vendredi 17 mai 2013

La Fabrique des mots, d'Erik Orsenna

 Présentation de l'éditeur :
« Il y a des histoires qui sont des déclarations de guerre. Voilà pourquoi, moi, Jeanne, je me suis tue. J’ai préféré attendre que le temps passe. J’étais petite, à l’époque, dix ans et quelques mois. Mais l’heure est venue de parler. »
L’ignoble Nécrole a encore frappé. L’objet de sa bataille ? Les mots. Il y en a trop, beaucoup trop. Pour faire taire tous les incurables bavards, tous les poètes, tous les chanteurs, tous les raconteurs d’histoires, tous les amoureux qui disent et redisent leur flamme, tous les humiliés qui protestent, tous les journalistes qui révèlent et, trouve-t-il, polluent de leurs nuisances sonores jusqu’à la nuit, Son Excellence le très distingué Président à vie a édité une liste, pompeusement intitulée « Circulaire VIII.2012.3917 », celle des trente mots désormais autorisés.
Pour Mlle Laurencin et les élèves de CM2 de l’école Simon-Bolivar, c’est décidé, la guerre est déclarée.
Parmi les escales de cette croisade sur terre et sur mer bientôt suivie par l’île tout entière, on apprendra comment le Palais de justice fait les choux gras de deux brasseries aux drôles de spécialités et ce que le Pays de Tendre dit de l’amour, on découvrira qu’une salle de classe et un centre de stratégie militaire ne sont pas si éloignés et qu’une ancienne mine d’or peut renfermer bien plus précieux que le plus précieux des métaux.
Amis ou ennemis de Jeanne, en campagne ou non contre l’ignorance, on croisera le chemin d’une petite foule d’êtres et de créatures, parmi lesquels un élégant, trois jeunes à capuches, des pompiers, un Capitan accablé et très prolixe en anecdotes, un brochet plus vrai que nature, deux vieilles soeurs aussi virulentes qu’érudites, un certain M. Henri et, toujours, la furie de Nécrole…
Plus de dix ans après sa première déclaration d’amour à la grammaire, Erik Orsenna ne pouvait conclure qu’en explorant la fabrique des mots. Qui les crée ? D’où viennent-ils ? Comment combinent-ils leurs origines ? A-t-on le droit d’en inventer de nouveaux ? Si l’anglais domine toutes les autres langues, nos mots à nous seront-ils réduits à l’esclavage ? À toutes ces questions, Jeanne répond, une fois de plus, et raconte ses aventures au sein de cette mystérieuse fabrique.


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le début : 
Où les dictionnaires sont incendiés

Méfiez-vous ! Les mots ne sont pas ce qu'on croit : de petits animaux doux et dociles, auxquels il n'arrive jamais rien.
Les mots aiment l'amour. Mais aussi la bataille. Ils se trouvent ainsi mêlés à toutes sortes d'aventures, sentimentales et dangereuses.

Dangereuses pour ceux qui les racontent.
Dangereuses aussi pour ceux qui les écoutent.

Mon petit mot:
 J'avais beaucoup aimé La grammaire est une chanson douce il y a quelques années, testée et approuvée auprès d'enfants de 8-9 ans, avec lesquels jouer à l'usine des phrases et aux mariages des accords avait été un plaisir. J'ai retrouvé le même plaisir du jeu avec les mots, et de l'arrière-plan de la réflexion politique et sociale, autour du pouvoir des mots, de la parole. Ce serait drôle si les liens avec l'actualité n'était hélas pas si forts. Et en prime, il y a les illustrations de Camille Chevrillon pour rêver...
A lire avec des enfants, pour jouer autour de la fabrique des mots, des racines latines, grecques ou des influences arabes ou anglo-saxonnes dans notre langue...  et pour faire réfléchir les grands.


2 commentaires:

  1. C'est un très bon livre, à partager en famille. Bonne soirée

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    1. adapté à tous en effet! Bonne soirée!

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