelio, merci à eux et aux éditions Serge Safran pour cette découverte:
tous les livres sur Babelio.com

vendredi 22 février 2013

Valérie Karsenti au théâtre

Mon premier article autour de la comédienne Valérie Karsenti ayant attiré de nombreux lecteurs, pour plus de clarté et pour mieux balayer la carrière de cette actrice de talent, il va y avoir en fait 4 articles à suivre:
Valérie Karsenti La reine Marie, le roi se meurt


Valérie Karsenti au théâtre (vous y êtes)

Bonne lecture et à bientôt!

  Les rôles de Valérie Karsenti au théâtre

2015

Home de David Storey, 
une oeuvre anglaise culte des années 1970 qui a été traduite et adaptée pour le public français par la regrettée Marguerite Duras en personne. Cette pièce sera jouée à partir de la fin octobre jusqu'à décembre 2015 au Théâtre de L'Oeuvre, rue de Clichy, dans le 9e arrondissement de Paris.  Pierre Palmade y donnera  la réplique à Carole Bouquet, Valérie Karsenti et Gérard Desarthe, qui s'est également chargé de la mise en scène.
home de David Storey théâtre de l'oeuvre

 

2014 






THIERRY LHERMITTE / GRAND ÉCART / THÉÂTRE DE LA...par AllezHope
2010 GRAND ECART - Benoît LAVIGNE ( De Stephen Belber, traduction de Lucie Tiberghien
Théâtre de la Madeleine, puis Tournée) Jobi (Thierry Lhermitte) ,   Lisa (Valérie Karsenti), Mike (François Feroleto),


2008

valérie karsenti LE VOL DE KITTY HAWK
LE VOL DE KITTY HAWK - Yves PIGNOT (de Georges DupuisThéâtre 13)  la photographe
Avec : Laurent Benoît, Jean Hache, Pascal Ivancic, Philippe Ivancic, Valérie Karsenti, Firmine Richard, Rosalie Symon

2006

ADULTERES - Benoît LAVIGNE ( De Woody Allen Théâtre de l'Atelier et Tournée)
trois pièces en un acte : «Riverside Drive», «Old Saybrook» et «Central Park West», les deux dernières avec Valérie Karsenti:
Valérie Karsenti dans Adultères

Phillis Pascale Arbillot  Carol Valérie Karsenti  Howard Xavier Gallais  Sam Bernard Yerlès
Juliet Eglantine Rembauville 
 et
Norman Bernard Yerlès  Sheila Pascale Arbillot  Jenny Eglantine Rembauville  David Fabrice de la Villehervé  Hal Xavier Gallais  Sandy Valérie Karsenti  Max Dominique Daguier 

2004

LE ROI SE MEURT - Georges WERLER ( de Ionesco théâtre Hébertot 2 Molière 2005, dont celui du Meilleur sepctacle privé)
A lire : mon article spécifique ici
Le roi se meurt Ionesco Valérie Karsenti Michel Bouquet (DVD)

Valérie Karsenti Michel Bouquet


Michel Bouquet (Le Roi Bérenger 1er)
Valerie Karsenti La reine Marie


Juliette Carré (la reine Marguerite)

Jacques Échantillon (le garde)

Nathalie Niel (Juliette)

Valérie Karsenti (la reine Marie) 
Valérie Karsenti

 

Jacques Zabor (le médecin)

Valérie Karsenti Le roi se meurt
2004 LE PRINCE TRAVESTI - Nicolas BRIANCON ( de Marivaux festival d'Anjou) La création du Prince travesti ou L'Illustre Aventurier a eu lieu dans le cadre du Festival d'Anjou le 15 juin 2004 dans une mise en scène de Nicolas Briançon et avec la distribution suivante :
Pascale Arbillot (La Princesse de Barcelone), Valérie Karsenti (Hortense), Bernard Dhéran (Frédéric), Yan Duffas (Le Prince de Léon / Lélio), Philippe Uchan (Arlequin), Pierre Dourlens (Le Roi de Castille / l'Ambassadeur) et Maurine Nicot (Lisette).

2003

COMME EN 14 ! - Yves PIGNOT ( de Dany Laurent Théâtre 13 et Théâtre Pépinière Opéra
3 Molière 2004 dont celui du Meilleur spectacle subventionné)
Avec Marie Vincent Mlle Marguerite , Valérie Karsenti Suzy, Pierre-Vincent, Chapus Pierre, Rosalie Symon Louise, Colette Venhard Adrienne, les soldats de la salle 2 : Xavier Lagarin, Luc Tremblais, Jean-François Bonnabel, Hervé Levandowski, Roland Marchisio, Frédéric Bourraly,Didier Dupic  et le père Claude Yves Pignot.
Comme en 14 Valérie Karsenti
2002 UN PETIT JEU SANS CONSEQUENCE - Stéphane HILLEL ( de Jean Dell et Gérald Sibleyras
5 MOLIERE 2003, dont celui du Meilleur spectacle privé, et MOLIERE DE LA REVELATION THEATRALE 2003 pour Valérie KARSENTI Théâtre La Bruyère puis reprise au Petit Théâtre de Paris)
Valérie Karsenti Un petit jeu sans conséquence

Claire : Valérie Karsenti  Axelle : Eliza Maillot   Bruno : Marc Fayet  Patrick : Gerard Loussine
Serge : José Paul



Un petit jeu sans conséquence par rico27

1999

UN FIL A LA PATTE  Un fil à la patte:
- Alain SACHS ( de Georges Feydeau Théâtre de la Porte Saint-Martin et tournée) Avec : Lysiane Meis (Lucette, une domestique), José Paul (Bois d'Enghien), Valérie Karsenti (Nini, Viviane, une invitée),
Valérie Karsenti Un fil à la patte

Marc Fayet (Bouzin), Josiane Lévêque (la baronne, une invitée), Marie-Charlotte Leclaire (Marceline, la fleuriste, la mariée), Jean-Marie Lecoq (le général, un domestique), Jean-Pierre Malignon (de Chenneviette, le marié, un agent), Alain Sachs (de Fontanet), Michel Lagueyrie (le vieux monsieur, un agent), Paul Bisciglia (régisseur, Antonio, Lanteri, Jean), Isabelle Cote (Miss Bettina, Emilie, vieille dame), Pierre Zaoui (Firmin, cuisinier, concierge)
Valérie Karsenti théâtre


1997 ACCALMIES PASSAGERES -
Valérie Karsenti Accalmies passagères

 Alain SACHS (  de Xavier Daugreilh Théâtre La Bruyère, puis Théâtre de la Pépinière Molière 1999 du Meilleur spectacle comique Nomination au Molière de la Révélation pour Valérie KARSENTI)

Avec : Valérie Karsenti (Hélène), Eliza Maillot (Marie-Annick), Marc Fayet (Patrick)


1996 COLOMBE - Michel FAGADAU ( de Jean Anouilh Comédie des Champs-Elysées)

Geneviève Casile (Madame Alexandra)

Jacques Dufilho (La Surette)

Valérie Karsenti (Colombe)

Gabriel Cattand (Émile Robinet)

Jean-Pierre Moulin (du Bartas)

Jean Rougerie (Desfournettes)

Josiane Lévêque (Mme Georges)

Yannick Soulier (Julien)

José Paul (Armand)

Patrice Bachelot (Le coiffeur)

Stéphanie Fagadau (Une danseuse)

1995
CAMUS, SARTRE, ET LES AUTRES - J.F. PREVAND ( Théâtre de l'Oeuvre )
 photographies / Daniel Cande

 Camus... Sartre... et "Les autres" [Spectacle] / texte et mise en scène de Jean-François Prévand ; décors de Charlie Mangel ; avec Olivier Granier, Stéphane Hillel, Valérie Karsenti Agathe Boisseau ; Gérard Maro ; Philippe Ogouz ; Sidonie Pigeon ; Sarah Sanders
Lumières : André Diot





Avant1995


PASSAGERS MONTAGE POETIQUE - M. BLAIN

MOZART - Yves PIGNOT ( de Sacha Guitry Théâtre de Boulogne-Billancourt et Tournée)

1994 Modigliani d'après Denis McIntyre / mise en scène : Yvan Garouel (  Théâtre du Renard)

Valérie Karsenti Accalmies passagères
LE BOUDOIR - A. DE GREMOND ( du Marquis de Sade Festival d'Avignon)

LA STRADA - J.L MILESI et Y. GAROUEL ( de Federico Felini Théâtre du Renard)

L’ETOURDI - J.L THAMIN ( de Molière Théâtre du Port de la Lune à Bordeaux, Théâtre d'Aubervilliers)

CHANTECLER - J.C MARTIN ( de E. Rostand festival d'Avignon)

BORIS - Yves PIGNOT ( de J. Mondolini)

Côté récompenses:  les Molières :


 

2003 : Molière de la révélation Féminine pour UN PETIT JEU SANS CONSEQUENCE
Valérie Karsenti Un petit jeu sans conséquence

 

1997 : Nomination au Molière de la révélation théâtrale  pour  ACCALMIES PASSAGERES
ACCALMIES PASSAGERES Valérie Karsenti



Valérie Karsenti Accalmies passagères
Valérie Karsenti a également participé à l'écriture de plusieurs pièces, à retrouver ici:
Valérie Karsenti auteure






Valérie Karsenti au théâtre en quelques DVD



Valérie Karsenti dans grand écart
Vous trouverez en DVD:
Un petit jeu sans conséquence
  Accalmies passagères de Xavier Daugreilh, mise en scène Alain Sach
  Un fil à la patte de Georges Feydeau, mise en scène Alain Sachs
 Le vol de Kitty Hawk
 le roi se meurt 

Valérie Karsenti Accalmies passagères

 Valérie Karsenti, aux multiples facettes, joue trois rôles différentes dans le Feydeau (Nini, Viviane, et une invitée)
Valérie Karsenti Un fil à la patte

Il est curieux d'ailleurs de remarquer , et c'est pour eux que je fais cet article, qu'une tranche de téléspectateurs et de jeunes spectateurs ne connaisse d'elle que ce qui pour nous est assez récent , à savoir sa carrière à la télévision et au cinéma, alors n'oublions-pas qu'avant d'avoir cette exposition liée aux écrans, la carrière de Valérie Karsenti sur les planches était déjà une belle suite de réussites!
dans Accalmies passagères


Valérie Karsenti Scènes de ménage

Valérie Karsenti, du cours Florent au Molière


 Petit retour sur une carrière bien remplie;
Extrait article  Le Monde
"Tout au long de ma carrière, j'ai été très gâtée", résume-t-elle lucidement. Très gâtée "grâce au théâtre", prend-elle soin de préciser.
Car si la télé lui apporte aujourd'hui une popularité qu'elle n'a, assure-t-elle, jamais recherchée, Valérie Karsenti est d'abord une fille des planches. "L'amour de ce métier m'est venu très tôt, en lisant de manière presque boulimique des pièces de théâtre. Et aussi par la télé : je ne ratais aucun "Au théâtre ce soir" ! Je me rappelle encore avec émotion mes sorties à la Comédie-Française avec mes parents où tout me semblait merveilleux. De fait, le théâtre m'a été familier très tôt alors que l'image m'a longtemps semblé inabordable. J'ai découvert sur le tard le plaisir sur les tournages. Auparavant, je trouvais que la caméra flirtait trop avec l'intime."
Valérie Karsenti
Valérie Karsenti brûle les planches depuis longtemps. [..] "J'ai travaillé très vite au théâtre. J'y ai fait des rencontres formidables, obtenu de beaux rôles, eu la chance de ne jamais jouer devant des salles clairsemées. Je m'y suis toujours sentie à l'abri de tout."
Quittant Paris à l'âge de 6 ans, elle a vécu à Frazé, petit village du Perche, fait ses études à Chartres avant de revenir dans la capitale A 15 ans, Valérie Karsenti suit un stage au cours Florent, puis prend des cours avec l'acteur de théâtre Yves Le Moign' avant d'entrer à l’Ecole de la rue Blanche (l'Ecole Nationale des Arts et Techniques du théâtre (ENSATT)). Elle est encore étudiante dans la prestigieuse école théâtrale que déjà tombent les propositions de travail. Le théâtre sera son royaume. Passant avec aisance et plaisir de Camus à Anouilh, de Ionesco à Marivaux ou Feydeau sans snober, au contraire, les auteurs contemporains, la brunette se fait un nom et joue avec les plus grands. Aujourd'hui, alors que la télé en fait une vedette, elle ne perd pas de vue certaines réalités. "Il y a plein d'acteurs prodigieux au théâtre qui restent méconnus du grand public, car ils ne tournent jamais au cinéma ou à la télé.[...]
Valérie Karsenti festival La Rochelle
En 2003, après son Molière obtenu pour sa prestation dans Un petit jeu sans conséquence, mis en scène par Stéphane Hillel, la télé et le cinéma lui font les yeux doux de manière plus régulière.
Valérie Karsenti, Liliane, Hortense

Elle le reconnaît aisément : le rôle de Liliane qu'elle endosse depuis 2009 dans "Scènes de ménages" lui a permis de toucher un nouveau public, beaucoup plus large. "J'aime ce personnage : ce n'est pas une femme moderne, elle a loupé le coche, est pleine de fragilité. Dans la vraie vie, je suis extrêmement concernée par le combat des femmes qui est plus que jamais d'actualité. Dès que les conditions économiques se durcissent, les femmes trinquent. Il faut parler de la fermeture des plannings familiaux, de la difficulté d'avorter encore aujourd'hui en France".
Drôle et touchante dans le rôle de Liliane, la voilà sombre, inquiétante et pour tout dire assez bluffante dans celui d'Hortense, patronne en danger du luxueux bordel de "Maison close". "Je me suis battue pour avoir ce rôle. Hortense est sans doute le personnage le plus riche que j'aie jamais abordé. Il a fallu aller très loin dans la noirceur, la dureté, l'ambiguïté." Comme lors de la première saison, le tournage de "Maison close", en vase clos, à Lisbonne, pendant quelques mois, a permis au réalisateur Mabrouk El Mechri d'apprécier les qualités de Valérie Karsenti dans ce rôle particulièrement délicat : "Valérie est à la fois inventive et dans la maîtrise totale. Dans la peau d'Hortense, elle est sévère, tout en retenue. Il y a du Huppert en elle ! Elle est à l'écoute de tout ce qui l'entoure, ne cabotine pas. Je sais que beaucoup d'acteurs admirent son travail, et je comprends pourquoi. Elle est à l'aube de quelque chose de grand."

Article Nice matin

Elle a également prêté sa voix  pour plusieurs livres CD (en particulier pour La Flûte enchantée, testé et approuvé par des p'tits loups de mon entourage!), doublé de nombreuses voix étrangères...


mercredi 20 février 2013

Jean Béraud théâtre, opéra, spectacles

Pour terminer ma série consacrée au peintre Jean Béraud, place au spectacle!
Avec Jean Béraud (1849 – 1935), une plongée dans le Paris de la Belle-époque, la vie parisienne, ses fastes, et sa misère qui affleure parfois...
Du théâtre à l'opéra, des loges des spectateurs aux couloirs des théâtres, des rues qui y mènent aux coulisses, des élégantes spectatrices aux danseuses et musiciens, tout un monde comme croqué sur le vif par l'artiste:
The Box By The Stalls (1883)
 Le Café de Paris
le concert privé

les coulisses de l'opéra
 Description du musée Carnavalet:  Jean Béraud  (1849-1936) 1889Huile sur toile
Le rideau vient de retomber, mais un autre ballet commence. Béraud dévoile avec ironie l'envers du décor. Des messieurs respectables en habit et chapeau haut-de-forme ont envahi les coulisses et le plateau. En rang serré ils avancent vers les petites filles « singes » (cf. Edmond de Goncourt) : créatures virevoltantes et insaisissables à la scène, les jeunes filles redeviennent tout à fait accessibles après le spectacle.
Au premier plan un homme âgé enlace d'un bras "paternel" une danseuse dont l'attitude semble trahir fatigue et indifférence. Les mains sur les hanches, une de ses compagnes se penche vers elle, pour l'encourager à saisir la bonne occasion. D'autres tentent d'attirer l'attention par la grâce de leurs gestes. A demi cachées derrière des toiles peintes, certaines offrent déjà à leurs protecteurs des marques tangibles de reconnaissance : l'une d'elles se laisse embrasser passionnément.
Par souci de lisibilité, le peintre a disposé les visages des personnages en frise, le long d'une horizontale qui coupe la composition à mi-hauteur ; mais cela contribue à confondre premier et second plans, à figer la représentation en dépit du mouvement créé par le jeu de courbes et de contre-courbes des tutus. La magie du monde du spectacle naît du dynamisme et de l'éclat de quelques touches de couleurs : rouge, bleu, vert presque purs des costumes, jaune d'or des projecteurs et des reflets de lumière sur les découpes du décor.


Devant le théâtre des variétés
Le boulevard Montmartre, la nuit, devant le théâtre des Variétés (2ème arrondissement, Paris)

 à l'intérieur du théâtre des Variétés

devant celui du Vaudeville
Le théâtre du Vaudeville, à l'angle du boulevard des Capucines et de la Chaussée d'Antin (9ème arrondissement, Paris)
 sortie du théâtre

sortie de loge à l'opéra

Altercation dans les couloirs de l'Opéra

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