vendredi 30 novembre 2012

Que viva la musica ! Andrés CAICEDO

Que viva la musica ! Andrés CAICEDO
 Traduit par Bernard COHEN
 Août 2012, éditions Belfond
Un livre gagné grâce à un concours organisé par l'éditeur, un grand merci à eux!
http://www.belfond.fr/andres-caicedo/index.html


Présentation
La découverte d'un auteur mythique de la Colombie des années 70, le prolifique Andrés Caicedo, suicidé à 25 ans le jour où il recevait le premier exemplaire de Que viva la musica ! Un roman considéré comme un des chefs-d'oeuvre de la littérature latino-américaine du XXe siècle, pour la première fois traduit en français.
La découverte d'une oeuvre mythique, à l'énergie folle et à la poésie hallucinée, considérée comme l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature latino-américaine du XXe siècle. Véritable ode sensuelle à la musique et à la ville de Calí, temple de la salsa, un roman psychédélique étincelant et désespéré qui restitue l'incroyable effervescence des années 1970.
Le jour où María, petite-bourgeoise de dix-sept ans, sèche son rendez-vous hebdomadaire avec de jeunes marxistes étudiant Le Capital, elle sort du chemin qui était tout tracé pour elle et se jette à la nuit.
Arpentant sa ville de fête en fête, glorieuse, tout au plaisir de la danse, elle se fait grimpante de night-club, amante des enfants perdus du rock et de la salsa, goûte cocaïne, acides, herbe, champignons hallucinogènes et envoie valser le conformisme de son milieu au nom de la jouissance et de la beauté.
Pour vivre vite et surtout ne jamais vieillir, celle qui se surnomme elle-même « la Toute-Vivante » se lance dans une étourdissante quête de tous les plaisirs. Une odyssée endiablée et poétique à la poursuite d'un rêve insaisissable : celui de l'innocence éternelle et absolue.
Fondée en 1536 par les conquistadores espagnols, Santiago de Cali est aujourd’hui la troisième ville de Colombie avec 2,5 millions d’habitants, derrière Bogotá et Medellín. Située à l’ouest du pays, elle est proche de l’océan Pacifique et de l’Equateur. Toute l’oeuvre de Caicedo s’inscrit dans la ville de Cali, qui campe un personnage à part entière.
Dans les nouvelles et les romans de l’auteur, sa vie nocturne, sa musique, sa jeunesse et son énergie se heurtent constamment à la violence, à l’injustice sociale, à l’ennui et à la mélancolie. Les jeunes héros caicediens arpentent inlassablement les rues de Cali comme si elles leur appartenaient et qu’elles étaient leur seule demeure, avec une sensation de liberté grisante, mais dans le même temps semblent tourner en rond comme des prisonniers. Cette ville, qu’il adore et haïe comme une métaphore de la jeunesse colombienne et de lui-même, Caicedo la surnomme « Kali », du nom de la déesse mère hindoue, à la fois protectrice et destructrice. Cali, comme María, l’héroïne de Que viva la música !, incarnent la figure de la femme dévoreuse qui fascine Caicedo, grand lecteur d’Edgar Allan Poe, et qu’on retrouve dans beaucoup de ses nouvelles.

Le début de Que viva la musica!
Je suis blonde. Blondissime. Tellement blonde qu'on me dit: "Ma mignonne, il suffirait que tu fasses voleter tes cheveux sur mon visage pour me délivrer de cette ombre qui me harcèle." Ce n'était pas une ombre, mais la mort qu'il portait sur sa figure, et j'ai eu peur de perdre mon éclat.


Mon avis:
Une lecture surprenante.
J'ai eu du mal à entrer dans cet univers, dans cette langue, la danse, les substances hallucinogènes diverses, la drogue, la violence, le sexe... la vie... Et puis au fil des pages, on s'habitue à ce tourbillon, à cette langue musicale, gros travail de traduction sans doute pour retranscrire cette musicalité... et l'on a envie de prolonger la lecture en puisant dans l'abondante discographie qui l'accompagne.
Une autre vision de la Colombie et de son histoire, la rupture entre les quartiers nord et sud de la ville, l'influence des cultures nord-américaine et latino, on est pendant ces quelques heures de lecture dans un tout autre monde... Une préface et des notes intéressantes.
 


Un livre qui rentre dans le cadre de plusieurs challenge



Challenge lecture Amérique du sud amérique latine



2 commentaires:

  1. Merci pour cette étape colombienne dans ce challenge.

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    1. un peu de soleil et de chaleur, en contrepoint du gris et du froid d'ici, cela fait du bien!

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