jeudi 20 septembre 2012

Turner et La Loire

Joseph Mallord William Turner naît à Londres le 23 avril 1775, au sein d'une famille modeste.
De 1789 à 1793, il suit des cours à la Royal Academy et est l'élève du paysagiste Thomas Malton.
A partir de 1792, Turner entreprend de nombreux voyages. Il réalise alors diverses aquarelles représentant paysages et marines.
En 1807, il devient professeur de perspective à l'Académie.
Marmoutier par Turner dont j'ai déjà parlé

En 1826, il effectue un long voyage à travers la France, remontant la Loire de Nantes à Orléans, carnets de croquis et d'aquarelle en main. Turner réalise alors des représentations de plus des 40 villes et lieux qu'il a parcourus et peint de magnifiques huiles qui seront exposées à la Royal Academy en 1927. Retravaillés dans son atelier à son retour , ces croquis donnent naissance à des œuvres pas toujours très réalistes, mais les lumières autour de la Loire, et certains monuments rendent un magnifique hommage à la vallée de la Loire.
L'arrivée à Tours par la Loire, les tours de Saint-Gatien au loin
















En 1831, un ouvrage reprenant 21 oeuvres sur ce thème et intitulé "Le Tour Annuel de Turner" est publié.
Une exposition "Turner, le voyage sur la Loire" a été consacrée à ce voyage, à la Tate Gallery, à Blois et à Nantes
Le canal entre la Loire et le Cher à Tours
 Le canal de jonction du Cher à la Loire reliait ces deux rivières à l'est de Tours. Long de 2,4km, il fut construit entre 1824 et 1828, au moment du voyage de Turner. Il fut comblé à la fin des années 1960 pour faire place à une portion de l'autoroute A10.


La Loire a inspiré de nombreux artistes, certains  s’attachant plus à la blondeur de bancs de sable, comme
Edouard Débat-Ponsan (1847-1913), d’autres aux tourments du ciel comme Paul Fochet.
 William Turner a consacré de nombreux croquis et gouaches à Tours, représentant largement les ponts, les quais, et traduisant la lumière éphémère et brumeuse des bords de Loire.
Des peintres contemporains ont interprété les impressions de Loire : Olivier Debré évoque la fluidité du fleuve, s’écoulant entre les bancs de sable, Max Ernst a aussi laissé peintures et sculptures lors de ses
séjours à Huismes. « Sa Touraine » est symbolisée par une femme lovée entre le lit de la Loire et celui de l’Indre, elle symbolise le paradis originel. artistes
la cathédrale Saint-Gatien toujours au loin

 Déjà célèbre mais controversé et jugé quelque peu excentrique, Turner s’est rendu en France durant l’été 1826, passant par Dieppe, Cherbourg, le mont Saint-Michel et Brest, avant de gagner Nantes et de remonter la Loire, en bateau ou en voiture à chevaux, jusqu’à Orléans.  Des quais du port de Nantes au château de Blois, en passant par le pont de Beaugency, Turner déploie sa palette : ocres rosés des villes, monuments et châteaux, couleurs animées des scènes de rue, bleus aqueux et aériens des paysages fluviaux baignés d’un jaune solaire diaphane ou perdus dans la brume. Le peintre a remonté la Loire à bord de bateaux à vapeur mais aussi de gabares, ces larges barges à voile qu’il a abondamment peintes et étudiées dans ses carnets de voyage lejournaldesarts
croquis des embarcations sur La Loire par Turner
Toutes les œuvres : http://www.tate.org.uk
une des réalisations finales de Turner

Je connaissais ces paysages de Loire, beaucoup moins ses représentations des villes ligériennes, je reviendrais ensuite sur ses vues de Tours et d'Amboise.

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