lundi 4 mars 2013

Valérie Karsenti auteure

Suite à mon premier article consacré à la carrière au théâtre de Valérie Karsenti , de nouveaux lecteurs sont arrivés sur le blog (merci  les statts de provenance), avec des mots-clés de recherche autour de cette comédienne, dont un m'a intrigué "Marie Stuart Karsenti".
 J'ai pensé au départ qu'il s'agissait d'une autre pièce de théâtre à laquelle elle aurait participé et que je n'aurais pas mentionnée. Il s'agit bien d'une pièce de théâtre, mais où Valérie Karsenti n'apparaît pas comme actrice, mais comme auteure.
Une petite recherche plus tard, en particulier ici,  ce ne sont pas une, mais trois pièces de théâtre découvertes, alors je vous fait partager le résultat!
Valérie Karsenti tv  Scènes de Ménage, Maison Close, Les hommes de l'ombre






Après une formation avec Yves Le Moigne, à l'Atelier Blanche Salant et à l'Ecole Nationale Supérieur des Arts et Techniques du Théâtre, Valérie Karsenti joue avec de nombreux metteurs en scène notamment avec Jean-Louis Thamin, Yves Pignot, Yvan Garouel, Anne de Grémont, Stuart Seide, J.F. Prevand.
Elle a interprété le rôle titre dans Colombe mis en scène par Michel Fagadeau à la Comédie des Champs-Elysées et joue au Théâtre La Bruyère Accalmies Passagères mis en scène par Alain Sachs. Elle reçoit une nomination aux Molières de la révélation théâtrale en 1997 pour cette interprétation.
En 2003 : Molière de la révélation Féminine pour UN PETIT JEU SANS CONSEQUENCE

Pour retrouver l'ensemble de ses participations théâtrales comme actrice,
Valérie Karsenti théâtre
 




Pour la télévision, c'est ici: Valeri Karsenti à la télévision
et le cinéma ici Valérie Karsenti cinéma

du côté de l'écriture :

En 1997-98, elle écrit avec Jean-Michel Vier une pièce en trois actes intitulée :
Valérie Karsenti Un petit jeu sans conséquence

Ça tue les mouches dans le corps

(1ère étape de travail menant quelques années plus tard à La Fille de 18h32, voir plus bas)

Dans un village dépeuplé, un couple d'épiciers voit surgir la jeune Mimi qui dit répondre à leur annonce. Une annonce passée il y a vingt ans...
Point de départ de l'histoire, à une époque qui pourrait être la nôtre. La pièce, en tension permanente entre réalisme et fantastique, nous entraîne dans un univers particulier qui pourrait s'apparenter au conte, une sorte de Petit Poucet raconté du point de vue des parents.
Un récit en partie onirique, qui nous parle de l'enfance et de la quête maladroite, mais réelle, des personnages quand les choses sont trop grandes pour eux.
Un voyage intérieur à la rencontre des événements refoulés, de ce que l'on rejette et qui fait toujours retour...

Auteur : Jean-Michel Vier et Valérie Karsenti  Théâtre de Cachan

Valérie Karsenti Un petit jeu sans conséquence


En 2000 adapte avec lui : 

La très excellente, lamentable et tragique histoire de Marie Stuart reine d'Ecosse 

deFriedrich SCHILLER 
  Ecriture: Valérie Karsenti et Jean-Michel Vier,
Tragédie romantique de Friedrich Schiller écrite en 1800, Marie Stuart explore les tréfonds de l'âme humaine au travers de l'affrontement de deux femmes d'exception : Marie Stuart, Reine d'Ecosse et Elisabeth 1ère , Reine d'Angleterre.
Avec leur compagnie, le Liba Théâtre, Jean-Michel Vier et Valérie Karsenti signent une création collective parfaitement décalée où le destin terrible et sublime de ces personnages d'une tragédie romantique est incarné par ceux que l'on croyait être les plus dérisoires d'entre tous : les clowns.
A partir du texte de Schiller, ils nous offrent un spectacle où le burlesque se mêle au tragique et quand burlesque et tragique se mêlent, ne sommes-nous pas au cœur même de ce qu'est un clown ? "Lorsqu'après son entrée en piste, le grand clown Grock allait avec majesté s'asseoir sur un tabouret installé devant son piano, il s'apercevait rituellement que le clavier était trop éloigné. Grock rapprochait alors l'immense piano à queue sans bouger d'un pouce son petit siège. C'est que l'on ne déplace pas un trône…"
Les clowns, comme les enfants obstinés, sont au centre du monde. Ils sont Le Roi, ils sont La Reine. Ce ne sont pas eux qui s'adaptent au monde, c'est le monde qui se doit de s'adapter à eux. Le clown, comme le héros tragique, défie toutes les lois humaines. Il incarne alors ce qui demeure présent au fond de chacun de nous : avoir raison contre tout l'univers… Un tel désir de toute puissance prête à rire, on nous dit bien depuis toujours : "change tes désirs plutôt que l'ordre du monde…" Mais quand Grock, sans ménager ses efforts, rapproche l'immense piano à queue plutôt que son minuscule tabouret, il nous fait rire, certes, et en même temps, il nous émeut…
Les clowns du Liba Théâtre prennent à bras le corps les rois et les reines qu'ils jouent, ils y croient "dur comme fer", et quand les masques tombent, leur métamorphose est achevée : on les croyait grotesques, ils touchent au sublime.
 création au Théâtre de l’Opprimé - janvier 2000
XVIIIèmes Rencontres Charles Dullin, tournée en France 2001/2002  (Théâtre de La Criée à Marseille, Théâtre de Suresnes Jean Vilar, Théâtre Rutebeuf à Clichy, Théâtre de Villeneuve les Maguelonne, Argentan, Lille, …)
 Ecrire un spectacle pour des clowns est notre rêve depuis le début de notre collaboration en 1996. Nous avions le désir d'emprunter les portes ouvertes par le clown sur les sources premières du jeu : énergie vitale, besoin d'être sur scène et d'être aimé, démesure et violence des pulsions. Le véritable clown ordonne le monde autour de lui et, à l'image du héros tragique, défie toutes les lois humaines. De ce sentiment commun de toute-puissance est née l'envie de confronter la folie burlesque du clown au désir de royauté. L'affrontement tragique entre deux reines à l’œuvre dans la romantique Marie Stuart de Schiller offrent aux clowns l'occasion idéale de se mesurer à ce registre. Ils le font à leur façon, choisissant des extraits de la pièce ou inventant des scènes et des personnages. Nous avons voulu conter le récit de la transfiguration de clowns qui réussissent à faire vivre une tragédie pour nous emmener vers un ailleurs que l'on croyait impossible.
Valérie Karsenti et Jean-Michel Vier
Valérie Karsenti Accalmies passagères

La fille de 18 heures 32 de Jean-Michel Vier et Valérie Karsenti

LA FILLE DE 18H32
De Jean-Michel Vier et Valérie Karsenti
Création en résidence au théâtre de Cachan (2006), reprise à l’Etoile du nord (2007)
« Un conte moderne inspiré du "Petit Poucet" qui nous emmène dans un univers onirique et exaltant, à la manière des histoires de notre enfance. Jean-Michel Vier et Valérie Karsenti ont confectionné une pièce magique, véritable odyssée dans l'inconscient.Le quatuor de comédiens est irrésistible et nous embarque avec délice, tant leur folie jubilatoire est communicative » Nicolas Arnstam


Un soir, une fille inconnue entre dans la petite épicerie bar des époux Berthier.
Elle répond à une annonce passée il y a vingt ans, ouvrant la porte d'un monde englouti. Un conte en forme de rêve, paysage avec fête foraine où il est question de désirs, de peurs et de capacité au bonheur.
Comment se croisent les rêves ? L'histoire de la rencontre, ou des retrouvailles, entre Mimi et les Berthier pourrait être une variation sur le conte du Petit Poucet. Un conte en forme de rêve, où ce qui se joue, c'est le regard porté sur l'autre.
Sur qui ouvrons-nous les yeux lorsque nous regardons l'autre ? Comment les rêves prennent-ils possession de nous ? Comment influencent-ils notre regard et fabriquent-ils notre réalité ?
Auteur : Jean-Michel Vier et Valérie Karsenti
Valérie Karsenti Accalmies passagères

Dans l'écriture de scènes de ménages

  difficile de parler de Valérie Karsenti sans évoquer scènes de ménages sur M6:

 Avec son complice Frédéric Bouraly, elle a également été créditée comme auteur de certains sketchs au début de l'aventure de la série Scènes de ménages sur M6. Le duo continue à donner son avis sur l'écriture
"En fait il y a deux choses, il y a la sélection des textes et ceux qui partent en réécriture. Ensuite, avant de tourner, quand on nous donne les textes, avec Frédéric Bouraly, on se voit et on se les lit. Et quand ça ne fonctionne pas, on retravaille sur l'écriture. Ou alors ce qui arrive aussi, c'est que parfois, on improvise sur le plateau. C'est-à-dire que tout d'un coup, une situation nous inspire, et on peut extrapoler autour de la situation, on part de ce qui est écrit et puis on se laisse aller." explique Valérie Karsenti

Valérie Karsenti et F. Bouraly version Liliane et José

"Nous avons la chance de participer à cette aventure. Et la production nous demande notre avis dans l'écriture et la réalisation. Derrière "Scènes de ménages", il y a trente auteurs extraordinaires. Nous en sommes à 1.350 scènes tournées. À chaque fois, on demande aux comédiens ce qu'ils pensent des scènes. Nous lisons 95 sketchs dans la journée et nous les sélectionnons en se demandant s'ils sont drôles ou s'ils correspondent à nos personnages. Certaines fois, nous pouvons demander aux auteurs de retravailler. C'est une mécanique de précision", explique le comédien Frédéric Bouraly.

4 commentaires:

  1. Son nom me disait quelque chose et quand j'ai déroulé ton post, Scènes de ménage(s) a retenti. j'aime son personnage complètement tarée (et le couple qu'elle forme fonctionne à merveille, je trouve)

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    1. c'est grâce à cette série en effet qu'elle s'est fait connaître à la télé après une belle carrière au théâtre! Bonne journée!

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  2. Valérie KARSENTI auteure, je l'ai découverte comédienne, elle a tous les talents !!! Merci encore pour votre blog, que je découvre et qui est une mine de sujets des plus intéressants.

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    1. Et merci à vous pour vos commentaires! Je crois bien du coup que je vais préparer dans les semaines à venir d'autres articles concernant Valérie Karsenti, en poussant l'exploration côté écrans! Bonne soirée!

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